La Tour des Anges, Philip Pullman | Relecture

Relecture des Royaumes du NordRelecture du Miroir d’Ambre

Cet article contient (forcément) des spoilers pour qui n’a pas lu A la croisée des mondes.

Sans titre

Après la relative lenteur des voyages au Nord du tome 1, on pénètre avec La Tour des Anges dans un monde qui est, cette fois, le nôtre. Un monde ordinaire sans daemons, où on suit la progression du jeune Will Parry, jusqu’à ce qu’il rencontre Lyra, en passant par hasard par une fenêtre ouverte sur le monde où celle-ci est entrée à la fin du premier livre. Les deux caractères se confrontent, entre ces deux personnages principaux de la trilogie, avant de devenir alliés et amis. Le plus intéressant étant simplement cette cohabitation des deux personnages, là où on pouvait être parfois lassé du chemin solitaire de Lyra. Je fais partie des lecteurs aimant beaucoup Will, et j’ai redécouvert avec plaisir ce personnage, à la relecture. D’autant que celui-ci entre en scène d’une manière assez singulière mais coutumière pour certains héros de Philip Pullman :

Car il ne pouvait plus revenir, maintenant qu’il avait tué quelqu’un.

Si Will fuit en effet notre monde, ce n’est pas pour rien, et pour un garçon si jeune, la profondeur du personnage est immédiatement montré. Son père ayant disparu dans une expédition géographique plusieurs années auparavant, il a dû apprendre à vivre seul avec une mère dérangée et absente, ayant peur de tout. Par conséquent, le jeune garçon est un personnage, par essence, discret, réservé et introverti, mais également volontaire, déterminé, avec davantage le raisonnement d’un adulte, que d’un enfant. C’est en protégeant sa maison qu’il tue quelqu’un par accident, et ce meurtre sera quelque chose qui accompagnera le personnage tout du long : plusieurs fois l’auteur place avec lui la problématique d’être un meurtrier, un combattant par nature, mais ensuite de faire le choix de devenir quelqu’un d’autre. D’autre part, l’abnégation de Will est elle aussi frappante, puisqu’à peine âgé de douze ans, il prend tout de même la décision de laisser sa mère en sûreté pour qu’elle ne tombe pas dans les mains de la police, des hôpitaux ou d’ennemis, et de partir ensuite seul, pour essayer de retrouver son père. C’est avec cette errance qu’il tombe sur une fenêtre menant vers le monde de Cittàgaze, où il rencontre Lyra. Tous deux sont des personnages unis par le même souhait de retrouver quelqu’un.

La rencontre entre Lyra et Will promet quelques étincelles dès le début, puisqu’ils se battent avant de faire davantage connaissance, dans un monde aux aspects italiens et vénitiens, où les adultes semblent avoir disparu et tout abandonné derrière eux. Mais ils se lient peu à peu d’amitié, malgré des caractères opposés : l’introversion calme et réfléchie de Will contrebalance la naïveté et le côté intrépide de Lyra. Un équilibre se fait, qui bride aussi la jeune fille dans sa sauvagerie et ses impulsions. Will permet ainsi à la fois de faire davantage avancer l’histoire, mais également de dévoiler de nouveaux aspects du protagoniste de Lyra, qui ne tarde pas à admirer son nouveau compagnon d’aventures.

Elle avait demandé : « Qui est ce garçon ? Un ami ou un ennemi ? »
L’aléthiomètre répondit : « C’est un meurtrier. »
Lyra se sentit immédiatement soulagée.

Enfant, ce passage m’avait toujours fait bizarre, d’ailleurs…
Et adulte, on redécouvre encore à quel point le personnage de Marisa Coulter est aussi fascinant, qu’assez fou. Cela se développe encore plus dans le troisième tome, mais également dans celui-là, on peine à voir toute la complexité et toute la dangerosité de Mme Coulter. Femme fatale certes, éminemment intelligente et séductrice, mais aussi une leader, une exploratrice, quelqu’un qui se salit les mains, qui n’hésite pas à torturer, une femme qui, dans le milieu de l’Église imaginée par Pullman, s’impose sans peine avec ce magnétisme tantôt glacial, tantôt brûlant, dans un environnement masculin fasciné et effrayé par elle. C’est vraiment l’un des personnages féminins les plus forts qui soient faits dans cet univers, avec un paradoxe de (fausse ?) douceur et d’énergie métallique, destructrice. Car l’auteur ne se prive pas non plus de faire un portrait négatif par la suite, du personnage, tout en mentionnant son amour certes tardif pour Lyra.

-Comment osez-vous me questionner de cette façon ? éructa-t-elle [Mme Coulter]. Comment osez-vous me cacher ce que vous a appris la sorcière ? Et enfin, comment osez-vous soupçonner que je vous cache quelque chose ? Vous pensez que je suis de son côté ? Ou peut-être croyez-vous que je suis du côté de son père ? Peut-être pensez-vous qu’il faudrait me torturer comme la sorcière ? Eh bien, nous sommes tous à vos ordres, votre Eminence. Il vous suffit de claquer des doigts pour me faire écarteler. Vous pourrez chercher la vérité dans chaque morceau de ma chair, vous ne la trouverez pas, car j’ignore tout de cette prophétie, et du reste. Mais j’exige que vous me racontiez ce que vous sachiez. Car il s’agit de mon enfant, ma propre fille, conçue dans le péché et née dans la honte, mais ma fille malgré tout, et vous voulez me priver du droit de savoir !

On ne s’étonne donc pas, finalement, du fait qu’elle et Lord Asriel aient pu suffisamment s’entendre pour être amants (en dépit que Coulter était marié à l’époque) puis pour se séparer, chacun poussé dans une quête de pouvoir différente. C’est au fond ce que ces deux personnages cherchent, et ils le font pourtant de manière totalement opposée. Mme Coulter cherche le pouvoir et la domination au sein de l’Eglise, pas forcément convaincue de toutes les idéologies de celle-ci qu’elle critique assez aisément, mais elle en est un des membres les plus importants et influents. Et l’organisation convient mieux à la noirceur de coeur qui est la sienne. Pour autant, même s’il est présenté de manière plus idéale, le portrait de Lord Asriel n’est pas forcément meilleur. Lui aussi cherche le pouvoir, dans une idée de créer un meilleur monde, sans Autorité certes, mais il ne recule devant aucun moyen pour cela, sacrifiant des hommes, se montrant extrêmement dur et droit, impitoyable également. Asriel est un écho, en quelque sorte, de Lucifer déchu, d’un ange sombre qui veut se défaire du Royaume de Dieu et créer le sien, où les hommes seraient entièrement libres. Et c’est ainsi qu’on voit clairement dans ce deuxième tome, ce qui se prépare depuis le début, et qui sera un des aboutissements du tome 3 :

-Or, je suis convaincu que s’il a renoncé à finalement se rebeller contre l’Église, ce n’est pas parce qu’elle était trop puissante, mais au contraire trop faible pour justifier un tel combat. Je crois qu’il a choisi de mener une bataille plus héroïque. Je crois qu’il prépare une rébellion contre le plus puissant de tous les pouvoirs. Il est parti à la recherche de l’endroit où vit l’Autorité Elle-même, dans l’espoir de La détruire.

(Ou : Bonjour, je m’appelle Philip Pullman, et dans mes romans jeunesse, je parle de tuer Dieu.) On comprend mieux pourquoi l’adaptation cinématographique aurait posé problème de toute façon. D’ailleurs, Pullman est anticlérical dans ses romans : on ne trouve aucun personnage religieux positif, ils sont tous des hypocrites, des tueurs ou des gens obsédés par le pouvoir ou des idées qu’ils savent dépassées. Dans A la croisée des mondes, la religion, et plus largement toute Autorité, n’est pas positive. Seule Mary Malone, personnage de notre monde qu’on découvre dans La Tour des Anges, est quelqu’un de bienfaisant, mais qui a abandonné la vocation de bonne soeur par désillusion. On pourra cependant noter que l’auteur n’est pas contre la spiritualité, avec la Poussière. Et ça n’empêchera pas Pullman d’écrire, dix ans plus tard, Jésus le bon et Christ le vaurien, qui retrace comment le mythe de Jésus a été écrit par son frère Christ, chargé par un ange de relater toute la vie de Jésus. Sans que ce soit critique envers la religion cette fois, ce livre-là interrogera plus sur la retransmission d’un mythe, d’une histoire, de manière très intéressante. Pour en revenir à Lord Asriel, avec cette mission qu’il prend en main, il rappelle ainsi vraiment le Satan du Paradis perdu de Milton ou celui de La tragédie de l’homme, il apparaît certes comme un rebelle, mais un rebelle contre le système en marche, contre ses injustices, dans l’idéal d’un monde plus juste. Et cela ne pousse pas pour autant le lecteur à détester la religion en elle-même, finalement : j’ai commencé à m’y intéresser grâce à cette série de livres.

El Mundo de La Brujula Dorada (10)Ce qu’aurait été Cittàgazze dans les films…

L’un des « charmes » du tome 2 de la trilogie est incontestablement l’apparition des Spectres, silhouettes invisibles errants à Cittàgazze. Inventées par Pullman, ces créatures ne sont pas sans rappeler les Détraqueurs de JK Rowling. Après tout, ces deux types de créatures sont des métaphores de la dépression, et se nourrissent des pensées positives, de la vie des gens qu’ils croisent. La seule différence est que les Spectres ne s’en prennent qu’aux adolescents et adultes, car comme cela était déjà évoqué dans Les Royaumes du Nord, tout vient de la différence entre l’innocence et l’expérience, quand les daemons des enfants se fixent et qu’ils passent ainsi à l’âge adulte, quand ils savent qui ils sont vraiment. C’est cette même thématique qui forme un fil directeur de la saga et qui repose au coeur des interrogations de Pullman. Quand, dans ce tome, Lyra visite un musée, l’aléthiomètre lui signale que la Poussière a commencé à se fixer sur les humains 30 000 ans plus tôt, quand l’homme prend davantage conscience de lui-même, et commence à travailler la matière, à sculpter des objets. C’est la conscience, la connaissance de soi, qui attire la Poussière à ce moment-là pour la première fois dans l’humanité. Et la même chose se répète ensuite quand les enfants atteignent la puberté : plus conscients d’eux-mêmes et du monde, c’est leur ouverture, leur « nouvel » esprit qui attire la Poussière. Poussière, alias matière sombre dans notre monde, qui existe vraiment… C’est aussi là qu’on se rend compte de tout le travail effectué par Pullman pour donner une consistance crédible et raisonnée à ses livres : chaque explication scientifique, théologique, qu’il propose, est étayée de faits scientifiques dans le fond. Cela va de la matière sombre (dont on ne sait pas ce qu’elle est vraiment, en réalité), à l’énergie ambarique remplaçant l’électricité, les zeppelins les avions, la théorie des mondes parallèles, la puberté, la grâce et l’expérience….Les Spectres sont quand même, au final, des apparitions d’horreur. Dévorant l’énergie vitale, invisibles aux enfants, ils sont responsable de la fuite des adultes dans le monde de Cittàgaze, qui ne peuvent survivre trop longtemps au même endroit. Les scènes parsemées dans le livre, où on les aperçoit, ne fait que relater la mort vivante des personnages secondaires, comme des morts-vivants, des gens ayant perdu leur âme, leur conscience, sombrant dans la plus totale indifférence au monde extérieur, à leur entourage, leur famille. Et les Spectres n’ont absolument pas d’autre but que cette faim à assouvir…(entre les scientifiques du premier tome qui séparent l’âme des enfants et ces monstres, il y a compétition.)

-Quand un Spectre attrape un adulte, ce n’est pas beau à voir. Il lui mange toute la vie à l’intérieur en quelques secondes. Au début, quand ils comprennent ce qui se passe, les adultes ont peur, ils hurlent, ils pleurent, ou ils essayent de regarder ailleurs, pour faire comme si ce n’était pas vrai. Mais c’est déjà trop tard. Et personne ne veut s’en approcher pour les aider, ils sont tout seuls. Au bout d’un moment, ils deviennent tout pâles et ils ne bougent plus. Ils sont toujours vivants, mais c’est comme si on les avait dévorés de l’intérieur. Quand on les regarde dans les yeux, on voit l’arrière de leur crâne. C’est tout vide.

-Comme les vampires se nourrissent de sang, les Spectres, eux, se nourrissent de la capacité d’attention des autres. D’un intérêt conscient et informé pour le monde. L’immaturité des enfants a beaucoup moins d’attrait pour eux.
-lls sont donc tout l’opposé de ces monstres de Bolvangar.
-Non, au contraire. Le Conseil d’Oblation et les Spectres d’Indifférence sont, les uns comme les autres, obnubilés par cette vérité qui concerne les êtres humains : l’innocence diffère de l’expérience. Le Conseil d’Oblation redoute et déteste la Poussière, les Spectres, eux, s’en nourrissent, mais tous sont obsédés par la Poussière.

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Esprits pour ce qu’ils sont. Matière pour ce qu’ils font. Esprit et matière ne sont qu’un.

Un autre de mes moments préférés, et que j’ai retrouvé avec plaisir à la relecture, est la discussion entre Mary Malone et la « Poussière » ou plutôt les anges. (Discussion que quelqu’un sur Tumblr a eu la bonne idée de mettre en images, ce qui fait comme un petit rêve réalisé –>) Ces quelques pages ont toujours eu quelque chose de magique pour moi, peut-être parce qu’on approche enfin dans l’histoire, de ce qu’est réellement la Poussière, qu’on entre concrètement en contact avec les anges qui apparaissent dans ce livre, enfin, et aussi pour le fait que Mary (ancienne nonne) se retrouve confrontée à ses croyances perdues, aux conflits de bien et de mal, et qu’on lui révèle sa mission à venir… elle communique avec eux par le biais d’un ordinateur, ce qui explique cette scène si particulière et étrange. Elle reçoit concrètement la mission de « jouer le rôle du serpent » ce qui renvoie à une autre idée dévoilée au fur et à mesure de la lecture : que Lyra est une seconde Ève et qu’elle doit succomber à la tentation sans en avoir conscience. Chose dont l’Autorité ne veut absolument pas, bien entendu, mais que les anges rebelles désirent fortement, et que les sorcières ont prophétisé depuis bien longtemps.

-A quel moment as-tu décidé que tu devais partir à la recherche de ton père ? demanda finalement Lyra.
-Oh, il y a longtemps. Quand j’étais petit, j’imaginais qu’il était prisonnier et que je l’aidais à s’évader. Je m’amusais bien tout seul dans mon coin, pendant plusieurs jours. Ou bien, je l’imaginais sur une île déserte, et je prenais un bateau pour aller le chercher et le ramener à la maison. Il saurait exactement comment faire pour régler les problèmes, surtout celui de ma mère ; grâce à lui, elle irait mieux, il s’occuperait d’elle, et moi j’irais à l’école normalement, j’aurais des amis, j’aurais une mère et un père. Je disais toujours que quand je serais grand, je partirais chercher mon père…et ma mère disait que je reprendrais le flambeau de mon père. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, mais ça me paraissait important.
-Tu n’avais pas d’amis ?
-Comment aurais-je pu en avoir ? répondit Will, surpris par cette question. Des amis… Ils viennent à la maison et ils connaissent tes parents et… Des fois, un garçon de l’école m’invitait chez lui, j’y allais ou je n’y allais pas, mais je ne pouvais jamais lui rendre l’invitation. Conclusion, je n’ai jamais eu vraiment d’amis. J’aurais bien aimé pourtant…
-Et cet homme que tu as tué ? demanda Lyra, en sentant battre son coeur. C’était qui ?
-Je n’en sais rien. Si je l’ai vraiment tué, je m’en fiche. Il le méritait.

Ce paragraphe de conversation entre Lyra et Will résume lui aussi assez bien le caractère du jeune garçon, sa résolution et sa détermination, qui est d’ailleurs souvent comparée à celle de Lord Asriel. Par ailleurs, même les sorcières n’osent pas tellement regarder Will dans les yeux, disant qu’il est fait de la même étoffe que le père de Lyra. On ne peut en effet qu’admirer l’entêtement et la résolution du jeune garçon, qui apparaît tantôt perdu (son but principal reste après tout de retrouver son père, pour qu’il prenne ensuite soin de sa mère), tantôt comme un meneur et quelqu’un de très adulte. Ne serait-ce que lors de son combat pour récupérer le fameux poignard subtil qui donne le titre anglais du livre, où il « tue » encore quelqu’un et se retrouve possesseur du poignard, au prix de deux doigts coupés. Tel sacrifice pour avoir un objet magique aussi puissant est quelque chose de traditionnel en littérature et mythe, puisque le poignard est sans doute l’arme la plus puissante au monde, capable de trancher toutes les matières comme du beurre, et de créer des fenêtres qui ouvrent sur les autres mondes. Les deux enfants sont donc les porteurs de deux objets presque magiques et pourtant expliqués de façon quasiment scientifique par Pullman.

De manière générale, La Tour des Anges est construit de manière beaucoup plus rythmée, avec plus d’action et de dialogues que Les Royaumes du Nord, mais à la manière d’une histoire plus effrénée et plus sombre. L’atmosphère qui s’en dégage est donc très différente, et c’est pourquoi ces deux tomes sont difficilement comparables, et ont tous deux leurs qualités et défauts. Ce deuxième livre a en tout cas un charme particulier, plus sombre, moins merveilleux, plus mature. On comprend alors comment le troisième tome sera encore différent par la suite des deux qui l’ont précédé. Chaque livre apparaît ainsi presque à part, avec son ambiance propre. La fin, également, a toujours été de mes passages préférés, non seulement parce qu’on se rend compte à quel point Will tient à Lyra, parce qu’il rencontre son père, mais aussi parce que c’est l’apparition de deux personnages (déjà dans mes favoris à l’époque de ma première lecture) et que ce sont des anges. L’apparition a alors quelque chose de magique et d’irréel, et c’est sur cette image que se finit le livre. Laissant certes, sur sa faim en attendant de plonger dans le troisième livre…

L’un des deux hommes parla :
-Tu es le garçon qui détient le poignard ? demanda-t-il, et sa voix ressemblait étrangement aux battements d’ailes qui peuplaient le ciel.
Assurément, ce n’était pas un être humain.
-Qui êtes-vous ? demanda Will. Des hommes ou…
-Non, nous ne sommes pas des hommes. Nous sommes des Guetteurs. Bene elim. Dans ton langage, nous sommes des anges.


5 réflexions sur “La Tour des Anges, Philip Pullman | Relecture

  1. J’ai trouvé ton article, très fourni, très intéressant, il éclaire ma lecture de la saga d’un nouveau jour !
    Je viens de lire le deuxième tome, je crois que je l’ai préféré au premier, notamment grâce au duo Will/Lyra que j’ai beaucoup aimé.
    Je suis impressionnée par l’univers créé par Pullman, ces horribles Spectres et toute la signification presque métaphysique sous-jacente à l’histoire, même si j’ai le sentiment de ne pas avoir encore saisi où il voulait nous emmener avec La Poussière. J’attends de lire le tome 3 pour me faire mon avis final !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci énormément ! Ces articles ont été faits il y a longtemps, mais ils reflètent totalement la nouvelle vision qu’on peut avoir des romans de Pullman à l’âge adulte. Moi aussi je préfère la dynamique qui s’instaure entre Will et Lyra, et ce tome 2 a toute une nouvelle saveur grâce à ça. Les Spectres sont effectivement très glaçants, et je les trouve terribles tant en métaphores de la dépression, que par leur naissance dans le monde de Cittagazze. Et l’histoire bouillonne en effet de métaphores métaphysiques, mais tu en sauras plus dans le tome 3, tu verras ! Il est infiniment plus dense et riche.

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