Retour sur la comédie musicale Notre-Dame de Paris (15/04/2017)

Après quelques mois à Paris et des représentations à l’étranger, la nouvelle mouture de la comédie musicale Notre-Dame de Paris (Richard Cocciante et Luc Plamondon) est partie pour une tournée des villes de France, jusqu’à la Suisse et à la Belgique. C’était une occasion de constater l’évolution du spectacle, que j’avais pu voir lors de sa première semaine de représentation à Paris, surtout du côté des interprètes qui connaissent tous bien mieux leur rôle.

Notre Dame de Paris (Richard Charest)

Côté scène

Même si le placement personnel dans la salle était moins avantageux qu’à Paris, et la salle moins équipée au niveau de l’acoustique que celle du Palais des Congrès, cela n’ôte rien au spectacle, ni au ressenti face à la comédie musicale. Au contraire, le recul (tant physique, que figuré, par ailleurs), permet de davantage se rendre compte de la symbolique de la mise en scène minimaliste, ou bien du dynamisme et de l’énergie de la troupe des acrobates et des danseurs.

Ainsi, on admire un peu plus les transparences d’images autorisées par le faux rideau, qui permettent tour à tour de dissimuler l’arrière-plan de la scène, de représenter les vitraux ou les colonnes de la cathédrale, le mot Anankè (correction enfin faite de l’erreur du spectacle de 1998). Cela est encore fort utile lors de certaines chansons : cette semi-opacité dévoile par intermittence des danseurs lors de Déchiré, par exemple, pour illustrer les tourments intérieurs de Phoebus. Elle permet d’afficher une lune brillante, lors de la chanson du même nom, ou encore de représenter le personnage de Frollo par des ombres menaçantes.

Les décors restent avant tout symboliques, plus abstraits que réellement présents, mais ils dessinent l’aura de la cathédrale qui sert de lieu d’action au spectacle. C’est ce qui permet à Notre-Dame de Paris de gagner son intemporalité, tout comme des costumes qui restent neutres au niveau de leur époque, la plupart du temps, bien qu’ils soient adaptés à chaque personnage (et plus beaux que dans la version originale). Le décor sert aussi particulièrement pour illustrer les positions des personnages ou leurs conflits intérieurs. Les colonnes permettent parfois de surélever certains protagonistes, comme une figure d’espérance (durant le Vivre optimiste et idéaliste d’Esmeralda), de sembler les écraser (le combat contre lui-même, dans Tu vas me détruire de Frollo), ou bien de montrer une progression, puis une déchéance. Clopin et Gringoire passent ainsi de la rue, ou du pied de Notre-Dame, à l’intérieur de ses murs, en position de combattants, avant de retourner au sol.

Ces détails, ces mises en scène, permettent tout à la fois l’immersion dans le spectacle, que de prendre conscience de son engagement, qui résonne encore de façon bien juste aujourd’hui, vingt ans après. Ils sont évidemment plus qu’utiles aux personnages, permettent de faire ressortir avec simplicité leur état d’âme.

Troupe de Notre Dame de Paris

Côté personnages et chanteurs

Il serait parfois injuste d’afficher une préférence pour cette nouvelle troupe, car l’ancienne possédait des voix singulières et très puissantes. Pourtant, je préfère sans hésiter ces nouveaux chanteurs (dont un ancien, Daniel Lavoie) qui se laissent davantage aller à leur personnage et permettent au public, par la même occasion, de s’immerger encore plus dans le spectacle. Ce soir-là, il y a également eu la chance d’apercevoir la doublure de Clopin (Jean-Michel Vaubien au lieu de Jay) et celle de Fleur-de-Lys (Idesse au lieu de Alyzée Lalande, mais Idesse la remplace officiellement pour le reste de la tournée).

Tous, évidemment, s’en sont sortis avec brio. Par rapport à mes souvenirs du spectacle au mois de novembre 2016, Hiba Tawaji a paru, ce soir-là, vouloir faire une Esmeralda plus sensuelle, sans être provocante et sans se départir de l’insouciance du personnage, avec succès. Ce parti pris a été d’autant plus pertinent que lors de l’acte II, durant Le procès, La torture et Un Matin tu dansais, elle a fait preuve de bien plus de sauvagerie et de férocité que dans l’acte I, comme on pourrait l’imaginer avec l’Esmeralda farouche de Hugo. Par contraste, Idesse jouait – et chantait – une belle Fleur-de-Lys, à la fois douce et dure.

Jean-Michel Vaubien, bien qu’il fasse plus jeune que Jay, s’en est très bien tiré dans le rôle de Clopin au niveau de la performance vocale. Martin Giroux, comme en novembre, a dévoilé un Phoebus plus nuancé que celui du livre, ou de Patrick Fiori, plus romantique et moins don juan qu’on ne pouvait l’attendre. Richard Charest a été fidèle à lui-même avec une voix magnifique, et un jeu à la fois camarade et insouciant, aussi bien avec le public qu’avec les autres interprètes sur scène.

Enfin, Angelo del Vecchio est véritablement impressionnant en Quasimodo, tant par sa diction (le chanteur est italien et il a interprété le rôle dans sa langue natale, puis en anglais et enfin en français) que par son jeu et l’émotion qu’il y glisse. Il rend son personnage touchant, alors que je ne l’ai jamais véritablement apprécié. Daniel Lavoie, malgré un oubli durant la troisième strophe de Tu vas me détruire, est toujours aussi impressionnant, touchant, éperdu, passant d’un extrême de réserve à un autre de perdition, et avec une voix toujours aussi poignante et magnétique. Il s’est aussi montré, dans cette performance, plus sympathique et plus amical avec Quasimodo.

Il serait injuste d’oublier la troupe des acrobates et des danseurs, plus vifs que jamais, et qui ont été ce soir-là plus investis encore qu’en novembre 2016, exprimant leur agressivité et leur joie par des cris ou des sifflements. Cela permettait au public de davantage les considérer comme des personnages à part entière et de renforcer l’immersion, alors qu’avec le DVD de 1998, beaucoup de cette impression d’énergie se perdait, tout comme le rôle qu’ils jouaient dans le minimalisme symbolique de la pièce.

Notre Dame de Paris (Angelo del Vecchio et Hiba Tawaji)

Côté public

En parlant de public, celui-ci était dans l’ensemble, réceptif et réactif. Il y a d’ailleurs eu un instant de surprise quand la salle s’est mis à applaudir Daniel Lavoie lors de son entrée dans La sorcière, avant même qu’il ne commence à chanter.

Si l’enthousiasme était bien là, on ne peut que déplorer en revanche le manque de respect qui semble se proliférer dans les salles de spectacle, certains n’hésitant pas à manger, ou à utiliser leurs portables durant le spectacle, ou bien encore trop comparer l’enregistrement du DVD à ce qui est vu sur scène, de manière trop puriste pour réellement apprécier le spectacle. Autant pour les artistes que les autres spectateurs, ce n’est guère agréable.

A ce sujet, il est effectivement vrai que des changements de mise en scène ont eu lieu lors de cette tournée. Certains datent de la nouvelle mouture du spectacle : nouveaux costumes plus soignés et élégants, des lits durant Le Val d’Amour, des petits détails permettant de peaufiner la relation entre personnages (Gringoire s’inclinant face à Frollo, dans une relation de maître-élève, par exemple). Mais certaines modifications datent bel et bien de la première « tournée » de Notre-Dame, et du passage du spectacle dans la salle de Mogador en 2001 : Je sens ma vie qui bascule de Frollo devient Si tu pouvais voir en moi de Quasimodo (changement qu’en fan de Frollo, je ne peux approuver). Il y a surtout un changement d’ordre pour quatre chansons de l’acte II, afin de permettre plus de logique et une meilleure entrée en scène des personnages, plus pertinente : on obtient désormais Être prêtre et aimer une femme / Phoebus / Je reviens vers toi / La monture (au lieu de Phoebus / Être prêtre / La monture / Je reviens vers toi). Cette succession avait d’ailleurs été reprise dès la première tournée italienne en 2002, la rendant donc officielle, et non un simple caprice.

Notre Dame de Paris (Daniel Lavoie, Hiba Tawaji, Martin Giroux, Angelo del Vecchio)

Highlights

Notre-Dame de Paris est une comédie musicale magnifique dans l’ensemble ; sur scène, on redécouvre toute la portée symbolique de l’œuvre, son engagement, au-delà des chansons phares les plus connues. On apprécie même davantage certaines chansons qu’on zappe facilement en écoutant le CD.

Pour cette représentation en particulier, les moments forts ont été bel et bien présents. Déchiré, grâce à l’interprétation nuancée de Martin Giroux, devient bien plus touchant et sympathique. Belle, bien entendu, est mythique : ces Trois coeurs d’hommes faits différemment permettent de saisir la vision qu’ont Quasimodo, Frollo et Phoebus d’Esmeralda, qui n’a après tout jamais demandé à être courtisée par ces trois hommes. Quasimodo la voit ainsi inaccessible, céleste, termes soulignés par le fait de voir Esmeralda pensive et hors d’atteinte de sa part, à cet instant. Pour Frollo, qui la voit se laver au-dessus d’un autel (ou d’une source d’eau bénite) de Notre-Dame, on comprend le dilemme entre le fait de la trouver divine et pure, idéale, et également sensuelle. Phoebus, lui, la voit de manière tout à fait sensuelle, au gré des mouvements d’une danse. Le refrain final, où Esmeralda s’allonge en croix, au centre de ces trois hommes chantant autour d’elle, devient ainsi « la croix du genre humain » et une figure de sacrifice face à l’égoïsme de ses trois prétendants.

C’est surtout à l’acte II que le plus d’émotions se sont faites ressentir. A chaque fois, je trouve Florence de plus en plus sublime : jamais on n’aura aussi bien mis en musique et en paroles, une chanson philosophique qui parle d’un changement d’époque significatif, de l’invention de l’imprimerie et de ses bouleversements, un sujet bien terre à terre ! Mais Florence résume parfaitement tout un chapitre de réflexion purement hugolienne. La chanson suivante, Où est-elle, est aussi à chaque fois plus appréciable et plus romantique, rêveuse.

Les tourments de Frollo sont eux aussi toujours parfaitement illustrés, d’autant que Daniel Lavoie interprète avec une justesse et une sensibilité pertinentes, les états d’âme de l’archidiacre. Il se débarrasse de sa lourde cape pour chanter Être prêtre et aimer une femme, durant laquelle il se montre éperdu, désespéré, vibrant, tombant à genoux après avoir déchiré son col romain. Le chanteur est celui qui aura le mieux interprété Frollo et ses différentes facettes, montré à quel point le prêtre de Hugo n’est pas qu’un antagoniste, mais un être trop humain, complexe et déchiré par ses contradictions, avec une profondeur reflétée par la puissance de sa voix. Il en devient encore plus dramatique et pathétique durant Un matin tu dansais, où Hiba Tawaji lui offre une résistance farouche. Le rire machiavélique de Frollo à la fin aura été aussi mémorable…

Enfin, certaines chansons, que je n’apprécie pourtant pas trop d’habitude, fournissent des frissons et font se hérisser. C’est le cas des poignants Que le monde est injuste, Vivre, Les cloches, toutes trois vibrantes d’espoir, de tristesse ou d’émotion. La chanson finale, Danse mon Esmeralda, aura elle aussi été marquante : son dernier mot, « Mourir » a été chanté, voir crié, avec tellement de désespoir et de puissance de la part d’Angelo del Vecchio, qu’il a laissé la salle silencieuse pendant une seconde impressionnante, tant le frisson provoqué par son timbre était grand.

En somme, et bien qu’elle ait désormais presque vingt ans, Notre-Dame de Paris demeure sublime et indémodable, toujours aussi puissante dans ses thèmes et ses chansons magnifiques. S’il y en a la chance, la comédie musicale est véritablement à voir sur scène. Pour un avis croisé sur la représentation du spectacle, je vous invite également à jeter un regard à l’article de Winds in the East.

Sources des images par ordre d’apparition : sud-ouest.fr, purepeople.com, femina.ch et nordéclair.fr


11 réflexions sur “Retour sur la comédie musicale Notre-Dame de Paris (15/04/2017)

  1. Hello ! J’admire tellement ton article, si précis et foisonnant de détails délicieux et justes sur ce spectacle qui fête déjà ses quasi vingt ans d’existence…Quelle chance que tu aies pu le revoir encore une fois lors de la tournée ! Sinon, toujours pas de nouvelles d’un potentiel dvd de ce revival ? Je crains fort de ne pouvoir le voir lors de son passage à Bruxelles… Un dvd me consolerait assez 🙂 Au fait, tant que j’y pense, j’ai déniché une version radiophonique du Fantôme de l’Opéra avec… Alain Cuny, qui campe Erik, évidemment.. Une merveille ! Cela t’intéresse ? (même si j’imagine que oui 😉

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    1. Hello Clelie ! J’espère que tu vas bien !
      Merci pour ton commentaire. Le spectacle était en effet génial, tout simplement. Pour le dvd, pas de date annoncée mais je suis sûre qu’il sortira, ça a été enregistré en 3d même, je pense qu’ils préparent une belle édition. Je sais que l’enregistrement sera projeté au marché de Cannes en mai, et ça m’étonnerait fort qu’ils n’en profitent pas pour se faire de l’argent au niveau commerce, quand tu vois la qualité de cette vidéo de promotion : https://www.youtube.com/watch?v=tPOEgpcJz5Y&feature=youtu.be
      Il y a aussi le CD qui sort le 5 mai et qui pourra te consoler !
      Est-ce avec toi qu’on avait parlé de cette version radiophonique ? J’ai en tout cas entendu parler de cette adaptation du Fantôme avec Alain Cuny, en enrageant qu’elle ne soit disponible nulle part. Tu l’as trouvée par miracle ? 😀 Et bien sûr que cela m’intéresse ! ça doit être superbe.

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      1. Ohlala, merci pour l’info concernant la sortie du cd, je n’avais pas du tout cette date dans mes tablettes ! J’ai hâte de pouvoir apprécier cette nouvelle version, pour toutes les nuances que tu cites dans ton article, mais surtout (ne nous voilons pas la face :)) pour la passion déchirante dont Daniel Lavoie fait preuve dans son interprétation revisitée de Frollo… *soupirs* Merci beaucoup pour le lien vers cette très belle vidéo, d’excellente facture… J’imagine – et j’espère – que le spectacle filmé sortira bientôt ! Pour la version radiophonique du Fantôme, je l’ai trouvée sur le site de l’INA il n’y pas deux semaines. Je crois qu’elle a été mise en disponibilité tout récemment… Je pense bien que nous en avions déjà parlée, et je t’assure qu’elle est tout à fait à la hauteur de notre attente… Alain Cuny dans le rôle du Fantôme, avec sa voix si profonde, si grave, ses accents tour à tour si déchirants et si déments… Il a magnifiquement campé ce personnage qui vit perpétuellement dans les extrêmes. C’est une très belle version ! Je te contacte par mail tout à l’heure 😉

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      2. Daniel Lavoie reste un argument de choc, n’en doutons pas ! Il est tellement doué et superbe dans son interprétation… J’espère autant que toi le dvd sortira bientôt et j’espère qu’ils n’attendront pas la fin de la tournée pour le sortir, car je crois qu’ils seront au Québec et en Russie en 2018, ce qui fait très loiiin.
        J’ai bien reçu ton mail et la version radiophonique, je t’en remercie beaucoup ! Je vais écouter cela ce week-end avec une attention religieuse, je crois bien. Et je te dirai mon avis évidemment ! Merci encore !

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  2. Oui, c’est sûr que se retrouver plus loin permet d’apprécier les efforts faits pour les tableaux. D’ailleurs, ça te permet de revenir sur la signification des choix subtiles de cette mise en scène minimaliste mais abstraite. Pour autant, ce n’est pas comparable à être devant, à voir les expressions faciales des acteurs, avec un son remarquable. Ca c’était totalement immersif. Au risque de nous répéter, oui, le casting est constitué de voix moins uniques à mon sens, mais de personnes qui vivent vraiment le personnage, au contraire de pas mal du premier casting… Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais ça surpasse le DVD de loin. On a des frissons pas comparables, certes dus au fait d’être physiquement présents. Daniel Lavoie est magistral dans Etre prêtre, et fait largement oublier son couac du premier acte. J’aime beaucoup son nouveau Frollo, ce nouveau costume. C’est vrai que dans ses « duels » avec Esmeralda, c’est parfois elle qui semble avoir le dessus, dans cette version, le rendant plus pathétique, au sens étymologique du terme. Au passage, merci pour la pub.

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    1. Ah, mais je suis entièrement d’accord avec toi. De près, c’était totalement immersif et fascinant, à coller des frissons, si vivant…et quel son. Le recul permet seulement une meilleure vue d’ensemble et de prêter davantage attention à la mise en scène. Et je préfère largement ce second casting, à tous points. Sans compter la claque qu’on s’est pris en novembre, en voyant le spectacle pour la première fois, pour le côté minimaliste, les décors, la beauté des chansons et des chorégraphies, le DVD a vraiment mal capturé une bonne partie du spectacle et de son ambiance. Le voir sur scène est une totale redécouverte. Et Frollo est encore plus empreint de nuances et de profondeur tragique, qu’avant. Le costume joue beaucoup, aussi, oui. Il est parfait. Et Esmeralda ressemble plus à celle du livre, plus sauvage et plus farouche. Vivement le CD et le Blu-Ray !

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  3. I can find no fault nor case for argument with what has been written here. For once, the performance has not been picked apart by those who’s own views and opinions do not coincide with the work. Notre Dame de Paris has matured. Times have changed thus we see things differently than in the original production of some 18 years ago. The only member of the cast from the original version, Daniel Lavoie, has brought us an anguished, despairing and tormented Frollo. You can’t hate a man who after years of loving only God, finds himself aroused with the longing for the beautiful and sensual Esmeralda.
    I saw two performances in Marseilles last week, and immediately noticed subtle changes, all of which enhanced the production and performances even more. I wonder, what it will be like in November? Timeless, this is an amazing production that will travel for awhile, perhaps two years? Russian has been waiting with baited breath to see Daniel again, however he will not be there this year as he has other commitments ..I could see this again and agaim.. I already have! I bought the CD and will eventually the DVD.. It’s a keeper.. It’s breathtaking.

    Aimé par 2 personnes

    1. I get the whole idea of what you wrote, I think. I agree with you, the musical has completely matured and in a very good way. Every character is better and better, very nicely sung – especially with Lavoie, of course, who really succeeds to catch the heart and the soul of Frollo. The producers were faithful to the first show and the policital side sounds even stronger. There will be probably still light changes in November or during these two years to come. It’s sad that Russia can’t see Daniel on stage, even if the musical will go there. The CD is a pleasure to listen to. Waiting for the DVD.. Thanks a lot for your comment !

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  4. Yes, the absence of Daniel when Notre Dame de Paris goes to Russia will be a big blow. He’s extraordinarily admired there, and, has often stated just how much he’s enjoyed his times there. The only thing of which I am certain, as certain as anyone can be of anything, is, if another opportunity arises I am sure he will take it! – Until and if this happens, we are fortunate that NDP is traveling Europe, may go to Quebec, and possibly even New York..Although, in my opinion based on the London version those many years ago, English lyrics pale against those in the original French . English simply hasn’t the soul and heart that the romance languages have.
    We shall see. Until then, there’s France, Lebanon this summer, and France again in the fall.

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    1. I remember watching videos from his solo concerts in Russia. Seeing how many flowers he gets, he’s obviously very loved in Russia. That’s so bad he can’t go. But maybe another time ? After all, his career is not finished and he seems to have several projects right now (NDDP, of course, but also a new album with Laurent Guardo, two other poetry or non-poetry books…) Let’s hope for the future then. I’m glad Notre-Dame is traveling again, as the show has, for me, the same potential than les Miserables, and contrary to other French musicals that aren’t so good. You’re right, English lyrics aren’t very good, even if I like some songs in this version. But there is no depth in these lyrics. If it goes to New York, you can keep in mind it may be a French tour, and in this case, like in Asia some years ago, the show will be in French and there will be subtitles. Wait and see for more news !

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