Top 10 des jeux vidéos marquants

Avec F. de l’O., nous avons décidé de vous présenter un top 10 des meilleurs jeux vidéos auxquels nous avions pu jouer. Bien sûr, telle liste subira naturellement une évolution dans le temps, au gré des humeurs et des découvertes ! Mais voici, pour aujourd’hui, les jeux qui m’auront le plus marquée. Ce ne sera ici toutefois pas qu’un top 10 : F. de l’O. dressera le sien, et nous ferons un second article pour commenter les choix de l’autre, après avoir testé les jeux sélectionnés. Et comme gage sympathique, nous choisirons un jeu dans le top 10 de l’autre, afin de le faire en entier ! Alors, bienvenue sur nos tops 10 croisés du jeu vidéo, et bonne découverte !
Je ne cache pas avoir été un peu frustrée en écrivant cette liste, car j’ai d’ores et déjà l’impression qu’elle évoluera vite. Mais c’est le principe des tops…

10. Until Dawn (PS4, 2015)

Premier jeu d’horreur de ce top (et certainement pas le dernier), Until Dawn est un de ces slasher typique des films horrifiques, où un groupe de jeunes amis se retrouve coincé dans un chalet, en pleine montagne. Et de nombreux événements étranges ne tardent pas à se produire…

Until Dawn est un de ces jeux film interactif qu’on vit très intensément lors de leur découverte. Établi en une dizaine de chapitres, les choix de paroles ou d’actions feront que les personnages survivent ou meurent, pris au piège de créatures surnaturelles ou d’ennemis plus ordinaires. Le tout dans une ambiance enneigée, d’autant plus prenante grâce à l’extrême qualité des graphismes et aux réactions reproduites par de véritables acteurs. On se retrouve, en somme, comme dans un véritable film d’horreur où cette fois, c’est nous qui faisons avancer le personnage vers sa perte ou sa survie, selon la vitesse de nos décisions. Et force est de constater que même si ça ne marche qu’une fois, le jeu promet énormément de pression et se révèle vraiment effrayant, se servant aussi de nos propres peurs pour évoluer. Si aucun personnage n’a véritablement ma préférence, leurs différents caractères promettent des réactions variées et proches de nous. Le thème musical du jeu est aussi tout à fait empreint de la fatalité sombre qui règne sur l’histoire. Et je pense que la scène où l’un des antagonistes, masqué tel un clown, poursuit l’une des héroïnes à travers le chalet, restera l’une des plus célèbres du jeu.

9. Resident Evil 7 (PS4, 2017)

Je n’avais jamais eu le (dé)plaisir de connaître l’un des jeux Resident Evil, et c’était donc avec une grande curiosité que j’ai découvert celui-ci. On y incarne un jeune homme à la recherche de sa petite amie, disparue dans une maison en Louisiane. S’y trameront une famille folle, une petite amie devenue bien étrange et des mutants effrayants…

Resident Evil 7, survival horror, marque par sa vue à la première personne, ses graphismes extrêmement réalistes (on peut voir les fissures dans les murs ou les fibres de bois d’une caisse!) et son ambiance pesante, mystérieuse, propice à quelques jump scares. J’ai pris grand plaisir à en explorer la maison et ses alentours, à suivre les rebondissements de l’histoire, à comprendre ce qui se tramait, à frissonner et à avoir peur, surtout que je ne pensais pas pouvoir faire ce jeu seule de bout en bout, étant quand même quelque peu froussarde. L’un de mes passages préférés, outre la maison en Louisiane, a été certainement l’exploration du navire vers la fin du jeu. Je garderai aussi souvenir de ces portes qui mettent plusieurs secondes à s’ouvrir, pour le plaisir de nos nerfs, ou des répliques parfois décalées du protagoniste principal, à la Evil Dead. Et à me balader dans cet univers où tout est détaillé au millimètre près, avec des détails ici et là, en toute beauté : de quoi permettre une immersion totale, avec cette vue à la première personne. Quel soulagement quand on finit le jeu, et qu’on voit enfin la lumière du jour, après la longue nuit d’horreur passée dans cet univers !

8. Silent Hill 4 (PS2, 2004)

Il est difficile parfois de choisir entre les différents opus de la série Silent Hill. J’ai finalement choisi le 4, au détriment du 3, car je me souviens avoir volontairement laissé le jeu en pause à un moment, tant il me faisait peur. Henry se retrouve prisonnier de son propre appartement : la porte est verrouillée par des chaînes. Sa seule sortie consiste en un trou, creusé dans le mur de sa salle de bains, qui l’emmène dans l’Otherworld…

Silent Hill 4 : The Room est peut-être le jeu qui aura le plus exploité les visions d’horreur, dans la série. Certains monstres sont bien malsains, se retrouver piégé chez soi l’est tout autant, mais surtout, quand des fantômes (dont un digne de the Ring) vous poursuivent à Silent Hill, et que votre appartement finit par être hanté de façon aléatoire, cela devient franchement perturbant et anxiogène. L’histoire de The Room est finalement plutôt intéressante, tout comme la façon dont il exploite les concepts de la peur tout en faisant ressortir les thèmes chers à la série : maternité, enfance perdue, rédemption, rituels occultes et sacrifices, et tous les détails glaçants sortis de nulle part, qui font le mystère de la série. Parmi les moments qui me seront restés en tête, il y aura cette vision de la porte d’un appartement entourée de chaînes, et d’où personne ne peut vous entendre ; la rencontre avec le double plus jeune de l’antagoniste de l’épisode ; les apparitions du fantôme Ringesque, et surtout celles qui hantent l’appartement de Henry. Ce dernier n’est toutefois pas le protagoniste le plus remarquable de la série, bien qu’il ait un côté introverti assez attachant, et des réactions parfois un peu trop distantes.

7.  Layers of fear (PS4, 2016)

Layers of fear est un court jeu indépendant, de point and clic, d’exploration, dans la maison d’un peintre. Mais on se rend très vite compte que cette maison est plus qu’étrange, recelant des pièces sans limites, des phénomènes surnaturels, des tableaux défigurés, des présences étranges…Qu’est-on exactement venu faire ici ?

Ce jeu-ci a été une excellente surprise, certes parce que j’y reconnaissais une atmosphère similaire à celle des Silent Hill, mais aussi parce qu’il est très beau graphiquement, dans les détails, et joue sans cesse avec même nos connaissances de l’art et des peintures, avec nos propres sens parfois. Parce qu’il nous emmène dans l’esprit et l’inconscient d’un peintre devenu fou et qui a perdu sa famille. Layers of fear est un petit jeu qui tient du cauchemar, qui a une atmosphère onirique assez saisissante, et dont l’histoire est finalement émouvante et tragique. Certes, le gameplay est limité, puisqu’on reste à juste avancer d’une pièce à l’autre, et à résoudre des petites énigmes, mais on peut avoir tout de même de jolis frissons devant ce jeu, et prendre plaisir à voir comment les développeurs ont créé des décors plus tourmentés et plus saisissants les uns que les autres. Je garderai notamment en mémoire ce salon qui devient soudain sans plafond, laissant place à un abîme inversé vertigineux, ou ces pièces qui se referment sur elles-mêmes sans nous laisser de sortie, en jouant parfois d’illusions optiques. On se prend tour à tour de pitié et de répulsion pour le personnage principal du peintre, ce qui n’est pas une mince affaire !

6. Firewatch (PS4, 2016)

Firewatch est un autre jeu point and clic, où l’on explore cette fois-ci un parc national américain, où le héros a choisi de se rendre pour un travail d’été : surveiller la naissance des feux de forêts. Armé seulement d’un talkie-walkie, il s’en sort pour communiquer avec son mentor, Delilah, une femme à l’esprit ironique et aiguisé… Tous deux vivront, sur cent jours, l’expérience de cette étrange cohabitation à distance, en pleine nature.

Firewatch est un de ces jeux dont le déroulement importe plus que la fin, d’ailleurs décevante pour certains. C’est que le charme du jeu, avec son côté graphique épuré, à la manière de dessins, fait complètement voyager et nous isole nous aussi dans la nature, en suivant les péripéties du héros. Le jeu nous fait avancer surtout avec l’aide de Delilah, avec qui les dialogues permettent de créer une relation complice, amoureuse ou hostile. Et cette écriture est finement faite, ciselée, pour que les deux personnages nous paraissent vivants, avec leur propre caractère, et même très attachants. Il faut dire qu’on a dès le départ un fort attachement pour Henry, car on décide certains de ses choix de vie dans une existence aux complications douloureuses, dans un prologue. Et j’ai véritablement adoré son personnage, dont j’ai fait un homme assez blagueur mais gentil, ainsi que celui de Delilah, qui est très piquante et vivante à la fois. Le tout est accompagné par des musiques souvent tranquilles, qui, avec les décors de forêts qu’on traverse, envahis de lumières colorées, font véritablement office de dépaysement. Au point qu’il devient presque peu gênant de se perdre dans le parc qu’on surveille, puisqu’on vit tout simplement une de ces aventures où le voyage nous fait grandir, évoluer et réfléchir, au point que la destination importe peu. Et cela ne serait pas aussi bien ressenti sans les dialogues entre les deux protagonistes.

5. Tomb Raider : The Angel of Darkness (PC, 2003)

Dans un rayon beaucoup plus nostalgique, mes premiers jeux vidéos étaient les Tomb Raider, que j’avais tous sur PC à une époque. Je ne compte plus les fois où j’ai refait le deuxième opus, ou quand j’ai exploré les pyramides d’Egypte. Mes premiers pas en jeu vidéo, c’est sans doute à Lara Croft que je les dois, et je ne pouvais donc pas oublier d’en parler. Tomb Raider : L’Ange des Ténèbres fut le dernier opus de la première saga Tomb Raider, et le premier volet d’une trilogie avortée, au scénario qui s’annonçait mystique, fouillé et sombre. Lara se retrouvait accusée du meurtre de son mentor, et devait ensuite enquêter sur Eckhardt, un alchimiste immortel, croisant au passage une secte adorant les Nephilim, mi-anges, mi-humains.

Ce jeu de plate-formes était certes très différent des autres Tomb Raider, plus axés sur l’exploration d’endroits exotiques et la recherche d’artefacts. Mais cet épisode a toujours été mon favori, d’abord pour son histoire sombre ; parce qu’il nous faisait voyager de Paris à Prague ; parce qu’il mettait en scène une Lara plus mature, plus vengeresse, plus intéressante psychologiquement après avoir frôlé la mort ; parce qu’il promettait un scénario d’enfer ; parce qu’on y trouvait Kurtis Trent, personnage bâclé (comme le jeu, sorti prématurément à cause de pressions marketing) mais avec un bon potentiel, et que dire de Karel, le Nephilim, sur lequel j’aurais tant aimé savoir plus ? Pour son époque, ce jeu proposait aussi de sacrés beaux décors et de belles lumières, même si le gameplay était en revanche maladroit et buggué. De ce jeu, il me reste certes plusieurs souvenirs, notamment d’errances dans les rues de Paris, au Louvre, du monastère de Strahov à Prague, de méchants qui étaient plutôt pas mal, et d’une Lara que j’adorais et que je n’ai jamais vraiment retrouvée dans les jeux suivants. La fin d’une ère pour cette héroïne. J’ajoute que ce jeu est aussi particulier à mon cœur, car son histoire m’avait donné l’occasion de faire plusieurs fanfictions, et mine de rien, c’était mes premiers pas dans l’écriture aussi. Et puis, ré-entendre le thème principal du jeu me donne toujours quelques frissons nostalgiques et mélancoliques…

4. The Walking Dead Telltale (PS4, 2012)

Dans l’univers de Walking Dead, on suit le cheminement d’un ancien professeur, Lee, et d’une petite fille, Clementine. Mais quand leur groupe s’agrandit, ils comprennent vite que la menace est tout autant intérieure, parmi les humains survivants, qu’extérieure, avec les zombies qui rôdent.

J’ai repris en partie les jeux vidéos avec celui-ci, et il aurait été difficile de ne pas en parler. Avec son graphisme proche des comics, son gameplay de point and clic, The Walking Dead Telltale Series est loin de laisser indifférent. On s’attache à tous les personnages, car tous sont humains, prompts à de mauvaises et bonnes décisions, et on ressent tellement de choses à les côtoyer, à comprendre leur histoire, à devoir faire des choix ou choisir des dialogues qu’on regrette une seconde après, tant les conséquences sont fortes. Jamais un jeu n’aura montré à quel point il est difficile de prendre une décision, et à quel point on doit se contenter, dans un monde post-apocalyptique, de choisir seulement la décision la plus humaine possible, loin du bien, du mal, parfois de la morale. La série a son lot de personnages marquants et écrits avec subtilité, mais j’ai évidemment été particulièrement attachée à Lee, Clementine, et Kenny. Lee qui est simplement un homme bon, droit, juste, protecteur ; Clementine, une jeune fille forcée de grandir trop vite ; et Kenny, qui ressent beaucoup trop d’émotions pour son propre bien et devient déchirant, entre la folie et le regret. Les musiques marquent elles aussi, mais ce sera surtout l’aspect authentique, sincère de l’histoire et des protagonistes qui resteront en tête. Difficile de ne pas verser une larme au moins à la fin de la saison 1.

3. Final Fantasy VIII (PC, 2000)

Au même titre que les Tomb Raider, Final Fantasy VIII a été l’un des premiers jeux vidéos auxquels j’ai pu jouer, et pour quiconque connaît les Final Fantasy, ils ont toujours une petite place à part. En réécouter les musiques (toutes fabuleuses et magnifiques, ou presque) me fait souvent replonger dans mes souvenirs du jeu et des heures passées dans ce RPG, à explorer les continents, à chercher les quêtes secondaires, à continuer l’histoire sur 4 Cds de jeux. Il en fallait quatre pour un jeu aussi long, à l’époque. Dans un univers futuriste mais utilisant encore la magie, Squall Lionheart est un Seed, un mercenaire militaire chargé de lutter contre les forces occultes et les sorcières. Renfermé et solitaire, le jeune homme apprend peu à peu à s’ouvrir aux autres, dans un contexte de luttes militaires, de politique, et d’ascension d’une nouvelle sorcière, Edea.

Comme tous les FF, celui-ci comportait une histoire complexe, laborieuse, dont je ne saisissais pas tout à l’époque. Mais en mélangeant ainsi les histoires d’apprentissage de la vie par le biais de Squall et des autres personnages, la dynastie des sorcières, les thèmes de l’amitié, de l’amour, de la guerre, des familles perdues et séparées, des idéaux, des souvenirs… cela donnait une histoire forte, complexe, fouillée, un grand voyage dont on revenait difficilement. Surtout devant la galerie des personnages charismatiques ou attachants qu’on y trouvait : du taciturne Squall qui apprend à s’ouvrir, surtout au contact de ses amis et de Linoa, une jeune résistante naïve, mais déterminée et franche, à Edea, sorcière énigmatique et charismatique… Linoa a toujours été mon personnage préféré, pour son charme, sa franchise et sa bonté d’âme, son destin tragique. Tous les personnages ont leur intérêt, même si certains sont évidemment plus approfondis que d’autres. C’est un des épisodes mal-aimés de la série, me semble-t-il, et comme les Tomb Raider, je n’y ai pas retouché depuis très longtemps, mais il méritait sa place dans ce top 10.

2. The Witcher 3 (PS4, 2015)

Ce RPG se déroule dans un monde ouvert de fantasy, où Geralt de Riv, un mutant chasseur de monstres, se retrouve affublé de différentes missions, tout en étant à la quête de sa fille adoptive Ciri…

The Witcher 3 : Wild Hunt, y compris avec ses extensions Heart of Stone et Blood & Wine, est sans doute la meilleure expérience de jeu vidéo que j’ai pu faire. Des heures et des heures à parcourir un monde magnifique, en toute liberté, en prenant un malin plaisir à effectuer les dizaines de contrats, quêtes secondaires, avant même les quêtes principales, simplement pour le plaisir de plonger dans un monde soigné, aux multiples détails, aux histoires scénarisées toujours fouillées et souvent passionnantes. Et l’histoire principale n’est pas en reste niveau richesse, nous menant de continent en continent, dans des décors variés et spectaculaires. Certes, The Witcher 3 n’est pas facile à prendre en main, niveau commandes et compréhension de l’inventaire ou des capacités de Geralt. Mais on se laisse entraîner dans cet univers avec émerveillement, en croisant des personnages plus originaux et fascinants les uns que les autres, Geralt en bonne tête, évidemment, qui sous son apparence froide et cynique, est un personnage attachant, au-delà du bien et du mal, sachant que l’ambiguïté et l’entre-deux, les nuances sont présents dans son monde. Et puis je n’oublie pas Yennefer, Ciri, Triss… Beaucoup de quêtes m’ont plu, mais j’ai sans doute une affection particulière pour le dernier DLC, avec l’histoire des sœurs ennemies, dotées de plusieurs clins d’oeils aux contes traditionnels et à la culture française. Et puis le personnage de Syanna est manipulateur, mais classe ! The Witcher 3 est véritablement un univers à part et qu’on ne peut sans doute qu’apprécier, au point même d’aller lire les livres dont le jeu s’est inspiré. Car quand on finit le jeu, c’est sur un clin d’oeil que Geralt nous adresse. Et après avoir passé autant de temps avec lui, à vivre ses aventures, cela m’a bien rendue triste de quitter cet univers fabuleux.

1. Silent Hill 2 (PS2, 2001)

Pour le premier jeu de ce top, autant le dire : Silent Hill 2 est à égalité avec The Witcher 3, et ne lui a pris la place numéro 1 que parce que c’est ce titre qui m’a fait renouer avec le jeu vidéo. Silent Hill 2, c’est la quête de James Sunderland pour retrouver sa femme dans cette ville ; mais son épouse est décédée trois ans auparavant…les monstres ne seront les les seuls démons de cette ville.

Silent Hill 2 est considéré comme l’un des meilleurs survival horror psychologiques, et ce n’est pas pour rien. Son gameplay m’a marquée, car même s’il est maladroit et grossier comme dans tous les Silent Hill, les fins dépendent majoritairement de comment on agit avec James tout au long du jeu, sans qu’on ait conscience des indications qu’on donne. Ensuite, c’est pour son atmosphère, glauque, d’une poésie macabre, pesante, toute en symbolisme, symbolisme de tant de l’esprit de James, de son passé, mais aussi d’autres personnages au passé sombre attirés par cette ville : Angela, Eddie. Tout a une signification dans cette série de jeux, et parfois mise en exposition de façon perturbante, comme le viol d’Angela, les meurtres d’Eddie, la dépression de James, la « présence » de son épouse Mary dans la ville… et cela avec un bourreau qui poursuit James, pour l’inciter à chercher sa rédemption, le célèbre Pyramid Head, et un fantasme, issu de ce qu’il regrette de son épouse, en la personne d’une femme dénommée Maria. On passe tellement d’heures aux côtés de James, à lire des messages mystérieux, à affronter des monstres et des phénomènes inexpliqués, à chercher le fil qui nous guidera dans cette histoire tellement floue, vague et ambiguë, que quand la vérité nous est exposée, ça fait quand même un sacré choc. Sans que cela atténue véritablement l’attachement qu’on a pour James, et c’est probablement l’un des plus forts que j’ai pu ressentir envers un personnage de jeu vidéo. Silent Hill 2 est une expérience vraiment singulière, par son côté horrifique, malsain, dans ses décors de rouille, dans ses dédales. Mais aussi pour l’émotion et l’histoire qu’il propose, pour les images qu’il suggère. Et des images, j’en garde beaucoup, mais s’il devait en rester une seule, ce serait ce moment de vérité, où James apprend enfin la vérité sur lui-même, en visionnant la cassette qu’il a enregistrée de sa femme lors de leur dernier voyage, et avec ses souvenirs qui reviennent. Et où, ironiquement, on est dans le même état de stupeur et d’incrédulité que lui. Quant aux fins, elles sont au final toutes assez poignantes et émouvantes, permettant d’entendre les derniers mots écrits par Mary, à James.

Mentions honorables : Heavy Rain (PS4, 2010) – The Longest Journey/Dreamfall (PC, 1999 & 2006) – Silent Hill P.T. (PS4, 2014) – American McGee’s Alice (PC, 2000)

Parmi les jeux qui auraient pu figurer dans cette liste, quelques mentions honorables ! Heavy Rain, film interactif, pour ses embranchements de choix, de décisions, où chaque action a une conséquence sur une histoire poignante. The Longest Journey/Dreamfall, point & clic, pour la complexité de son histoire, avec un monde technologique parallèle à un monde de fantasy, et pour son héroïne April au caractère bien trompé et à la parole bien acerbe. Silent Hill P.T., car jamais une démo de jeu n’aura été aussi terrifiante, énigmatique, malsaine, et qu’on regrettera toujours l’annulation du dernier Silent Hill qu’on aurait pu avoir. Et enfin, American McGee’s Alice, jeu de plate-formes gore pour son époque, relecture sombre, mature et psychologique d’Alice au pays des merveilles, avec tant de clins d’oeil à l’univers de Carroll…

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4 réflexions sur “Top 10 des jeux vidéos marquants

  1. Je laisse un petit commentaire. Comme toi, je réagirai plus en profondeur à l’article, quand j’aurai (re)testé, et ferai mon article-réponse, je pense.

    Ce n’est pas surprenant de voir autant de jeux d’angoisse. Je les aime bien sûr, même si, ils me tendent trop pour me changer les idées. Until Dawn et Resident Evil 7 en sont un bon exemple. Et je n’ai jamais joué à Silent Hill, à part PT, mais je crains que d’être plus ou moins désarmé va vitre foutre les boules à Baboulinet.

    Je suis un peu surpris de voir Layers of Fears aussi haut. Pour moi, c’est un tout petit jeu indépendant et un peu contemplatif. Mais bon, tu as bien sûr le droit d’y être plus sensible que moi. Idem pour Firewatch, pour le coup, même si le début m’avait vraiment intrigué. D’ailleurs, je me méfie tellement des jeux « contemplatifs » faute d’un meilleur terme, et probablement à tort, que je n’ose pas tester The last guardian, mais il a l’air cool.

    Tomb Raider… Mon père adorait et les avait tous, enfin, plus à l’époque de la PS1 que de la PS2. Du coup, j’ai testé, mais il y a trèèès longtemps. Final 8 c’est aussi pas mal de souvenirs, je connais certains passages par coeur, notamment à cause de mon frère. Perso, je n’en ai fait que le début. Mais je rectifierai ça bientôt.

    C’est pas vraiment surprenant de retrouver The Witcher III et SIlent Hill 2 si haut. Ils sont assez similaires dans tes préférences, un peu comme moi, pour Dragon Age et Witcher.

    Sympa les mentions honorables. Faudra m’expliquer comment faire ce fameux diapo. Ou comment rendre plus joli mon cadre de notation, d’ailleurs, si tu sais.

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    1. Effectivement, les jeux d’angoisse prédominent encore quand je regarde ma collection…mais bon, ça va varier, tout doucement (notamment avec les jeux bizarres. red) Effectivement, il faut quand meme être dans un certain état d’esprit, pour les jeux d’horreur, et même moi je n’y joue parfois pas quand je ne le sens pas. Je te rassure, j’ai aussi parfois un côté Baboulinet qui s’énerve quand il n’a plus d’armes ou de munitions. Mais le côté rétro des jeux d’angoisse, genre Silent Hill, aident à diminuer cette angoisse. J’aime bien les jeux indépendants (enfin, ceux que j’ai testés). Tous ne sont pas marquants, ou seulement par un aspect en particulier. Mais ils ont aussi un effet de coupure entre de longs jeux, et même si c’est contemplatif et qu’il n’y a pas beaucoup d’action dedans, ils misent souvent sur l’émotion. Après, c’est sûr que niveau prix, ça abuse parfois un peu. The Last Guardien ou Shadow of Colossus me tenteraient peut-être, un de ces jours.

      Le côté nostalgie joue quand même beaucoup dans ce top. Mais Tomb Raider, FFVIII, c’est aussi mes premiers jeux vidéos, alors, ça marque, forcément, même si aujourd’hui ça a sûrement bien mal vieilli.

      En ce qui concerne le diapo, la démarche est assez simple :
      -Tu fais ajouter un média comme d’ordinaire pour insérer des images
      -Une fois les images téléchargées, tu cliques sur « créer une galerie » dans le menu à ta gauche (en-dessous de ajouter un média) et tu sélectionnes les images que tu veux mettre en diapo
      -A droite, en bas, tu cliques sur « créer une nouvelle galerie » et tu as alors le choix de plusieurs types de galerie : miniatures, mosaîques, diaporama…c’est ce dernier à utiliser pour le diapo. J’avais déjà utilisé la mosaïque pour illustrer l’article sur Silent Hill 4, c’était pas mal aussi. Et puis juste insérer la galerie pour finir, et regarder l’aperçu que ça donne pour voir si ça te plaît.

      En ce qui concerne la notation en elle-même, je pense que tu pourrais la mettre en valeur au moyen du champ « citation »… à part ça, il serait sans doute possible d’en faire une image reprenant tes critères et en modifiant manuellement les points. Je m’exprime mal, mais par exemple il y a des « graphismes » de notation sur certains blogs littéraires comme ceci : https://petiteplumeblog.files.wordpress.com/2017/04/verdict-mitigc3a9.jpg A part ça, je ne vois pas trop, mais je vais y réfléchir 🙂

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