Tag : Les dix films essentiels

Le but : citer dix films qui ont eu un impact significatif sur vous lors du premier visionnage, que vous l’ayez vu enfant, adolescent ou adulte. Afficher une image, qui ne soit pas l’affiche du film, mais d’une scène-clé essentielle à vos yeux, par exemple. Pas de longue explication, juste le sentiment général qui s’y trouve lié…

Il n’a pas été simple de faire ce tag repris du blog de Clelie, pour la bonne raison que j’ai toujours eu du mal à établir une liste de films préférés. Je tâcherai de les présenter par l’ordre dans lequel je les ai vus, et j’essayerai aussi de vous dire pourquoi j’ai choisi cette image en particulier. Par la même occasion, ça fait un petit top 10 de mes films favoris, chose que je n’ai jamais vraiment pris le temps de faire…

1. Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l’anneau (Peter Jackson) | 2001

En 2001, sortaient Harry Potter à l’école des sorciers, et Le Seigneur des Anneaux. Choisir entre les deux n’est pas évident, mais la Communauté de l’Anneau est l’un des premiers films m’ayant véritablement marquée : je l’ai tant vu que je connaissais les dialogues de la version cinéma par cœur. J’adorais (et adore encore) la retranscription de l’univers, fidèle et empreint de la richesse des livres, les détails gardés, cette sensation de plonger pendant des heures dans un univers immense et passionnant, avec des protagonistes magistraux, une musique emblématique et poignante… Le Seigneur des Anneaux m’a fait rêver, m’a accompagnée pendant des mois, me faisant attendre chaque sortie du film suivant avec impatience. Et il est impossible de ne pas se sentir immergé dans cet univers, par la beauté des décors de Nouvelle-Zélande, les paysages grandioses, par les traces de langage elfiques, par les chansons, par l’interprétation des acteurs. Pour tout cela et pour le symbole de mes lectures, visionnages d’enfance, Le Seigneur des Anneaux m’a vraiment marquée. Et surtout, cette image où les Hobbits se cachent des Nazgûls est pour moi symbolique. Il s’agit du premier danger qui fait basculer l’aventure de Frodon et ses amis vers la noirceur, le plan est simplement magnifique et impressionnant pour avoir réussi à introduire le cavalier noir en entier, avec toute la menace qu’il représente. On retient son souffle avec les quatre Hobbits. Et c’est une transposition littérale d’une des illustrations originales du roman, si ma mémoire est bonne.

2. The Hours (Stephen Daldry) | 2002

The Hours présente une histoire à trois niveaux : l’écriture de Mrs. Dalloway par l’écrivain Virginia Woolf, la lecture de ce même roman 50 ans plus tard par Laura Brown, une femme enceinte et mère de famille, et enfin la préparation d’une réception par Clarissa pour son ami poète atteint du sida. Ce film présente avec beauté, poésie, et tristesse aussi, l’écriture, les liens entre trois femmes différentes, étouffées par ce qu’on attend d’elle, la dépression de Virginia, le rejet de la maternité par Laura, la sensation d’occuper le temps et les heures pour combler un vide dans l’existence, par Clarissa.

Il y a tant de choses dans ce film : une ode à l’écriture, à la littérature, aux vies de femmes, aux difficultés de vivre avec certaines personnes, aux différentes sortes d’amours, aux heures, toujours ces heures qui passent dans une vie et dont on ne sait parfois quoi faire. Il est triste, mélancolique, pesant, mais beau, servi par des acteurs et actrices superbes (Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep, Stephen Dillane, Ed Harris, John C. Reilly…) et par les magnifiques musiques de Philip Glass que je connais aussi par cœur. Quand je l’ai vu, les premières fois, j’étais trop jeune pour saisir toutes les subtilités et tous les thèmes du film, mais il me fascinait quand même. A chaque visionnage, même maintenant, je suis touchée différemment, par d’autre dialogues, d’autres personnages, que la fois d’avant. Mais la première fois, je suis tombée en adoration devant le personnage de Laura Brown, qui se perd dans la lecture du roman de Virgina Woolf, qui est hésitante et ne sait comment agir face à son propre enfant, qui cherche sa propre voie et ce qu’elle veut vraiment de son existence. La scène où elle fait un gâteau avec son fils est empreinte de tendresse et de grâce, reflétant cette hésitation, et en même temps, son amour pour son enfant malgré tout.

3. Le château ambulant (Hayao Miyazaki) | 2004

J’avais déjà vu des Hayao Miyazaki avant le Château Ambulant. Pourtant, c’est ce visionnage (mis pour nous occuper en classe avant les vacances d’été, au collège) qui m’a fait définitivement plonger dans l’univers du réalisateur japonais. Dans un univers de fantasy, Sophie rencontre Hauru, qui le sauve de soldats importuns. Mais une sorcière croit alors que le jeune homme est amoureux d’elle, et la vieillit en femme de 90 ans. Sophie part alors seule, trouvant refuge dans le château de Hauru, magique, qui mène à plusieurs endroits à la fois… Elle va peu à peu s’insérer dans le quotidien du magicien et de son petit apprenti.

Certes, le Château ambulant est sans doute un des films les plus accessibles de Miyazaki (il est d’ailleurs basé sur l’excellent roman Le Château de Hurle de Diana Wynne Jones) mais il a ce côté magique, fantastique, que je ne peux oublier. J’adore toujours le personnage de Hauru, complètement lunatique, tantôt drôle, tantôt charmant, tantôt fou, son côté magicien, cette sensibilité enfouie sous l’insouciance superbe et une apparence de monstre. J’aime aussi ce château qui change d’apparence, la critique sur la guerre, ou encore cette séquence de rêve où Sophie découvre Hauru transformé en monstre. Mais l’instant où je suis tombée amoureuse du film, c’est quand Hauru, au tout début, emmène Sophie dans le ciel pour échapper à des monstres, sur la musique « Stroll through the sky » de Joe Hisaishi. Cette musique, alliée à de fabuleux dessins, fait de cette scène un moment de rêve éveillé…

4. Le Fantôme de l’Opéra (Joel Schumacher) | 2004

Il aurait été bien difficile de ne pas avoir ce film dans ma liste… A Paris, au début du XXe siècle, une jeune chanteuse, Christine Daaé, est l’élève du mystérieux Ange de la Musique. Celui-ci n’est autre que le Fantôme de l’Opéra, un génie de la musique qui rôde dans l’opéra, y faisant régner sa volonté et ses décisions, capable du pire comme du meilleur…

Le Fantôme de l’Opéra est l’adaptation en film de la célèbre comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber. Alors, certes, les acteurs ici ne sont pas tous des chanteurs de comédie musicale, mais ils s’en sortent tout de même bien. Et en dépit de quelques modifications ici et là, ce film est baroque, romantique, gothique…pour peu qu’on aime entendre chanter, il est magique, racontant une histoire d’art, d’amour, tragique, passionnée, comme on peine à en faire maintenant. C’est véritablement une des histoires que j’adore le plus et qui me passionne encore, des années après l’avoir découverte : elle touche à l’art, au chant, à l’opéra, à la beauté sous l’apparence, à un amour purement romantique et pourtant touchant, voire déchirant. Le Fantôme lui-même est un merveilleux personnage, tour à tour calculateur, noir, tourmenté, artiste, généreux, passionné, à multiples visages. Et ce film, presque trop kitsch, est pourtant un régal pour les yeux au niveau des décors, des costumes, de l’atmosphère si prégnante et enchanteresse. J’étais sous le charme du film presque au tout début, quand le noir et blanc avec lequel on commence l’histoire se transforme en couleurs, pour nous permettre de plonger dans le récit. La transition se fait en même temps qu’on dépoussière l’Opéra Garnier, le faisant redevenir vivant et grandiose, avec tous ses splendides détails architecturaux. Un visuel magnifique…

5. Les Visiteurs du Soir (Marcel Carné) | 1942

On part cette fois dans l’époque des films en noir et blanc, dans la lignée de la Belle et la Bête de Jean Cocteau… Les Visiteurs du Soir, alliance entre Jacques Prévert aux dialogues et Marcel Carné à la réalisation, est un conte du Moyen-Âge tout ce qu’il y a de plus romanesque. Gilles et Dominique sont deux émissaires du diable, chargés de séduire Anne et Renaud, qui viennent tout juste de se marier. En se faisant passer pour des ménestrels, ils interviennent dans la vie de ces humains, mais le Diable lui-même finira par s’en mêler.

Les Visiteurs du Soir paraît désuet, simpliste, aujourd’hui. Après tout, c’est un conte. Mais il est un de ces films dont j’ai du mal à me lasser, dont le noir et blanc restauré m’émerveille par sa clarté et sa profondeur, dont les dialogues me charment toujours, aussi vieux soient-ils. Le film est lent, ses effets spéciaux sont dépassés, mais ses acteurs campent leur personnage avec sérieux et beauté à la fois, même si encore une fois maintenant le décalage fait presque rire. Il brasse les thèmes de l’amour qui résiste à tout, les histoires du Bien et du Mal, il présente des acteurs magistraux, dont on retiendra surtout la verve d’Arletty, Jules Berry et Marcel Herrand. C’est aussi un des plus beaux rôles d’Alain Cuny, un de mes acteurs préférés. Enfin, le moment où Gilles et Dominique commencent leur chanson, pour charmer Anne lors du banquet de mariage, est aussi simplement l’instant où le film est entré dans mes favoris…Cette scène est toute simple, et pourtant, dégage un véritable charme (qui est aussi le début des ennuis pour tout le monde dans l’histoire!). Le début d’un conte de fées dans toute sa splendeur.

6. Bright Star (Jane Campion) | 2009

Bright Star est (le biopic?) le récit de la romance entre le poète anglais John Keats et la jeune Fanny Brawne. Basé sur ce qu’on sait de leurs vies et de leur correspondance épistolaire, le film relate leur rencontre, leurs chamailleries, les instants où ils tombent amoureux, jusqu’à la mort de Keats. Le film de Jane Campion est empreint de couleurs, de grâce, de délicatesse, d’une poésie merveilleuse (alors que je ne suis pas très sensible à ce genre). Il est le sentiment même de tomber amoureux pour la première fois, d’un amour adolescent même. Certes, il est parfois lent, et comme il comporte aussi la lecture de plusieurs poèmes, il ne plaira pas à tout le monde. Mais Bright Star est d’une telle beauté, d’une véracité dans les dialogues et les réactions des personnages, qu’il ne peut que séduire. Et il possède une atmosphère, une mise en scène, tout simplement sublimes, avec ses couleurs dominantes, ses paysages d’Angleterre, le reflet d’une époque et des classes sociales. Poétique, avec des acteurs totalement investis dans leur rôle, avec une grâce magique… Parmi d’autres scènes, celle choisie est le moment où Fanny Brawne lit les premières lettres de Keats, au cœur d’un champ de fleurs. L’esthétique est parfaite, voilà tout, et ce n’est qu’un exemple des nombreux plans colorés et en harmonie avec la nature, du film. On se sent plongé dans cette naissance d’un premier amour, de la curiosité de lire cette lettre, son émerveillement, avec elle.

7. Abre los ojos (Alejandro Amenabar) | 1997

Probablement le film le moins connu de cette sélection, Abre los ojos (Ouvre les yeux) est un film espagnol ayant donné naissance au remake Vanilla Sky (beaucoup plus américain et moins subtil). Eduardo est un jeune homme riche, ayant hérité de ses parents, un séducteur vaurien, pas vraiment sympathique. Sa vie bascule quand il a un coup de cœur pour Sofia, mais que son amante Nuria ne l’entend pas de cette manière. Elle provoque un accident de voiture censé les tuer, mais Eduardo survit, défiguré à vie. Débute pour lui une sorte de psychose, obsédé par le désir de retrouver son visage, ne sachant plus où est le réel, le fantasme…

Abre los ojos a une intrigue compliquée à résumer sans spoiler. Mais il s’agit d’un film qui flirte et joue sans cesse avec nos nerfs lors du premier visionnage, où on parvient plus à différencier les réalités imaginées par le personnage. En partant d’un personnage antipathique, celui-ci nous devient plus appréciable au fur et à mesure de sa quête, car nous partageons ses doutes, ses rêves, nous doutons aussi de ses actes et de ce qu’il nous raconte. Le film est orchestré en partie comme une enquête, se permet des références au Fantôme de l’Opéra, de proposer des visions différentes de l’amour, et a une fin qu’on n’attend vraiment pas du tout, à plusieurs interprétations… L’esthétique est sombre, même glauque parfois, pas toujours bien soignée, mais aide l’histoire à nous porter sur les nerfs. Pour toutes ces raisons, c’est un des films m’ayant marquée, m’ayant fait réfléchir sur ses significations, et que j’ai beaucoup regardé… Et il contient ma scène préférée d’un baiser, dans tous les films de cinéma que j’ai pu voir, le plus beau, le plus lumineux, le plus déchirant. (Bon, je n’ai pas trouvé d’image dudit baiser…mais cette image-ci est juste après.)

8. Her (Spike Jonze) | 2013

Her, c’est l’histoire de Theodore (Joaquin Phoenix), dans un futur proche de nous. Il achète et installe une intelligence artificielle, qui se nomme elle-même Samantha (la voix de Scarlett Johansson). D’abord amis, ils tombent amoureux l’un de l’autre et entament une véritable relation.

Je n’ai pas vu Her plusieurs fois, contrairement aux autres films de cette sélection. Tout simplement parce qu’en dépit de son côté science-fiction (pas tant que ça d’ailleurs) il s’agit d’un film qui parle énormément de solitude moderne, d’isolement (à cause du numérique ou non d’ailleurs), de la difficulté à construire un couple, sur la définition de l’amour même, sur la séparation, sur le fait d’être perdu dans sa vie. Il est à la fois très simple, dans sa manière d’aborder des thèmes, dans son écriture, mais aussi douloureux et difficile à voir, selon le spectateur et son état d’esprit. Il possède une esthétique futuriste un peu froide, pourtant ses personnages sont attachants, et même si l’amour entre un homme et une intelligence artificielle est largement accepté… les sujets abordés et esquissés sont humains, proches de nous, et extrêmement sensibles. Ceci dit, il n’apporte ni jugement, ni réponse, ce qui est une bonne chose en soi. Quant à l’image choisie, il s’agit tout simplement du moment où Theodore met en route Samantha, et entame sa relation avec elle. Comme lui, on est méfiant face à cet inconnu, curieux, étonné et fasciné…que le concept marche aussi naturellement dans un film qui aurait pu vite devenir ridicule.

9. Batman Returns (Tim Burton) | 1992

Je pense qu’il n’est pas utile de présenter ce Batman, le défi, bien connu, un classique des années 90… Pourtant, je ne l’ai découvert que vraiment tardivement, pour l’adorer quasiment aussitôt. Gothique, fantastique, adaptation des comics, Batman Returns a son style bien à lui, avec des musiques de Danny Elfman géniales, une ambiance à la Tim Burton poétique et macabre, tout en gardant des scènes d’actions et un récit fluide. Bien sûr, ce sont les personnages qui fascinent ici, avec Batman et ses trois ennemis : Catwoman, le Pingouin et Max Shreck. Tous sont des monstres, des êtres à double face, et c’est bel et bien cet aspect du film (entre autres) qui m’a le plus séduite : le jeu des apparences, des masques. Ce n’est donc pas un hasard si la scène qui m’a le plus marquée est celle de la danse-confession entre Batman et Catwoman, ou Bruce Wayne et Selina Kyle. Ils se rendent compte, sur la magnétique chanson Face to face (aux paroles significatives) qu’ils sont ennemis sous le masque de monstres, mais veulent s’aimer en tant qu’homme et femme. Cette scène est admirable et semble presque la pièce maîtresse du film, car on y trouve à l’apogée le thème de Tim Burton sur le jeu des masques, avec une musique et une mise en scène bien pensée, avec des acteurs parfaits à cet instant. C’est pour moi l’apothéose du film, et en même temps, l’instant qui lui donne beaucoup de son sens, si ce n’est tout.

10. The Greatest Showman (Michael Gracey) | 2017

Il a été difficile de choisir un dixième film : rien de particulier ne me venait à l’esprit, plusieurs possibilités se succédant, de l’arrivée à Poudlard dans Harry Potter à l’école des sorciers ou encore à certaines séquences de La piel que habito. Pour finir ces dix films marquants, je vais terminer sur l’un des derniers coups de cœur cinématographiques : The Greatest Showman. Il relate, en film musical, l’histoire de P.T. Barbum, parti de rien, qui décide de monter le cirque de ses rêves, et se frayera un chemin de plus en plus ambitieux dans la société. Cela faisait longtemps qu’un film ne m’avait pas emportée dès sa première séquence d’ouverture : et dès les premières secondes, avec le logo 20th Century Fox, avec les choeurs de la chanson « The Greatest Show », j’ai été happée, j’ai frissonné, j’ai su que j’allais adorer ce film. Il y a une telle impression de grandeur, d’épique, de spectacle, de magie tout simplement, un véritable spectacle éclatant et virevoltant, à l’image de tout le reste du film. Les secondes suivantes l’ont confirmé, avec ce choeur tout en rythme saccadé, avec la silhouette énigmatique de Hugh Jackman dans l’ombre, avant qu’il ne s’aventure dans la lumière de la scène. Mise en scène sublime au millimètre près, chansons entraînantes et mémorables… du grand spectacle, feel-good en plus, et en chansons. Pour une amatrice de comédies musicales comme moi, il n’en fallait pas plus pour tomber sous le charme.


14 réflexions sur “Tag : Les dix films essentiels

  1. Une bien belle liste !!
    En parlant des Visiteurs du soir de Carné, je suis tombé assez récemment sur un podcast de france culture consacré à ce film, et lecture qu’on peut y trouver sous son apparente simplicité. C’était passionnant. Je te mets le lien – > https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/marcel-carne-et-jacques-prevert-24-les-visiteurs-du-soir-conte-poetique-et-fantastique

    Sinon, si je devais faire un top 10, je crois bien que Her y serait également.

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    1. Merci ! Mais difficile à établir, entre les humeurs/états d’esprit qui changent, et les films qui auraient pu être dedans malgré tout.
      Merci beaucoup pour le lien du podcast ! Je vois que c’est du solide vu les intervenantes (croisées IRL, j’ai été en stage à la maison Jacques Prévert-Fatras quelques mois), je prendrai plaisir à l’écouter, c’est les Visiteurs du Soir :D. Après je sais qu’il y a une symbolique Résistance/Occupation, et aussi une certaine image de la femme moderne par le personnage d’Anne. Mais il y a sûrement bien d’autres aspects que je ne connais pas !
      Oui, Her est vraiment très bien à différents points de vue, mais douloureux. Et en même temps, difficile à classer.

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      1. Tout à fait, je n’aurais pas dit mieux. Douloureux, mais il est apaisant aussi. Ce qui le rend difficile à regarder plusieurs fois.
        J’ai pu écouter le podcast sur les Visiteurs du Soir, rien que ré-entendre des extraits du film ça m’a redonné envie de le revoir ^^ Je n’y pensais pas durant mes visionnages, mais c’est vrai qu’il y a une telle ode à la liberté, au rêve, à l’amour tout-puissant dans ce film… face aux oppresseurs tels que Renaud ou le diable, ou la société simplement…je n’en étais pas aussi consciente, mais là ça donne un sens de lecture supplémentaire au film, et une jolie puissance aussi. Passionnant ! Et j’aime aussi la remarque sur le fait que Dominique demeure une machine, ni heureuse ni malheureuse, du début à la fin. Merci pour cette découverte !

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  2. Bravo pour avoir réussi à faire une sélection ^^

    C’est amusant, très peu de gens parlent de ce Batman comme étant leur préféré. Je l’aime beaucoup aussi, et Face to Face est une chanson que j’adore, elle a été ma sonnerie de portable pendant longtemps ^^

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    1. Merci ! C’est jamais évident de faire des tops..soit on a trop de choix, soit on a juste du mal.
      Personnellement, je n’ai vu les Batman en entier que très tard. J’aime beaucoup le premier car le Joker est quand même génial. Mais j’ai Batman Returns dans mon coeur justement à côté du côté macabre poétique plus prononcé, et des interprétations du trio de méchants. Burton a réussi à leur donner une subtilité, une ambiguïté, un côté mi-monstre mi-humain qui manque dans d’autres adaptations.

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  3. Super cool 😉 …… et pas facile du tout ! C’est tellement subjectif… Si je devais créer une liste, dans le désordre il y aurait : Le château ambulant, A History of Violence, Drive, 12 hommes en colère (l’original bien sûr), The Rules of Attraction, Demain, Quai des Brumes, The Wrestler, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter et les Reliques de la Mort !

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    1. C’est très subjectif, et en plus ça changera selon l’humeur du moment ! C’est vrai que je n’ai vu A history of violence qu’une fois, mais c’était une sacrée claque. Et ça a été dur de ne pas introduire Harry Potter…contente de voir que tu me rejoins pour le Château Ambulant ! Pour tous les autres, malheureusement, je ne les connais pas/ne les ai pas vus. Mais tu as toi aussi ton top 10, finalement 🙂

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  4. Aaaah ! je suis ravie de découvrir ta liste, très poétique, je trouve ! 🙂 Et ravie aussi de découvrir les Visiteurs du Soir, et la photo de cette si emblématique et si magique… « Brûlante, trop brûlante blessure de l’amour… » Ah, j’en ai des frissons rien que d’y penser, et d’ailleurs tu décris tellement bien ce film, avec sa poésie, ses effets tous simples et pourtant si efficaces… Je partage évidemment beaucoup tes avis sur les autres films, du Fantôme à Bright Star (que j’ai visionné grâce à toi, d’ailleurs), en passant par Her et même Batman returns, que j’avais été voir au ciné à sa sortie… Le Batman de Michael Keaton a été pendant très longtemps mon Batman de référence… Et cet opus d’ailleurs est particulièrement beau et sombre… Le personnage campé par Michelle Pfeiffer est tellement intriguant et magnifique… Et que dire du Pingouin de Danny DeVito… ! Tu me donnes très envie de le revoir ! Quant au Château Ambulant, je n’ai jamais tenté beaucoup de Miyazaki, même si j’avais adoré Ponyo sur la falaise… J’ai très envie de m’y intéresser ! Pareil pour The Hours, je sais que tu aimes beaucoup ce film, mais quand je l’ai vu la première fois je l’avais trouvé tellement triste que j’ai même eu du mal de l’achever… Quant à The Greatest showman, je l’ai vu assez récemment et je n’avais pas trop accroché… Mais je pense que je vais retenter, car tu en dis tellement de bien !

    En tout cas, c’est une très belle liste, merci de l’avoir partagée !

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    1. C’est vrai qu’après coup, je me rends compte que pas mal de ces films sont poétiques, ou parlent de poésie, à leur manière..et que quasiment tous les moments-clés sont accompagnés d’une musique particulière, vraiment belle, quand je les ai vus. Ça joue sans doute ! Je ne pouvais pas ne pas mettre les Visiteurs du Soir, que j’ai d’ailleurs envie de revoir..c’est un conte d’antan qui fait du bien. Oui, je trouve le Batman de Keaton est assez attachant, même si ce sont ses ennemis qui ont le plus de classe et d’ambiguïté en eux. Michelle Pfeiffer est sublime en Catwoman et a de sacrées métamorphoses, sans parler du Pingouin, qui est aussi écoeurant que drôle et pathétique par moments…Je trouve qu’avec Max, ce sont trois sortes différents de méchants, très bien campés, et avec profondeur, sans pour autant faire preuve d’un trop grand sérieux parfois.
      J’ai vu Ponyo sur la falaise, je l’avais apprécié au visionnage, mais sans plus. Je pense que le Château ambulant a de grandes chances de te plaire (Hauru est un perso comme ceux que tu apprécies d’ordinaire !) et il est plus accessible que les autres films du réalisateur. Chacun a sa préférence, mais pour moi, les quatre piliers de Miyazaki, c’est Nausicaa de la Vallée du Vent, Princesse de Mononoké, le Château ambulant et le voyage de Chihiro. Ce sont pour moi les quatre plus impressionnants et aux thèmes les plus forts, les plus représentatifs de l’univers du réalisateur. Même si Nausicaa fait très christique et qu’il date un peu, que Mononoke a un côté relativement violent, et que le Voyage de Chihiro, comme le Château ambulant, sont davantage pour les enfants (mais il y a plusieurs niveaux de lectures). Ils ont tous des personnages marquants en tout cas.

      The Hours a en effet la palme du triste et du pessimisme. Il n’est pas à regarder quand on déprime… Pour The Greatest Showman, je suis plus surprise que tu ne l’aies pas trop aimé, mais il y avait sans doute des raisons précises ? Après, tu as aussi le droit de ne pas l’aimer 😛

      Merci à toi pour ce tag aussi !!

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