Nos4a2 | Un anti-conte de Noël à l’influence vampirique

    Nos4a2 (à prononcer Nosferatu) de Joe Hill pourrait être une belle lecture de circonstance pour Halloween. Mais sans doute conviendrait-elle également très bien à la période de Noël, juste pour le plaisir de lire un tel roman fantastique et horrifique pile dans le bon contexte.

Présentation

Publié en 2014 en France, un an après sa sortie américaine, Nos4a2 – qu’on peut aussi trouver orthographié Nosfera2 – est un roman de Joe Hill, l’un des fils de Stephen King. Et rien que le titre vous mettra sur la voie : c’est une histoire de vampires. Ou du moins, pas tant que ça. Ce livre est l’histoire de deux personnages : Victoria « Vic » McQueen, une gamine de huit ans qui, à bicyclette, se découvre le pouvoir d’emprunter un Pont imaginaire, anciennement détruit, pour retrouver des objets perdus, ou des personnes. En face d’elle, on croise Charlie Manx, un vieillard, un homme sans âge, qui kidnappe à bord de sa Rolls Royce des années 40, des enfants, pour les emmener à Christmasland, où ils seront heureux, où Noël a lieu tous les jours. Sur trente ans, on suit alors la vie de l’un et de l’autre, et surtout, leurs rencontres, leurs faces à faces, entre une figure monstrueuse et une héroïne assez paumée.

A l’origine du roman, Joe Hill parle de son aversion pour les chansons traditionnelles et rock and roll de Noël, de son souhait de présenter un Noël arraché au mois de décembre habituel, un Noël éternel, et qui mettrait évidemment le lecteur mal à l’aise. L’auteur mentionne aussi son méchant principal, Charlie Manx, qu’il a choisi d’écrire comme un personnage persuadé d’être un héros, d’agir pour le bien des enfants qu’il enlève. En effet, au cours de la lecture, on ne peut s’empêcher de penser à la fameuse phrase d’Hitchcock : « meilleur est le méchant, meilleur est le film ». Une citation qui convient assez bien à Charlie Manx, même si ce n’est pas par le roman que j’ai découvert en premier le protagoniste, mais par son adaptation en série, sortie durant l’été 2019.

Des personnages d’anti-héros

Nos4a2 a un parti pris bien singulier : non seulement d’avoir un méchant persuadé de faire le bien, mais aussi de présenter des héros qui n’ont pas grand-chose d’héroïque. Vic McQueen, gamine, se sert de son pouvoir pour retrouver des objets perdus, puis, ado, pour retrouver un enfant disparu, enlevé par Charlie Manx. Mais ensuite, commence une longue période où elle se convainc d’avoir imaginé ses histoires de Pont « Le raccourci » qui lui permet d’aller n’importe où, d’avoir même imaginé la nature surnaturelle de son adversaire, qu’elle réduit à un simple kidnappeur d’enfants. Devenue adulte, puis mère, elle pense amèrement que la Vic âgée de huit ans était une meilleure personne qu’elle ne l’est actuellement. Elle est en effet devenue alcoolique ou a été internée plusieurs fois pour son instabilité mentale. Notre protagoniste est donc loin d’être une héroïne modèle, mais plutôt une femme paumée, pathétique, refusant les responsabilités de son pouvoir, détruisant sa vie ou ses relations suite à sa première rencontre avec Charles Manx, ayant énormément de mal à être une bonne mère. Son caractère n’est pas non plus évident, entre culpabilité, colère et cynisme.

Alors, bien que son personnage soit plus agréable dans la première saison de la série, la Vic du roman est une anti-héroïne, pour laquelle on a parfois du mal à ressentir de l’affection, qu’on a envie de mettre face à ses responsabilités, mais pour laquelle on finit par espérer une forme de rédemption.

Vic McQueen à la sortie du Raccourci, face à la bibliothécaire Maggie Leigh et ses lettres de Scrabble.

A ses côtés, on trouve des personnages tels que Lou Carmody ou Maggie Leigh, qui n’ont rien non plus de bien héroïque au premier abord. Lou Carmody est un geek, un fan de comics, un homme taraudé par son surpoids, dont le père l’a rejeté, et qui finit par aider Vic à combattre une première fois Manx. Maggie Leigh, elle, est une bibliothécaire bégayante, dotée du pouvoir d’obtenir des réponses à n’importe quelle question, grâce à ses lettres de Scrabble. Cependant, elle est aussi rejetée par sa famille à cause de son attirance pour les femmes, plus ou moins sans abri et sans personne de fiable dans son entourage. Les parents de Vic ne sont pas plus exemplaires, avec une relation de couple toxique qui a forcément des répercussions sur la vie et le mental de leur fille. Une galerie de portraits cabossés provenant d’ethnies diverses, de personnages abîmés par la vie qui n’ont rien pour eux, qui rappelleront sans aucun doute bien des personnages et des thèmes de l’univers de Stephen King.

« Meilleur est le méchant… »

Ce serait difficile de parler de Nos4a2 sans parler plus en profondeur de Charlie Manx, l’antagoniste principal. Joué dans la série par le très bon Zachary Quinto, l’acteur excelle dans ce rôle de méchant, parfois vieux, parfois jeune, qui se nourrit de la vie – et non du sang – des enfants qu’il emmène à bord de sa Rolls Royce. (Non, je n’ai pas vu Heroes, donc je ne peux pas faire de comparaison avec son autre grand rôle de vilain.) Mais il faut reconnaître le talent de l’acteur dans son interprétation, à la fois inquiétante et élégante, sinistre et souriante, en somme, un méchant comme il fait bien plaisir d’en recroiser, monstrueux certes, mais avec un véritable passé et des motivations derrière lui. Charlie Manx est convaincu de libérer ces enfants d’une famille souvent toxique ou maltraitante ; il est certain de les emmener dans un endroit, Christmasland, où tous leurs traumatismes, leur mal-être, seront effacés, pour ne connaître qu’une joie éternelle. Quel enfant ne rêverait pas que ce soit Noël tous les jours ? D’ailleurs, l’homme a sa propre éthique, considérant l’innocence plus précieuse que tout, et n’ayant aucune pitié pour les adultes, y compris ceux qui le servent, comme Bing Partridge, son associé qui tient une bonne couche de répugnance. Manx se sent investi du devoir de sauver ces enfants, coûte que coûte, et même si pour cela, lors des trajets à bord de sa Rolls Royce, ceux-ci deviennent de plus en plus livides, moins humains, et lui de plus en plus jeune, passant d’un vieillard à un trentenaire. Il incarne le cauchemar des parents à qui on enlève un enfant ; et aussi la version horrifiante du monsieur dont on nous a toujours dit « même s’il t’offre un bonbon, ne monte pas dans sa voiture… »

Le Charlie Manx de la série fait gagner en subtilité et en élégance au personnage du roman ; pour autant – et cela changera peut-être à la deuxième saison prévue pour la série – l’antagoniste du roman est beaucoup moins soft et moins poli. L’ensemble du roman est en effet assez cru et plusieurs scènes ne sont pas faites pour les coeurs sensibles, loin de là : il sait trop bien manier un maillet de manière sanglante. Et si l’on pourrait comprendre et presque adhérer au combat de Manx – rappelons qu’il est persuadé de faire le bien, à sa manière – il est aussi un « homme » ancré dans un temps passé, avec des visions archaïques sur les femmes, une vision du monde d’un autre temps. De quoi le rendre encore plus antipathique, en contraste avec des moments du roman où sa personnalité est intéressante à découvrir, où il montre de l’ironie ou encore son obsession de Christmasland. Pourtant, impossible de le nier : bien des moments les plus savoureux et passionnants du roman, sont ses altercations avec Vic McQueen, témoignant d’à quel point il est un méchant réussi, pour sa capacité à fasciner et révulser à la fois. Comme tout bon vampire, d’ailleurs !

Une relecture des vampires et de Neverland

Une image extraite du comics « Wraith : Welcome to Christmasland/Sans Issue : Bienvenue à Christmasland », préquel au roman.

Nos4a2 est donc une histoire de vampires qui ne comporte pas le moindre vampire, à proprement parler. La plaque de la Rolls Royce de Manx, Nos4a2, est une blague du principal concerné, une fausse piste, bien que le pouvoir surnaturel de Manx, son apparence, ses idéaux d’un autre siècle, le rendent vampirique à bien des égards. Christmasland est un extension de son propre esprit, tout comme le Raccourci est l’extension imaginaire de Vic, un lieu qu’il a construit et forgé lui-même, pour se réfugier d’une certaine réalité et trouver une raison à son existence. Cela ne l’empêche toutefois pas de véritablement drainer la vie de ces enfants, les transformant en quelque chose qui n’a plus rien d’humain. Et cette relecture du mythe des vampires est très intéressante, bien qu’elle emmène le lecteur sur une fausse piste. Le véritable motif maléfique ici, c’est Christmasland, qui perd toute aura bénéfique, devient dérangé et perturbant, et qui a de quoi faire voir cette fête d’une autre manière au lecteur, après-coup.

Christmasland, tant dans la série que dans le roman, m’a aussi frappée par sa vision et son concept, me faisant penser inévitablement au Neverland de Peter Pan. Un endroit où les enfants vivent éternellement heureux, sans adultes (à part un père qui vient les voir de temps en temps), où ils passent leur temps à jouer, où le parc d’attraction et les boutiques de Noël évoluent à leur envie, où ils trouveront toujours de quoi manger et boire. Même durant le trajet de la Rolls Royce jusqu’à Christmasland, les enfants kidnappés deviennent de plus en plus cruels, riant de voir des gens se blesser, ou de pouvoir les tuer. S’ils échappent à des familles maltraitantes, le prix à payer est bien lourd : ne jamais pouvoir quitter Christmasland (de toute façon, ils n’en ont pas envie), ne plus avoir d’âme (mais le processus où ils perdent leur identité est tellement douceâtre). Christmasland a un côté terriblement glaçant et déshumanisé, une autre version d’un pays d’enfants perdus où les enfants sont « joyeux, innocents et sans-coeur ». C’est sans doute une des parties les plus dérangeantes du livre, et également dans la série, cette apparence de bonheur glacé.

« -Vrai. La Rolls Royce le rend jeune et fort. Elle le conserve. En échange, il perd sa capacité à ressentir du regret ou de l’empathie. Voilà de quoi son couteau l’ampute : son humanité. […] Manx ne connaît plus le bonheur. Il ne se souvient que du divertissement. Une notion d’amusement perpétuel, de jeunesse éternelle, grimée sous des oripeaux que seul son esprit demeuré peut concevoir. Son véhicule lui montrant la voie. La souffrance et le malheur fournissent le carburant et lui ouvrent les portes de son paradis. Voilà pourquoi il a besoin d’emmener des gamins avec lui. La Rolls exige ce qu’il n’a plus. Alors il draine les sentiments néfastes des gosses comme un vampire de série B suce le sang de ses victimes.

-Et quand il en a terminé, ce sont des monstres.

-A mon avis, ils restent aussi des enfants. Mais des enfants qui ne comprennent plus rien, excepté l’amusement. Ils sont remodelés selon l’image idéalisée de Manx. Il veut des bambins innocents pour toujours. Cependant l’innocence est très surfaite. Elle conduit les coeurs purs à arracher les ailes des mouches faute de mieux. »

Mais Nos4a2 propose aussi d’autres thématiques intéressantes, que la série explore d’une autre façon. Si avec la Vic du roman, on s’interroge davantage sur la responsabilité d’être parent, la volonté d’être une bonne mère, la série montre plutôt l’héritage familial, la fatalité transmise des parents vers les enfants, ce côté inévitable de reproduire les erreurs des pères et mères, la peur de le faire, également. On trouve aussi l’imaginaire comme fuite de la réalité, au point que certaines personnes comme Vic et Manx s’en servent pour créer des extensions de leur esprit dans le réel ; ou en deviennent folles et finissent par être internées. C’est cependant avec ce même imaginaire qu’ils peuvent décider de bouleverser des vies, en bien ou en mal, de les réparer ou de les détruire.

Un aperçu de l’extension de l’esprit de Charles Manx. Le roman est parcouru d’illustrations, dont certaines ont été reprises directement dans la série.

Conclusion

Si j’ai par moments évoqué les différences de parti pris entre le roman et la série, les deux sont des expériences différentes, toutes deux plaisantes. La série est une très bonne adaptation, honnête et dotée de bonnes qualités. Le roman est, disons-le, plus trash, plus cru et plus violent, la série ayant été édulcorée à certains niveaux. Le livre a aussi parfois un humour assez noir, mais heureusement salvateur pour relever la tension et l’ambiance de l’histoire. D’ailleurs, la série a choisi de condenser deux périodes de la vie de Vic McQueen en une, enfance et adolescence, ce qui laisse supposer que la seconde saison choisira le moment où elle est davantage adulte, à condition que quelques années s’écoulent entre les deux arcs narratifs. La série a également inventé plusieurs personnages, plutôt intelligemment, et choisi de rendre plus sympathique Vic, en la montrant voulant étudier dans une fac d’art, en la rapprochant davantage du spectateur, de la quête d’initiation pour débuter. Manx, également, est vieux jeu dans l’adaptation, mais ça n’est clairement rien à côté du personnage original.

Pour terminer ce déjà long article, si vous appréciez les univers proches de ceux de Stephen King, le fantastique, les histoires de « vampires » ou même les évocations d’un certain Peter Pan, que les bons méchants et que les anti-héros ne vous font pas peur, Nos4a2 est une très bonne lecture. Le roman n’est peut-être pas le plus original dans ses péripéties et son déroulement, mais il l’est dans le traitement atypique des personnages, dans les motifs d’horreur et les scènes glaçantes, et fascinant dans ses altercations entre le Bien et le Mal, entre l’héroïne et son antagoniste. Christmasland est une vision que je ne suis, pour ma part, pas prête d’oublier.


21 réflexions sur “Nos4a2 | Un anti-conte de Noël à l’influence vampirique

  1. C’est l’actrice qui joue la dame de compagnie de Miss Fischer mène l’enquete !!! Je suis choquée ^^’ . Je vais me mater la série ce week end, ce que je n’aime pas trop, car je préfère lire d’abord les romans… Je suis une fan hard core de Joe Hill pour les comics, surtout Locke and Key…

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    1. Je la connaissais de son rôle de Robyn Matthers dans Tomorrow when the war began pour ma part ! Mais je comprends que ça change, moi aussi, j’ai eu du mal à la reconnaître 😛

      Bon visionnage alors ! Je comprends, moi aussi en général je préfère lire le roman ou la bd avant de voir l’adaptation, mais pour le coup, j’étais déjà à deux ou trois épisodes avant de voir qu’il s’agissait d’un roman à la base. J’espère que ça te plaira ! J’ai lu le premier tome de Locke and Key, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de lire la suite. Je suis curieuse de continuer à voir son univers dans les comics. Je me commanderai sans doute le comics prequel à Nos4a2 d’ailleurs.

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  2. Formidable article ! Je ne connaissais absolument pas, mais tu m’as décidément donné envie de m’y mettre. J’aime beaucoup la façon dont tu arrives à parler de l’oeuvre en profondeur sans dévoiler ses aboutissants !

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    1. Je suis heureuse d’avoir pu donner l’envie de lire ou regarder cette histoire ! Et merci pour ton ressenti, c’était justement mon but de parler des grandes thématiques qui parcourent le roman, sans pour autant le spoiler en lui-même. ^^

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  3. Je n’ai vu que l’adaptation mais ton analyse me semble aussi pertinente qu’intéressante. Il est vrai que Joe Hill semble pas mal influencé par son père. Et je regrette que l’adaptation ne se déroule pas sur 30 ans, comme le livre. J’adore quand plusieurs époques entrent en jeu, que cela soit linéaire ou non. Et cela renforce la relation entre les deux ennemis. De plus, le format série s’y serait bien prêté. Cela dit, la série était intéressante à voir, plus pour le rôle de l’antagoniste que les héros, qui sont un peu têtes à claques :p Zachary Quinto est à l’aise dans le genre horrifique entre Heroes et American Horror Story.

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    1. D’un côté, ça me gêne de dire l’influence de son père, histoire qu’il ne soit pas juste un « fils de »… mais je n’ai pas encore assez lu ses romans ou comics pour voir de quelle manière il envisage le fantastique par rapport à son père, pour les différencier sensiblement. Et forcément on sent quand même l’influence. Ça doit être simple d’écrire dans l’ombre d’un père comme ça.
      Oui, j’aurais bien aimé que l’adaptation prenne davantage d’années aussi. Pour les confrontations entre les deux, et pour l’évolution de Vic. Le problème c’est que dans le roman elle trouble et se met un peu à dos le lecteur par le fait d’être une anti-héroïne ; par contre, quand on adapte ça en série, les personnages deviennent vite tête à claques ou un peu insipides comme tu dis. Pas facile d’adapter ce côté pathétique. Je suis ravie que l’adaptation t’ait néanmoins plu (et oui, Zachary Quinto était quand même un bon argument).

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  4. Quel article intéressant ! J’ai vu il y a quelques temps le roman de Joe Hill chez le libraire (sans savoir qu’il s’agissait du fils de S.King…), mais je n’ai pas encore eu l’occasion de tenter la lecture. Tout ce que tu dis, que ce soit sur le roman en lui-même ou l’adaptation en série, est vraiment très intriguant. L’ambivalence de Manx que tu mentionnes m’attire énormément, et me fait beaucoup penser à cette citation bien connue « Every villain is the hero of his own story »… Tous les bons antagonistes sont persuadés d’agir selon une série de valeurs (qui leur sont propres), comme Manx qui apparemment, se considère comme le saveur de ces enfants issus de contextes difficiles (on dira au départ que l’idée était plutôt louable), après le fait qu’il aspire leur énergie vitale pour s’en nourrir, les déshumanisant complètement (les remodelant à son image, sans doute ?), est une autre affaire… D’ailleurs, tant qu’à parler de ces « nouveaux types » de vampires, qui ont plus une action psychologique sur leurs victimes, sont de plus en plus évoqués, me semble-t-il, dans la littérature. J’ai commencé le roman victorien « Le sang du vampire » de Florence Marryat, qui traite de ce sujet, et le roman YA « Vampyre », de Lorris Murail, qui se base également sur ce concept. Et le résultat de leurs actions n’est pas forcément plus reluisant que celui des vampires plus « traditionnels »… Enfin, voilà encore une série à mettre sur ma PAV… J’attends la sortie de la saison 4 de The Man in the High Castle pour réactiver mon abonnement amazon prime, et je me mets à cette adaptation dans la foulée !
    Encore merci pour cette chronique très intéressante et le conseil lecture / visionnage !

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    1. Je connais Joe Hill pour avoir lu un de ses comics, et je savais qu’il avait écrit des romans (« Horns »/ Cornes avec Daniel Radcliffe est d’ailleurs adapté de l’un de ses premiers romans) et dès qu’on fouine un peu, on finit par découvrir que son pseudo cache la famille King…^^
      Tu as tout à fait raison sur cette citation, et comme elle s’adapte bien à Manx, définitivement persuadé d’être un héros et d’agir dans son bon droit, sur une éthique tout à fait justifiable. C’est cette ambivalence et dualité qui sont très intéressantes ! C’est difficile de qualifier les enfants qu’il enlève, ce qu’il laisse, c’est vraiment un mélange entre les enfants perdus de Peter Pan, et des vampires, des êtres bien cruels et sanguinaires aussi.
      Tu me diras ton avis sur Le sang du vampire, que je ne connais pas du tout ! Pas plus que le roman de Lorris Murail d’ailleurs. Mais sans doute que cela correspond à une sorte de modernisation de la créature, tout en gardant son même effet monstrueux, ou détruisant ses victimes…C’est le sang qui amène la vie, et c’est la vie qui est drainée, après tout. J’espère que la série te plaira (mais il y a de grandes chances que tu apprécies beaucoup l’antagoniste, je n’en doute pas !) 🙂

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  5. Je suis actuellement dans la lecture du Comics Sans issue bienvenue a Christmasland.

    Et pour moi dans cette histoire, le vampire c’est la voiture. D’où sa plaque Nosfera2.

    Charlie Manx explique à une petite fille assise sur la banquette arrière:

    « comme de juste, tout véhicule exige un carburant. Il faut lui céder une part de soi pour lui permettre d’avancer. »
    « Mes filles et moi lui avons offert notre chagrin, nos peines et nos regrets. Exactement comme toi, aujourd’hui. Tu nourris la Wraith et partages mon rêve, m’aidant ainsi à lui donner réalité. »

    Quelques pages avant, on a l’explication sur la Wraith lors de son achat par Charlie. Ses premiers propriétaires sont mort asfixier aux gaz d’échappement, mais la voiture n’a pas de soucis technique.

    Charlie perd ensuite la raison lord d’un voyage familial à bord de la Wraith, et semble posséder par la voiture qui l’utilise, à travers ses filles devenue des monstres, pour l’inciter à imaginer/créer Christmasland.

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    1. Bonjour Laura, merci de ton retour sur ce comics qui m’intrigue de plus en plus du coup ! Oui, en effet, le vrai vampire, c’est la voiture, c’est elle qui draine l’énergie, c’est elle qui nourrit Manx. Le comics semble donc se pencher sur l’origine de la voiture et de la naissance de Manx en tant qu’antagoniste surnaturel ? Ça doit être hyper intéressant, même si aussi très tragique vu la fin que tu décris…. ça me donne très envie de lire cette BD !

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      1. Oui la psychologie du personnage est développée dans le comics (enfance, mariage, la première transformation/ »vampirisation » et l’origine de Christmasland). Charlie pense vraiment sauver les enfants. (Il ne veut pas qu’ils leur arrivent ce qu’il a subit…)

        C’est est aussi très intéressant au niveau graphiques. Et l’histoire dans l’histoire est belle et mélancolique. (L’amour d’un père est éternel)

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      2. Ça me donne vraiment envie de découvrir le comics ! Merci beaucoup pour ce retour. C’est un peu ce qui manque au roman et à la série, même si on a déjà quelques explications : les origines de Charlie, de la Wraith. Et ça montre à quel point le personnage a été travaillé pour avoir un vrai passé et de sacrées motivations. C’est ce qui le rend passionnant. Les graphismes me font un peu peur, mais je supporterai, surtout si l’histoire est aussi touchante ! Merci encore !

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  6. Je ne suis pas fan des bd comics (sauf si coup de cœur artistique, Dans la tête de Sherlock Holmes, elle est juste waouh cette bd!)

    Pour Sans issue, les dessins me faisaient peur. Mais Charlie Manx t’embarque dans l’histoire dès la première page. Avec les images comme si tu étaits assis dans la Roll-Royce, il parle comme si il s’adressait à toi et t’embarque dans son passé. (Vraiment surprenant comme notre imagination peut fonctionner même avec des images)

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    1. Dans la tête de Sherlock Holmes m’intrigue beaucoup d’ailleurs ! Je vais essayer de la feuilleter la prochaine fois que je la vois en librairie…

      Oui, je pense que Joe Hill a dû choisir un illustrateur qui correspond bien à son style d’écriture. Surtout que Nos4a2 est quand même assez trash ! Ton avis me donne encore plus envie de découvrir le comics.

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