Un détour en séries

Le confinement m’ayant donné l’occasion de rattraper du retard sur les séries que je regardais ou bien d’en découvrir de nouvelles, voici quelques critiques sur les dernières que j’ai pu visionner, outre l’excellent et énigmatique Tales from the loop.

A Christmas Carol

A Christmas Carol est l’adaptation du fameux Conte de Noël de Charles Dickens, proposée en 2019 par la BBC en une mini-série de trois épisodes. Ce n’est pas la première ni la dernière transposition de cette histoire à l’écran. Scrooge, un homme d’affaires véreux, obsédé par l’argent et dénué de toute humanité, se voit visité par les fantômes de Noël de son passé, de son présent et de son futur, pour tenter de retrouver altruisme et sensibilité.

Je ne me souviens honnêtement pas très bien du conte de Dickens, lu pourtant il y a deux ans tout au plus, et je ne pense pas avoir vu une seule adaptation complète de cette histoire. Pourtant, cette mini-série m’a véritablement séduite avec son atmosphère sinistre et enfumée, empreinte d’un charme quasiment gothique ! Tout d’abord, les décors et l’atmosphère sont superbes, tout comme la photographie générale des trois épisodes. Londres est aussi victorienne, pauvre et sombre qu’elle devrait l’être ; et les diverses scènes menant Scrooge dans ses souvenirs, que ce soit à la mine, au pensionnat ou ailleurs, sont splendides. Il y a un vrai cachet dans cette série, profondément sombre et grise dans l’ambiance, renforcé par l’excellent jeu des acteurs, à commencer par celui de Guy Pearce dans le rôle de Scrooge. Il excelle dans un rôle terriblement antipathique et froid, se posant comme un homme cherchant à quantifier la volonté humaine en terme d’argent et de dettes, absolument dépourvu de sensibilité et d’empathie pour les autres. Totalement indifférent aux autres, fermé et incapable de sourire, l’acteur est simplement parfait dans le rôle. Les autres interprètes sont loin d’être en retrait, tous justes dans leur jeu, qu’il soit humain ou spectral.

Mais ce n’est pas la seule qualité de la série. Elle ajoute des détails au récit de Dickens, essayant d’expliquer comment un homme tel que lui a pu devenir aussi terrible et insensible. Et cette tentative de compréhension demeure simplement une autre manière de voir le personnage : pas de justifier son abominable caractère ou son manque de sensibilité, bien au contraire. La série tient cet équilibre très justement, proposant des scènes parfois éclatantes, souvent dures, forçant Scrooge à se regarder en face, à affronter les fantômes de son passé ou l’insensibilité de ses propres actions. Le tout dans une atmosphère qui flirte délicieusement avec l’onirique et le fantastique. A vrai dire, le seul reproche que j’ai à donner à la série, c’est le temps que prend son premier épisode pour tout mettre en place et qui pourrait décourager, alors que les deux autres sont plus rythmés et deviennent des merveilles.

Death and Nightingale

Une autre mini-série de la BBC en trois épisodes, là aussi terriblement poisseuse et prégnante par son ambiance. Dans une Irlande déchirée par les conflits de religion, Beth Winters, une jeune femme de 23 ans, travaille dans la demeure et ferme héritée de sa mère décédée. Elle essaye tant bien que mal d’échapper à l’emprise de son beau-père, Billy, et espère trouver aide et refuge auprès de Liam, l’un des travailleurs de la ferme…

Cette série, dont je dois la découverte à Clelie, est basée là encore sur un roman, Ode Funèbre de Eugene McCabe. Lente dans son ambiance et ses actions – il n’est pas rare que l’héroïne ait des monologues intérieurs – la série pose un cadre presque toxique, étouffant dans ses relations entre les personnages. Billy est dévasté par la mort de sa femme ; alcoolique, il retrouve bien trop le reflet de son épouse dans le visage de sa belle-fille. Et si Liam est un refuge pour Beth, est-il vraiment aussi honnête qu’il en a l’air ? Beth elle-même, est un personnage terriblement ambivalent, rêvant de la mort de son beau-père et pourtant, l’adorant et l’admirant. Elle est tout autant mue par le désir de rester sur les terres de son enfance, dans une nature qu’elle vénère, que par son souhait d’évasion de la société irlandaise.

En fait, chaque protagoniste est terriblement trouble, les scènes les faisant voir sous des humeurs différentes, si bien qu’il est difficile de savoir quoi penser d’eux, ni même de savoir à quoi doit aller l’empathie et l’affection lors du visionnage. Ils sont chacun si tourmentés, si obsédés par leurs démons et leurs désirs, que leurs limites et leurs véritables intentions en deviennent troubles, emplis de faux-semblants. Et en cela, cela reflète bien le roman, où Beth est notamment capable de pensées noires et destructrices, après une conversation extrêmement banale ! Death & Nightingale ne plaira assurément pas à tout le monde, mais c’est une série dont les personnages aiment jouer sur l’ambigu, sur une sorte d’auto-destruction dont ils sont incapables de se défaire. Les trois acteurs sont on ne peut mieux choisis pour de tels rôles : Ann Skelly, Jamie Dornan et Matthew Rhys, ce dernier ayant toujours excellé dans les rôles à double visage, partagés entre humanité et folie.

Feel Good


Encore une mini-série, cette fois en six épisodes d’une trentaine de minutes, produite par Mae Martin, comédienne de stand-up, en s’inspirant partiellement de sa vie. On y suit Mae, une… humoriste de stand-up canadienne exilée au Royaume-Uni, désirant y poursuivre sa carrière. Elle débute alors une histoire d’amour avec George : si Mae doit affronter son ancien passé de toxicomane, George, hétérosexuelle jusque-là, doit apprendre à assumer ce couple et sa différence.

Six épisodes de trente minutes, c’est peu pour cette histoire, mais c’est aussi le format propre à la comédie. Et Feel Good, comme son titre l’indique, se veut comédie plus que drame, assumant d’avoir un ton léger tout en proposant des thématiques matures et contemporaines. Je me suis personnellement peu attachée aux personnages, même si on ne peut que souligner le fait que Mae ne soit jamais étiquetée, volontairement androgyne dans son apparence et peut-être non-binaire, à l’instar de l’actrice. Certains thèmes abordés par George, comme le coming-out, le fait de garder le secret sur son couple, la difficulté à l’annoncer au monde, sont plutôt bien traités. Le décalage qui existe dans le couple, entre une femme ayant toujours été queer, et une autre qui ne tente peut-être qu’une expérience basée sur un coup de foudre, est aussi bien vu.

Feel Good est une série bel et bien queer, contemporaine dans sa façon de parler de ce sujet et d’écrire ses personnages, mais l’histoire ne m’a semblé décoller et prendre véritablement son essor qu’au bout de quatre épisodes… et ensuite, c’était déjà terminé, pour une série dont la seule saison peut parfaitement se suffire à elle-même. C’est dommage, car ce type d’histoires se posant directement dans le milieu LGBT et avec des personnages assumant de l’être est encore trop rare, et Queer as folk a parfaitement démontré qu’on peut allier comédie et maturité à la fois. Mais il faut aussi admettre que aucune série LGBT+ ne m’a autant convaincue que Queer as folk, qui a déjà vingt ans.

Gotham, saison 5

Gotham, au cours de cinq saisons produites par la Fox, retrace le parcours de Bruce Wayne pour devenir le futur Batman, s’attardant sur son évolution après la mort de ses parents. Autour de lui, gravitent bien des personnages emblématiques comme l’inspecteur Jim Gordon, les futurs Penguin, Catwoman, Homme-Mystère, Poison Ivy, Joker…

Il me restait la dernière saison de Gotham à découvrir, sortie début 2019. Je l’appréhendais un peu, car après trois saisons brillantes, la quatrième est un peu partie en vrille dans des directions différentes, incapable notamment d’écrire la plupart des personnages féminins avec justesse ou de donner la bonne direction à certains protagonistes. J’ai tout de même regardé avec grand plaisir la dernière saison, et je dois même dire que je l’ai dévorée en trois jours. Malgré toutes ses imperfections (intrigues virevoltantes, résurrections de protagonistes, héroïnes parfois mal écrites), Gotham a tenté de ré-imaginer le passé des ennemis de Batman, de revisiter l’apprentissage de Bruce, d’explorer la ville de Gotham avant qu’elle soit la Gotham que nous connaissons. Elle l’a fait en jouant de nombreux clins d’oeil aux comics (d’où les résurrections soudaines de personnages), aux films de Burton notamment (costumes du Pingouin et de l’Homme-Mystère, coiffure de Catwoman…). Elle s’est permis de nouvelles visions des personnages (comme Alfred, qui est superbement écrit), ou de créer même de nouvelles origines, scientifiques ou fantastiques, aux ennemis iconiques comme le Joker, tout en ayant un profond amour et respect pour ce qui a été imaginé précédemment. Ce respect se ressent par les nombreuses références en dépit des libertés prises, par les différents tons donnés à la série : réalisme, gothique et extravagance, en un équilibre délicat et parfois mal dosé. Oui, c’est parfois surréaliste ; oui, parfois, on grince un peu des dents devant la suspension de l’incrédulité que la série nous demande dans son propre univers, ou devant les facilités scénaristiques.

https://tv-fanatic-res.cloudinary.com/iu/s--7tpQgcM3--/f_auto,q_auto/v1554825899/trio-of-troubleEt la saison 5 n’y échappe pas. Il y a du très bon comme du moyen : certains personnages n’ont plus de véritable évolution, Jim Gordon et Bruce sont parfois tête-à-claques, et les personnages féminins, à part Catwoman et Poison Ivy, sont quasiment toujours irritants. Mais la série est presque un plaisir coupable, tant les acteurs se donnent dans leur rôle (notamment pour le Pingouin et l’Homme-Mystère), tant certains plans demeurent magnifiques avec parfois peu de choses, tant certaines relations, comme celle de Bruce et Alfred, sont réussies. La saison 5 rattrape un peu la 4, et termine de boucler certains axes narratifs tout en étant très ouverte, puisque la suite concerne le véritable Batman. Elle conclut la série autant qu’elle l’a pu, offrant une dernière occasion de voir des personnages qu’on a appris à adorer ou détester au fil des saisons. Certains protagonistes sont remarquablement écrits et interprétés, avec en tête le Pingouin, l’Homme-Mystère et Alfred, tout comme le Joker et Catwoman, même si ces deux derniers ont parfois des hauts et des bas. J’ai un profond regret de voir cette série s’achever, tant elle se permettait tout dans ses intrigues et ses héros, avec un enthousiasme visible et un vrai désir de ré-imaginer une licence iconique. Mais mieux valait s’arrêter avant de partir totalement en vrille.

13 Reasons Why, saisons 2 & 3

Tout débute dans 13 Reasons Why quand Hannah, une lycéenne, se suicide. Derrière elle, elle laisse treize cassettes, chacune contenant une des raisons de son geste, dirigée vers une autre personne de son lycée… Clay, son ami, écoute les cassettes une à une, et essaye de rendre justice à Hannah.

13 Reasons Why aborde nombre de sujets difficiles dans un contexte adolescent : le suicide, le harcèlement, le viol, la dépression, la pression scolaire… Sa première saison, basée sur le roman éponyme de Jay Asher, était réussie, abordant de nombreux sujets tabous, et démontrant à la fin de la nécessité de demander de l’aide, de veiller sur les autres, de faire attention à ses propres gestes et à leurs conséquences. La saison 2 cherche en quelque sorte à démystifier la première, en mettant en scène le procès opposant la mère d’Hannah au lycée, qu’elle juge responsable de ne pas avoir aidé sa fille. Dans le même temps, des photos compromettantes circulent ici et là, mettant plusieurs élèves sous pression ou dans des situations délicates. La saison 3 part de l’assassinat d’un des élèves, celui-là même responsable du viol d’Hannah, et de l’enquête sur son coupable.


La saison 2 demeure encore honorable, quoique un peu inférieure à la première. On peut se demander pourquoi démystifier le personnage d’Hannah, pourquoi avoir cherché à montrer par le procès que son récit était peut-être faux, l’opposant aux témoignages de ses camarades de classe. Bien sûr, personne n’est noir ou blanc dans la vie, et Hannah n’a dit sur les cassettes, que ce qu’elle voulait montrer et prouver. En un sens, la saison 2 permettait de voir ses agissements sous un autre jour, de mettre en avant une vision différente de la sienne, mais c’était délicat après l’avoir érigée en martyre dans la première saison. Il en résulte une saison intéressante, parfois étrange dans son intrigue, mais toujours émouvante et engagée.

La saison 3, elle, passe un cran au-dessus dans le déséquilibre en cherchant à montrer – entre autres – que son violeur pouvait changer et espérer une évolution et une rédemption, à défaut d’un pardon. Chose là encore très délicate, car c’est faire effectuer à un personnage largement haï pendant deux saisons, un revirement total. Mais il faut saluer le fait d’avoir osé, même si cela n’est pas évident du tout – parfois raté – à mettre en scène. Le problème est que la saison 3 en devient poussive, avec des bouleversements et des péripéties à peine crédibles, sans compter un nouveau personnage narrateur peu convaincant à mon sens. Alors que les saisons 1 et 2 étaient crédibles et assez justes dans leur manière de faire passer des messages sur la résilience, le consentement, le harcèlement, etc., la saison 3 devient souvent maladroite, entre personnages avec trop de faux-semblants pour de simples adolescents, et des intrigues trop alambiquées. Il n’empêche que je regarderai la quatrième et ultime saison, ne serait-ce que pour voir comment la série de Netflix se conclut.

Hollywood

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Autre série en 7 épisodes sur Netflix sortie en 2020, Hollywood est créée par Ryan Murphy, le réalisateur derrière notamment American Horror Story. Après la Seconde Guerre mondiale, un groupe de divers personnages tentent de se créer une carrière à Hollywood. Mais c’est sans compter les nombreux préjugés qui existent dans le milieu du cinéma, entre sexisme, racisme, homophobie… Et s’ils pouvaient réécrire l’âge d’or hollywoodien ?

Hollywood est partiellement historique, car il revisite des personnalités réelles comme Anna May Wong, Vivien Leigh ou Rock Hudson. Mais elle se veut surtout être une uchronie, un Hollywood réécrit et fantasmé par les minorités de l’époque (et encore d’aujourd’hui). Parmi les personnages principaux, on comptera ainsi Camille Washington, déterminée à devenir une véritable actrice, et non pas l’éternel rôle noir humoristique de servante ; son compagnon, Raymond Ainsley, d’origine philippine, essaye de devenir réalisateur ; à eux se joignant Jack Castello, acteur en devenir après avoir été vétéran de guerre ; Roy Fitzgerald, aspirant à devenir acteur mais encore dans le placard ; Archie Coleman, également gay, afro-américain et aspirant scénariste, ou encore Claire Wood, qui rêve d’être actrice. Vu comme ça, Hollywood ne semble pas partir du bon pied, tant on reproche à certaines séries d’intégrer trop maladroitement des minorités ethniques ou LGBT, au point que cela fasse forcé et artificiel. La première partie de la série fait assez historique, puisqu’on constate le rejet et le traitement de ces minorités dans le milieu du cinéma, sans voir forcément de solutions (à part le mensonge ou vivre avec un secret). Mais la seconde partie, à partir d’un rebondissement précis, permet de renverser le cours des choses, et donne à voir de façon sympathique la réécriture de l’Histoire, en imposant au milieu cinématographique des figures ouvertement gay, des personnes de couleur dans des premiers rôles ou encore de permettre une place importante aux femmes, y compris vieillissantes – ce qui n’est pas sans faire écho aux carrières contemporaines de certaines actrices, une fois un certain âge passé.

C’est la patte Ryan Murphy qui a réussi à m’entraîner dans cette série et à me la rendre aussi sympathique. Déjà dans American Horror Story, il parvient à placer des personnages issus de minorités de tout horizon avec naturel, les intégrant superbement dans ses intrigues. Ici, il répète l’expérience mais avec le dessein voulu d’une uchronie, et c’est ce qui lui permet de passer avec autant de fantaisie et d’enthousiasme, alors que cet engagement aurait pu paraître trop maladroit et forcé. Dans Hollywood, on s’attache sans peine aux personnages ou on aime les détester (mention spéciale à Jim Parsons dans le rôle d’un agent d’acteurs particulièrement immoral), et certes, tout cela est très hollywoodien, des rebondissements jusqu’à la toute fin. Mais c’est aussi le portrait du milieu du cinéma d’une époque, des coulisses véreuses du milieu, une critique du rêve américain et de sa soi-disant tolérance. C’est une série dont le parti pris fait plaisir, tant les personnages sont solidaires entre eux, tant ses critiques sont ironiquement actuelles au vu de toutes les minorités représentées, certaines très subrepticement, mais bel et bien là. Et le tout avec une mise en scène superbe, emplie de couleurs et parfois de noir et blanc. Certes, ce n’est parfois pas subtil, mais c’est extrêmement flamboyant et optimiste : il y a aussi besoin de séries comme ça !

 


11 réflexions sur “Un détour en séries

  1. Je suis très intriguée par l’adaptation de Dickens mais il faut vraiment que je remédie à mon inculture en me plongeant dans le livre avant, histoire de bien m’imprégner de l’ambiance et tout! Mais ca à l’air bien sombre!
    Pour Death and Nightingales j’étais convaincues à « Dans une Irlande déchirée par les conflits de religion ». C’est si rare les séries se déroulant en Irlande. J’aime tellement l’Irlande et connais si peu cette période de leur histoire que je vais foncer sur celle-ci genre là (dès que je serai à jour sur Doctor Who, je suis à la giga ramasse hihi)
    Je suis également très intriguée par Hollywood dont j’entends parler partout en ce moment…Ayant un peu décrochée sur la récente production du bonhomme (American Horror Story), je ne sais pas si je vais tenter ou pas, à voir ^^
    Chouette article en tout cas, t’as fait chauffer Netflix toi aussi à ce que je vois! La meme ici, j’me suis goinfrée de série pendant le confinement. Et comme c’était bien! (J’suis team « le confinement c’était pas si mal meme dans 40m2 sans extérieur au fait ») ahaha

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    1. Je recommande on ne peut plus vivement A Christmas Carol, vraiment ! Du coup toi tu arriveras peut-être davantage à faire la différence entre ce qui est fidèle et ce qui a été inventé. Oui, je me rends compte aussi que je connais peu d’histoires se passant en Irlande, pour le coup. Le bouquin, Ode funèbre, est bien plus étoffé que la série niveau arrière-plan historique, mais c’est déjà bien, on en sait très peu finalement… ne serait-ce que ce conflit de religions, leur propre lutte des classes, et une atmosphère très verdoyante et en même temps sombre, qui leur semble propre.
      Je comprends pour American Horror Story, pour moi, la série a atteint une apogée avec la saison 5 (Freakshow) et après c’était moins convaincant (mais il me manque deux saisons à voir). Hollywood est vraiment très sympa, en tout cas, même si je craignais au début que ça fasse trop « rentre-dedans » au niveau des thèmes. Et j’ai bien aimé avoir l’aperçu historique de ces années. Netflix m’a bien servi à rattraper des séries, je n’avais jamais pris le temps de le faire avant ! Bon, en même temps, ça faisait partie des choses agréables du confinement, je rejoins ta team !

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      1. Je note également Ode funèbre! 😉
        Niveau Irland je lorgne sur les Edna O’brien ainsi que Les filles d’Ennismore de Patricia Falvey, faudrait quand meme que je remedis à mon inculture un jour hihi
        Ca à l’air GIGA bien ces séries en tout cas…Mais je pense lire les livres avant, j’ai trop peur d’avoir des regrets en faisant l’inverse 😛
        Freakshow c’était la 4, la 5 c’est Hotel je crois 😉
        Perso Freakshow ca a vraiment été la déception et ensuite j’ai uniquement aimée la 5 et tout le reste…bof! aha
        C’est pas mal Netflix quand meme mais j’arrive pas à me résigner à m’y inscrire! Si je fais ca je passerai mes journées dessus x)
        YAY ~ team confinées à vie ~

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      2. Je n’ai jamais lu ces autrices irlandaises même si je les connais de nom. Et puis de l’inculture on en a toutes, on peut pas tout lire dans notre vie ! Par contre Ode funèbre il n’est quasiment plus disponible en français, j’avais réussi à trouver un exemplaire d’occasion mais j’ai eu de la chance.
        Oui tu as raison pour Freakshow ! Après la 5 j’adore les vampires et certaines choses dans l’hôtel m’ont beaucoup plu. La saison télé-réalité et Trump pas du tout, Apocalypse a un peu relevé le niveau et je dois encore voir 1984.
        Oh après Netflix c’est comme tout, à un moment overdose et hop on fait autre chose.

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      3. Ah ca, c’est toujours une plaie l’absence de réedition, je trouve ca si triste de se dire que des livres disparaissent de la circulation 😥
        Au fait le problème avec AHS c’est qu’à absolument chaque saison c’est sympa jusqu’à l’épisode 6 environ et après ca part en cacahuète ! 1984 est un hommage sympathique mais n’est toujours pas à la hauteur des premières sur le plan horrifique. Les premières saisons je me souviens rien que le générique me filait la trouille hihi

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      4. Oui, moi aussi… combien de fois ça m’est arrivé de chercher un livre précis et de ne pas réussir à le trouver car épuisé….parfois on a du pot en occasion quand même !
        Je n’avais jamais remarqué ce détail à mi-saison, je surveillerai quand je regarderai 1984. Mais je suis d’accord avec toi, au début ça faisait vraiment peur, et ensuite ça s’est atténué, peu à peu, en même temps que la baisse de qualité de certaines des saisons.

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  2. Merci pour ces belles découvertes. J’ignorais qu’une nouvelle adaptation de Christmas Carol avait vu le jour. D’ailleurs, ça me fait penser que, enfant, j’adorais l’adaptation libre (et plus comique) avec Bill Murray. Il faudrait que je la redécouvre, un jour. La saison 5 de Gotham donne vraiment envie. Comme je ne savais plus où je m’étais arrêtée (peut-être la première partie de la saison 4), j’ai tout relancé. En fait, le scénario part en live dès la saison 2 et certains personnages ne sont pas attachants ou très bien écrits, mais dans l’ensemble, j’adore vraiment le casting, le côté comics décomplexé et les dialogues souvent très drôles. Sans compter que, mine de rien, les références et les réécritures de l’univers Batman sont énormes. J’ai mal aimé 13 Raisons dès la saison 2, qui est de trop et brode sans conviction quelque chose autour de la saison 1, qui se suffisait à elle même. Ceci étant dit, les saisons 2 et 3 essaient effectivement de contrer tout manichéisme et on va dire que c’était une belle tentative. Je regarderai probablement la saison finale, plus par automatisme qu’autre chose. Je prends note de tes conseils, notamment pour Hollywood.

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    1. Pour ma part, je n’avais jamais vu d’autres adaptations avant, ça a été donc la totale découverte ; je suis sûre que tu adorerais Guy Pearce dans cette version sérieuse et sombre. Et j’ignorais totalement la version de Bill Murray, qui en plus est modernisée : ça doit pas mal changer, surtout avec une touche humoristique. Ah Gotham est un tel coup de coeur de toute façon, même si la série a ses défauts et ses dérives, c’est tellement enthousiasmant, drôle, et astucieux dans les réécritures… on ne peut qu’aimer. On verra nos avis croisés sur 13 Reasons Why, ça promet d’être une certaine catastrophe…J’ai fini AHS : Apocalypse, je vais enchaîner sur cette saison 4.

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  3. Coucou ! Ah, je suis vraiment ravie que tu aies autant apprécié A Christmas Carol et l’interprétation de Guy Pearce.Comme tu le dis bien, il y a une très belle ambiance gothique, de magnifiques images… C’est parfois tellement dur et tellement triste, mais quelle belle adaptation ! Je te rejoins complètement. Et contente aussi que tu aies eu l’occasion de voir Death and Nightingales… Cette histoire ne ressemble vraiment à rien d’autre… Ton avis me conforte aussi de l’impression que j’avais de Beth, même si son personnage est terriblement ambigu. Comme tous les personnages de ce roman au cadre tellement toxique, d’ailleurs. Ton avis si pertinent me donne vraiment envie de la visionner une nouvelle fois ! Quant aux autres séries que tu cites, j’ai bien vu la première saison il y a quelques temps de 13 reasons why, que j’avais beaucoup aimée (je crois d’ailleurs que je l’ai visionnée sur tes conseils), quoique le sujet était assez terrible… Quant aux autres, mis à part Gotham que je n’ai jamais eu l’occasion de regardée, je n’en connais aucune, mais je note les titres 😉

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    1. Coucou Clelie, ça me fait plaisir de te relire ! Jje me rappelle ne pas avoir été forcément très passionnée par le livre pour A Christmas Carol : alors j’ai d’autant plus apprécié cette adaptation qui lui donne vraiment justice, et le tout dans une sacrée atmosphère. Tu as tout à fait raison pour Death and Nightingales, c’est vraiment singulier et unique en termes de personnages. On ne sait pas comment l’appréhender, mais on ne peut pas en ressortir indifférent. Le trio principal est une merveille de nuances et d’ambigu… Beth, pour son époque, est vraiment un personnage impressionnant, loin de la jeune femme bien élevée et vertueuse. Je ne regrette pas la découverte grâce à toi ! Pour 13 reasons why, je suis ravie de voir que tu l’as aimée malgré les sujets difficiles. En tout cas, tu peux passer sur les saisons suivantes, la 1 se suffit et les deux autres n’arrivent pas à la hauteur. Merci pour ton passage ! 😀

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