Lectures de février-mars 2021

Deux mois pour le prix d’un pour ce compte-rendu des dernières lectures ! J’ai également consacré des articles plus détaillés à Nous d’Evgueni Zamiatine (challenge Un mois, un classique) et à La mer sans étoiles, sans aucun doute un des coups de cœur de cette année. Un avis plus complet sur Le château des animaux est aussi paru sur Pod’Culture.

journal-de-nuitJournal de nuit – Jack Womack

Lola Hart a douze ans et vit à New York. Ses parents sont contraints de déménager dans un quartier plus populaire pour des raisons financières. Ses déboires, ses joies, ses relations avec sa famille, ses amitiés perdues au collège et retrouvées avec des jeunes filles Afro-américaines, sa vision du monde, elle les confie à son journal intime, surnommé Anne, comme un certain autre journal. Mais au-delà d’une vie adolescente, c’est l’effondrement de l’Amérique qu’elle nous conte en arrière-plan, de façon de plus en plus inquiétante…

Je suis restée mitigée durant cette lecture pendant une bonne partie du roman. Le langage familier, parfois sans aucun répit de ponctuation, la façon de s’exprimer de Lola, correspondent tout à fait au langage d’une jeune fille de 12 ans, même si parfois à la lecture cela peut être un peu pénible ou répétitif. Mais le style sert entièrement le propos du roman : voir le monde par les yeux de cette toute jeune adolescente. Avec Lola, on découvre les quartiers populaires, les gangs, les attentats, les crises économiques, le chômage de son père, la médicamentation excessive de sa mère, le mutisme progressif de sa petite sœur. Par le changement de milieu qu’elle traverse – passant de la classe aisée à celle populaire, tombant d’un quartier riche à un quartier pauvre – on voit peu à peu une plongée sociale s’effectuer. Ses anciennes amies se détournent d’elle en voyant là où Lola vit désormais, en apprenant ses nouvelles fréquentations, des filles de son âge aux ethnies différentes et aux relations homosexuelles, survivant grâce à des petits vols ou des deals. Et pourtant, elles sont encore loin des véritables gangs de criminels qui affrontent la police, qui tuent et violent, qui braquent des magasins et qui sortent les armes à feu sans réfléchir.

Journal de nuit, c’est une plongée d’anticipation dans une Amérique qui s’effondre, où on voit la société voler en éclats, subir des attentats, des révoltes, où on voit Lola grandir avant l’heure, prendre des décisions de plus en plus difficiles, prendre soin de sa famille, rester soudée avec sa nouvelle communauté de cœur. Jusqu’aux trois quarts du roman, j’ai apprécié ma lecture, sans plus, fronçant parfois les sourcils, essayant de décrypter les fissures dans le monde de Lola sur lesquelles elle ne pose jamais de véritables mots, cherchant à comprendre où on m’entraînait. Jusqu’au moment où tout s’effondre dans cette Amérique violente et terriblement actuelle. Jusqu’à cette fin terrible qui m’a donné un sacré coup de poing au cœur et me hante encore. Journal de nuit est un de ces romans dont il est difficile de dire qu’on l’a aimé, mais qui retourne totalement quand on tourne la dernière page.

love-is-loveLove is love – Présenté par Marc Andreyko

Le 12 juin 2016 a eu l’attentat au Pulse, une boîte de nuit gay d’Orlando, peu après une marche des fiertés, provoquant la mort de 49 personnes. Marc Andreyko a alors lancé un appel aux dessinateurs et scénaristes américains pour répondre à cette tragédie. Il en naît le comics Love is love, agrémenté chez nous de pages dessinées et écrites par plusieurs artistes français.

En passant par le regard des super-héros, par le biais de gens ordinaires, Love is love parle d’amour LGBT, de la difficulté du coming-out d’identité de genre et d’identité sexuelle, des relations amoureuses débutantes, apaisées ou quotidiennes entre personnes de tous genres et de toutes sexualités. Il revient sur la tragédie d’Orlando, déplorant la haine et l’homophobie, l’intolérance, l’impuissance face à de tels actes. Chaque page est différente, témoignant de la vision d’un artiste, entraînant des mini-récits tous plus touchants les uns que les autres. Un mariage gay, un regard sur des enfants qui ne comprennent pas cette intolérance, une invitation à la bienveillance et à l’ouverture aux autres, des anecdotes de la vie quotidienne… Il y a énormément de choses et de messages dans ces centaines de pages, des symboles et des images parfois sans paroles, quelques poèmes, mais plus que tout, une incitation à la tolérance et à la paix, à accepter l’amour sous son essence la plus pure, quelle que soit la forme qu’il revêt. Un comics qui, s’il est prompt à faire serrer le cœur, propose aussi une lueur d’espoir et de jours meilleurs, sans haine.

le-chateau-des-animauxLe Château des animaux, tomes 1 et 2 – Félix Delep et Xavier Dorison

La Ferme des animaux de George Orwell se terminait de façon ironique et tragique, avec les cochons prenant la place des hommes dans une société d’animaux où tous n’étaient pas si égaux que cela. Le Château des animaux se passe quelque temps après, s’inspirant d’Orwell pour montrer un château où Silvio, un immense buffle, règne avec sa milice de chiens. Les animaux plus faibles (chats, lapins, oies, moutons, chevaux…) sont accaparés par les travaux pour rendre le château viable et rentrer suffisamment de provisions pour la communauté. C’est alors qu’un souffle de révolte pacifiste commence à se faire ressentir, impulsé par la chatte Miss Bengalore et le lapin César…

En s’inspirant du conte satirique et totalitaire d’Orwell, les deux auteurs du Château des animaux proposent une autre voie, inspirée par des noms tels que Gandhi. Et si sortir de la dictature pouvait se faire par une rébellion pacifiste ? En tournant les principes de la dictature au ridicule et à l’absurde ? C’est le message de cette magnifique bande dessinée, extrêmement vivante et émouvante par ses dessins animaliers, qui ne cache pas la violence et le côté sanglant de la dictature. On ressent toute l’oppression du régime du Château, on suit l’évolution des personnages, d’abord résignés et passifs, puis volontaires et déterminés à faire tomber le système. Sans être manichéenne non plus avec quelques visions du côté des oppresseurs, la bande dessinée parle de la terreur des régimes autoritaires, et de comment y mettre fin sans forcément répondre par cette violence qui transforme les opprimés en bourreaux. A découvrir, qu’on ait lu ou non l’œuvre d’Orwell.

les-mille-nomsLes mille noms – Django Wexler

Dans le désert de Khandar, les Coloniaux se sont installés depuis plusieurs années, formant une armée de bras cassés et de rebuts militaires plus qu’une véritable armée honorable. Mais un conflit civil oppose les Rédempteurs, fanatiques religieux, face aux anciennes prêtresses du désert. Une nouvelle armée arrive pour rallier les Coloniaux, afin de soutenir le pouvoir du Prince Exopter chassé de son trône, obligeant les Coloniaux à véritablement repartir en bataille pour regagner la capitale.

Représentant de la Flintlock fantasy (fantasy inspirée de l’époque napoléonienne où les armes à feu et à poudre côtoient la magie), Les mille noms est un roman dont l’intrigue est un peu classique, certes militaire, présentant le point de vue de trois différents grades de l’armée, mais qui change dans le paysage de la fantasy trop médiévale. Cela fait du bien de découvrir autre chose dans la fantasy, un environnement complètement différent (plutôt inspiré de l’Egypte ici, non de l’Europe) qui permet d’aborder d’autres thématiques (la colonisation, l’esclavagisme, la magie par un biais d’esprits) et qui propose simplement autre chose. Les personnages sont travaillés et creusés, même si les plus intéressants demeurent le nouveau Colonel, homme à la fois noble, cultivé, chef militaire et mystérieux au possible avec un caractère ambivalent ; et Winter, la recrue la plus basse en terme de rang, qui n’est autre qu’une femme ayant dû se faire passer pour un homme afin d’entrer dans l’armée, afin de fuir la maison de correction où elle vivait. L’intrigue tire parfois un peu sur la longueur, mais n’est pas avare en rebondissements et dans le souffle épique de certaines batailles. Il est dommage que la suite n’ait jamais été traduite, mais Les mille noms est assurément un bon roman pour découvrir le genre de la Fantasy à poudre.

le-cercle-du-dragon-theLe cercle du dragon-thé – Katie O’Neill

Greta est une apprentie forgeronne. Dans son village, elle tombe par hasard sur un minuscule dragon-thé, qu’elle ramène à ses propriétaires, Hesekiel et Erik. Les deux hommes l’initient alors à l’art du dragon-thé, où s’occuper des ces minuscules dragons pour la vie permet de récolter des feuilles de thé rares et exceptionnelles.

Bande dessinée pour enfants, Le cercle du dragon-thé est adorable (difficile de la considérer autrement) pour toute la tonalité de tolérance et de paix qui imprègne ses pages. Pas de véritable péripétie, juste des moments quotidiens, des apprentissages (pour forger les armes, pour prendre soin des dragons-thé) qui permettent à l’héroïne de savoir qui elle veut devenir et quoi faire de sa vie, de l’amitié, une réflexion sur les arts et savoir-faire traditionnels qui se perdent faute d’apprentis. En plus d’être très inclusive dans ses personnages de manière naturelle, Le cercle du dragon-thé propose une belle bulle de douceur et bienveillance, soulignée par ses dessins paisibles et emplis de couleurs vives.

juste-un-peu-de-cendresJuste un peu de cendres – Thomas Day & Aurélien Police

Ashley Torrance a 17 ans et quitte sa maison. Non pas parce que ses parents seraient abusifs, c’est même le contraire. Mais parce que depuis quelques temps, elle croise un nombre croissant de gens aux visages déformés, des ombres sinistres, particulièrement dans les quartiers populaires, autour des usines fermées pour cause de chômage, là où la misère humaine règne. Elle trouve en chemin d’autres personnes comme elle, douées du pouvoir de voir ces êtres étranges, qui pourtant les fuient plus qu’autre chose. Quand on les tue, ces êtres se transforment en cendres. Reste à comprendre qui ils sont véritablement…

Roman graphique aux accents de fantasy et de fantastique, Juste un peu de cendres peut se lire avec plusieurs niveaux de lectures : une histoire sombre où trois jeunes adultes luttent, avec le don qu’ils possèdent, contre des créatures monstrueuses ; la métaphore d’une déshumanisation des personnes perdant leur travail, devant faire face à des conditions de vie précaires et terribles (alcoolisme, prostitution), ou encore la conséquence d’une terrible malédiction liée à l’Histoire d’une Amérique ayant tué et opprimé, donnant naissance à une colère qui transforme le monde. Les personnages ne sont jamais stéréotypés, chacun percevant et utilisant son don de façon différente, tandis que même la seconde antagoniste de Juste un peu de cendres est presque un miroir d’Ashley. Voilà une BD dense, qui aborde en filigrane beaucoup plus de sujets qu’elle n’en a l’air, et qui est embellie par le graphisme très singulier d’Aurélien Police. Ce dernier n’a pas hésité à brûler le premier manuscrit du scénario pour en récupérer les cendres qu’il a ensuite intégrées à ses dessins. Juste un peu de cendres est dense et inhabituel, pas un coup de cœur, mais une BD singulière à condition d’aimer un style graphique assez sombre et d’adhérer à l’histoire.

ama-le-souffle-des-femmesAma, le souffle des femmes – Cécile Becq & Franck Manguin

Au Japon, dans les années 1960, Nagisa, une citadine de Tokyo, arrive sur l’île de Hegura. Là-bas vivent les Ama, des femmes qui plongent nues pour récupérer des ormeaux et les revendre. Têtes fortes et libres de leur communauté, c’est tout un savoir-faire et une tradition qu’elles respectent et portent en héritage.

Ama – le souffle des femmes est une bande dessinée aux tonalités bleues (évidemment japonisantes) qui aborde énormément de sujets. Nagisa débarque sur une île où elle apprend à connaître sa tante et les Ama avec leurs traditions (un aspect peu connu de la civilisation japonaise), tout en portant sur elle le poids du passé, car sa mère était une Ama qui a choisi de quitter l’île. On y trouve un conflit entre la modernité de Tokyo, des moyens de pêche industriels, et les traditions plus proches de la nature des Ama, en harmonie avec un éco-système marin, mais aussi un questionnement sur la place de la femme dans la société, face aux pressions sociales et familiales, et sur l’identité, sur sa place dans le monde. Attachante et touchante, Ama propose une histoire qui a un souffle singulier et un véritable cœur, qui se ressent dans la liberté de parole et d’esprit des Ama. Une superbe découverte.

le-bonheur-est-au-fond-du-couloir-a-gaucheLe bonheur est au fond du couloir à gauche – J.M. Erre

Michel H. vient d’être quitté par sa femme. Dans son petit appartement de 30m2, il se met alors à réfléchir à toute allure : comment la récupérer ? Que penser des livres de développement personnel qu’elle lui a laissés ? Comment changer et trouver le bonheur, lui qui a toujours été neurasthénique et mélancolique ?

Satire de la vague des documentaires de développement personnel actuelle, J.M. Erre propose un roman ironique qui ne mâche pas ses mots pour critiquer la société contemporaine. Avec des voisins intempestifs, des solutions « miracles » toutes plus farfelues les unes que les autres, il démontre l’absurde de cette quête toute faite de développement personnel où chaque injonction peut sembler contradictoire. Le twist de fin du roman est, à ce sens, assez savoureux. D’ordinaire, je suis plutôt très réceptive à l’humour de cet auteur (avec l’excellent Qui a tué l’homme-homard ou le Mystère Sherlock), mais ici, si le roman m’a fait sourire une ou deux fois, on ne peut parler de véritable éclat de rire. Il est néanmoins assez court et se lit très facilement.

La-Sirene-le-Marchand-et-la-CourtisaneLa sirène, le marchand et la courtisane – Imogen Hermes Gowar

A la fin du XVIIIe siècle, M. Hancock découvre que le capitaine travaillant pour lui a vendu son navire, lui ramenant un corps de bébé sirène hideux. Découragé, il exploite finalement cette curiosité en l’exposant à Londres. Le succès et les rentrées d’argent sont telles qu’il accepte même de prêter la sirène à une mère maquerelle pendant une semaine, celle-ci en faisant l’attraction d’une soirée. Hancock y est invité, et, dégoûté de la vulgarité de la soirée, choisit de reprendre sa sirène. Mais il rencontre Angelica, une courtisane rêvant d’indépendance, et en tombe amoureux. Leurs deux histoires vont se dérouler en parallèle, jusqu’à se recroiser…

Roman historique avec une toute petite touche de surnaturel par la présence de la sirène, ce livre d’Imogen Hermes Gowar a été très plaisant en lire, tout d’abord dans un cadre historique un peu moins exploité que les habituels romans se passant au XIXe siècle à Londres. Les personnages, s’ils paraissent stéréotypés au début, finissent par détourner les clichés et entreprendre de véritables évolutions, le tout dans un esprit qui témoigne à la fois d’une reconstitution historique mais aussi d’une certaine légèreté et d’un peu d’humour. Loin d’être aussi tragique qu’on pourrait l’attendre, la fascination pour la sirène du roman est une belle métaphore pour parler des illusions et des désirs qui finissent par aveugler les personnages principaux, obsédés par des idéaux. Un roman historique prenant et assez attachant, dont les pages n’ont aucun mal à se tourner, avec une écriture fluide qui ne manque pas de poésie. Certes, parfois, certaines choses sont prévisibles, ou on pourrait en vouloir aux personnages de ne pas voir ce qui les attend : mais cela fait aussi partie du charme du roman, tout en émerveillement et en péripéties drôles ou dramatiques.


12 réflexions sur “Lectures de février-mars 2021

  1. Beaucoup de livres tentants dans ton article.
    Mais je retiens plus particulièrement Love is love parce qu’il me semble important de soutenir la démarche et les messages véhiculés et Ama pour le côté rencontre entre la modernité et les traditions, un sujet qui me plaît beaucoup et que les auteurs coréens et japonais arrivent vraiment à illustrer.
    Quant au premier tome du Château des animaux, il avait été un coup de cœur !

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    1. Love is love, dur de ne pas avoir les yeux embrumés dessus, c’est vraiment poignant (et nécessaire). Tu as tout à fait raison, les sociétés japonaises et coréennes sont très doués pour illustrer ce paradoxe modernité-traditions… c’est au coeur de leur société, bien plus que nous. Et ravie de voir que le Château des animaux t’ait aussi plu ! J’espère que nous n’aurons pas la suite dans trop longtemps.

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  2. Dis donc, un tas de titres qui me tapent dans l’oeil et que je ne connaissais pas du tout ! Merci pour tous ces conseils, une fois de plus. 🙂 Et je retiens particulièrement la démarche du Château des Animaux, cette idée de « détourner » l’oeuvre de base pour explorer la piste d’une révolte pacifiste me plaît bien !

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    1. De rien, c’est un plaisir de faire découvrir de nouvelles choses ! 🙂 Et oui, Le château des animaux a trouvé une jolie réécriture, qui change de celles que l’on voit d’ordinaire. C’est hommage, c’est une « suite », c’est une inspiration, plein de choses à la fois.

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    1. Le cercle du Dragon-thé est adorable, il n’y a pas d’autres mots ! Une suite est prévue en avril, je suis sûre qu’elle le sera tout autant. C’est tellement empli de bienveillance et de douceur, ça fait du bien. Pour JM Erre, j’avoue que je te recommanderais plutôt Le mystère Sherlock ou Qui a tué l’homme-homard ? que j’ai trouvé beaucoup plus drôles que Le bonheur est au fond du couloir à gauche, ou La fin du monde a du retard. J’ai quand même moins accroché pour ceux-ci, mais je pense que ça dépend de notre affinité avec les thèmes parodiés.
      Bonne semaine à toi aussi et merci de ton passage !

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  3. Tu renouvelles mon envie de découvrir le Cercle du dragon-thé qui m’a l’air d’être un tranche-de-vie très réconfortant. Je me le garde sous le coude pour un coup de mou prochain hihi
    Tu me donnes très envie de découvrir Ama le souffle des femmes ! J’avais vaguement entendu parler de ces femmes qui péchaient sur les cotes japonaises mais je ne savais pas qu’une bd avait été réalisée à ce sujet. C’est une facon très chouette d’en apprendre plus sur cette question et je vais certainement me pencher la dessus moi aussi !
    J’ai passé un très bon moment avec le dernier J.M Erre meme si on ne s’esclaffe pas, ce livre a le mérite de nous faire sourire. J’avais déja apprécié son Série Z. Tu l’as lu? Je me dis que Qui a tué l’homme homard est peut etre dans la meme veine et dans ce cas, je devrais tenter le coup peut etre ^^
    Pour ce qui est du Imogen Hermes Gowar je n’ai de mon coté pas du tout accroché! Bon je dis ca alors que je l’ai dévoré mais bon. J’ai trouvé l’écriture suffisament hypnotique pour poursuivre mais je suis restée sur ma faim très clairement, j’étais toujours dans l’attente qu’il se passe quelque chose de plus que ce que l’autrice nous offrait. Une petite déception pour ma part meme si je n’en attendais pas non plus des masses !

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    1. Franchement, Ama est une très chouette découverte que je ne peux que recommander. Et je connaissais pas du tout ces femmes-là et leur manière de vivre avant.
      J’ai Série Z, mais je ne l’ai pas encore lu. Par contre, Qui a tué l’homme-homard est vraiment très drôle et ironique, de même que le Mystère Sherlock. Pour le coup, ces deux-là ont un côté plus enquête policière au milieu de l’humour. Ah, je comprends pour La sirène, le marchand et la courtisane. Franchement, j’ai passé un bon moment de lecture, surtout que j’avais peur à un moment de voir les personnages complètement tourner en rond, mais finalement ils ont réussi à évoluer. Cependant, et peut-être parce qu’il reste plus « léger » dans son ambiance que d’autres romans historiques, ce n’est sans doute pas celui qui m’aura le plus marquée sur le long terme. Il lui manque ce côté montagnes russes qui a dû te manquer aussi !

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  4. Roh là là plein de magnifiques choses à découvrir et à lire ! Je retiens surtout Le Château des Animaux, c’est trop cool de proposer une « fin alternative » (ou suite) au roman de ce cher Orwell. D’ailleurs, ça me fait penser que malgré son aspect très dystopique, La ferme des animaux nous remémore malheureusement pleins de choses que nous vivons présentement. Je trouve que notre république démocratique actuelle sent vraiment le roussi… Le Château des Animaux, une lueur d’espoir donc ? 😄

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    1. Je suis contente que ça te plaise à chaque fois ! Oui, j’ai trouvé l’idée derrière La ferme des animaux, vraiment inventive, à la fois respectueuse de l’oeuvre originale tout en trouvant son propre chemin. Malheureusement, certaines oppressions demeurent toujours d’actualité, oui… et il est clair qu’en lisant la BD, on pense parfois à tel, ou tel fait, on se dit que rien n’est totalement fini. J’espère quand même que le message de révolution pacifiste trouvera son aboutissement, à la fin ! (pas comme chez Orwell où ça finit en désespoir et cycle perdu d’avance).

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  5. Beaucoup me tentent dans ce bilan !
    Le château des animaux (d’ailleurs je ne savais pas que la BD était inspirée d’Orwell), Love is love pour le message qu’il porte, Le souffle des femmes (l’île d’Hegura existe-t-elle vraiment ? en tout cas le sujet me plait !) et La sirène le marchand et la courtisane.

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