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Archives de Tag: Marcus Rediker

Lectures d’août 2017

Petite précision : les dates de publication indiquées sont celles de la parution originale du livre, ceux traduits arrivant bien entendu plus tard. Un article entier a été consacré au Complexe d’Eden Bellwether ici, lu également durant ce mois.

Les hors-la-loi de l’Atlantique : Pirates, mutins et flibustiers (Outlaws of the Atlantic: Sailors, Pirates, and Motley Crews in the Age of Sail ) – Marcus Rediker, 2015

Le topo : Retracer les vies et les histoires des marins, pirates, esclaves marrons, travailleurs de la mer entre le XVIIe et XIXe siècle. En partant de plusieurs exemples historiques – d’un marin aux pirates noirs – l’auteur décrit la vie maritime, les révolutions, les transactions commerciales, les rébellions, les organisations sociétales sur les navires, et comment ces hommes vivant sur la mer ont eux aussi façonné le monde contemporain.

Le résultat : Après Pirates de tous les pays, Les hors-la-loi de l’Atlantique se révèle un ouvrage tout aussi passionnant et riche en Histoire et histoires, précisément parce que l’auteur choisit de raconter cette période en partant du point de vue du peuple, « par le bas ». En faisant le parallèle de ces hors-la-loi avec les petits criminels terrestres, en démontrant que les bateaux et leurs habitants forment un réseau de communication et d’histoires aussi importants que sur terre, il parvient à faire réaliser à quel point le commerce maritime a contribué à façonner le monde, et comment la mer est à la fois lieu de fuite, de travail, de révolution ou de libération pour les uns et les autres, au milieu d’équipages cosmopolites. Si on y retrouve certains éléments de Pirates de tous les pays, on a un plus grand éclairage sur les travailleurs marins et notamment les équipages bigarrés, formés d’anciens esclaves noirs et d’hommes de divers horizons. Si cette période et ce contexte vous intéressent, c’est une lecture passionnante !

Des hommes sans femmes (Onna no inai otokotachi) – Haruki Murakami, 2014

Le topo : Dans chacune de ces nouvelles, on trouve le récit d’un homme autour d’une femme qu’il a connue, qui l’a abandonnée, ou qui le fera bientôt. Le tout mêlé aux thèmes familiers de l’auteur : musique, solitude, nostalgie et rêve.

Le résultat : Les nouvelles d’Haruki Murakami sont moins faciles à évoquer que ses romans, et par leur format court, elles marquent d’ailleurs moins, à mon avis. Cela n’a pas empêché ce recueil de nouvelles d’être très agréable à lire : il est toujours facile de se laisser bercer par l’écriture limpide de l’auteur, précise au moindre détail, toute en subtilité, en évocation et parfois en poésie. Il n’y a pas vraiment de chute dans ses textes, mais à chacun, une ambiance particulière, une tranche de vie : l’étudiant qui est abandonné par sa petite amie, l’homme qui finit par mourir d’une peine de cœur, une femme qui raconte des histoires, ou encore une relecture de La métamorphose de Kafka, avec un homme étrange à la recherche d’une femme. Toutes les nouvelles traitent du sentiment amoureux, sous différentes formes, mais aussi de l’amitié, de la cohabitation des êtres, de la musique, avec à chaque fois un personnage principal déboussolé, perdu, qui se confiera à un autre, plus solide que lui, une sorte de gardien. Même si ces nouvelles ne me resteront pas longtemps en mémoire, elles ont été plaisantes à la lecture.

Les larmes de Notre-Dame – Florian Royer, 2017

Le topo : Une relecture de l’histoire de Notre-Dame de Paris, à la sauce steampunk et sous forme de bande dessinée.

Le résultat : On ne peut qu’apprécier que Notre-Dame de Paris continue à nourrir les imaginations et à connaître des adaptations. Ce n’est d’ailleurs pas la première en bande dessinée, mais c’est la première en version steampunk, et qui se permet de relire sous un nouvel œil les épisodes principaux de l’histoire. Ici, Paris est une ville futuriste à l’atmosphère suffocante et empoisonnée, où personne ne peut survivre sans masque respiratoire, sauf Esméralda, pour une raison mystérieuse. Pierre Gringoire devient un inventeur de l’électromagnétisme, Djali un mutant « homme-chèvre », Phoebus est toujours aussi benêt, Quasimodo est un semi-robot de vapeur, Frollo reste alchimiste, et la pierre philosophale est ici un élixir de jouvence recherché par le roi, en même temps qu’un moyen de purifier la ville de son air pollué. Et le secret de la pierre résiderait dans le sang d’Esmeralda… A partir de ce « nouveau socle », on retrouve les moments les plus emblématiques du roman – la cour des miracles, la visite chez Fleur-de-Lys, la tentative d’enlèvement, Quasimodo sauvant Esmeralda de la mort, etc. – sous un jour amusant. C’est ce nouveau contexte qui est sympathique, mais sans plus : car on croise aussi l’inévitable altération des caractères d’Esmeralda – bien plus proche de celle de Disney, et certes plus agréable que celle du roman – et de Frollo, où tout son amour passionnel est oublié au profit de la quête alchimique. D’ailleurs, les relations romantiques, toutes à sens unique, sont absentes de la bande dessinée, tout comme la présence fondamentale de la cathédrale. Et si la conclusion se révèle évocatrice des squelettes enlacés de la fin du roman, elle est finalement détournée par une happy end. Les larmes de Notre-Dame ne me restera pas en mémoire, mais il est toujours bien de savoir que cette variation existe, comportant sa part d’inventivité et d’ironie bien placée.

Anatomie de l’horreur (Danse macabre), tome 1 – Stephen King, 1981

Le topo : Un essai de Stephen King sur le genre horrifique, sur son domaine. Il aborde dans ce premier tome les thèmes de l’horreur, mais aussi tout ce qui l’a amené à nourrir son esprit de ce genre : des souvenirs et des peurs d’enfance, les films d’horreur de son adolescence… Il esquisse ses réflexions autour des figures mythiques de l’horreur, voire de la science-fiction, de son symbolisme, des différentes manières d’écrire l’horreur.

Le résultat : Même si cet essai comporte bien des références à des livres et des films anglophones qui ne sont parfois pas parvenus jusqu’à nous, il est passionnant et enrichissant de voir un maître de l’horreur disserter sur le genre dans lequel il écrit. On a droit à quelques morceaux de sa vie qui « peuvent » expliquer pourquoi il a envie d’écrire de l’horreur, mais pour Stephen King, c’est loin d’être un élément déclencheur, selon ses dires. C’est aussi son imagination nourrie aux plus grands succès de la littérature, des séries, de la radio, des films d’horreur (de la Nuit des morts-vivants à des navets absurdes), aux mythes du genre (Dracula, Frankenstein, Dr. Jekyll et M. Hyde) qui représentent les trois pivots et ses variations dans cet univers d’effroi : le Vampire, la Chose, le Loup-Garou. Où on apprend la véritable différence entre terreur, révulsion et horreur ; ou encore la subtilité d’effrayer sans montrer. Pour ses réflexions sur le genre, sur les symboliques des monstres d’horreur, pour tout le panorama présenté des œuvres de cet univers, il s’agit d’un essai vraiment intéressant, qui se lit très bien, et d’autant plus pertinent que c’est un maître de l’horreur lui-même qui le raconte.

La légende Final Fantasy VII – Nicolas Courcier, Medhi El Kanafi, 2014

Le topo : Comme pour La légende Final Fantasy VIII, ce livre retrace l’histoire, la genèse, l’accueil de Final Fantasy VII, jeu mythique qui a révolutionné le RPG et qui a inscrit ce titre parmi les jeux vidéo les plus mémorables. Mais on en découvrira également davantage sur les opus ayant enrichi son univers : Final Fantasy Advent Children, Dirge of Cerberus, Crisis Core

Le résultat : Même si je connais dans les grandes lignes l’histoire des FFVI à X, il aurait été dommage de passer à côté de cet ouvrage. Il m’a en effet permis de (re)découvrir totalement l’histoire et la mythologie de Final Fantasy VII, grâce à une partie retraçant toute sa chronologie, mais également celles de Advent Children, Before Crisis, Crisis Core et Dirge of Cerberus. Les auteurs s’attardent sur la genèse de chaque jeu (on apprend ainsi que Sephiroth et Aerith étaient censés être frère et sœur), sur leur accueil, et notamment sur leur portée en Europe. FFVII était ainsi le premier jeu RPG japonais à véritablement s’imposer, et a considérablement marqué non seulement par son histoire et ses personnages, mais également ses cinématiques, son gameplay, ses personnages optionnels (Yuffie et Vincent), novateurs pour l’époque, et marquant d’ailleurs une coupure nette avec les épisodes précédents de la saga. Une partie amusante est également consacrée aux bugs et secrets du jeu, et on croise évidemment un chapitre consacré aux analyses et théories du jeu. Même si la nostalgie a bien moins joué qu’avec le livre dédié à Final Fantasy VIII, La légende Final Fantasy VII est un ouvrage très complet, qui éclaircit l’histoire dense et complexe de ce jeu.

Filles de Shanghai (Shangai Girls) – Lisa See, 2009

Le topo : Perle et May sont deux sœurs vivant à Shanghai pendant les années 30. Aisées et modernes, ces deux sœurs aux tempéraments contraires sont vite tirées de leur vie tranquille pour être mariées de force à des Chinois de Californie. La guerre naissante les oblige à partir pour l’Amérique et pour Hollywood, afin de rejoindre leurs maris et une vie plus sécuritaire. Mais elles feront face aux désillusions du rêve américain et de la vie dans Chinatown en tant qu’immigrées…

Le résultat : En tant que roman historique, Filles de Shangai se révèle captivant. Les recherches de l’auteur se font ressentir, tant on a l’impression de voir, entendre et sentir Shangai dans les années trente, ou d’être immergé dans Chinatown et Hollywood, ou encore dans Angel Island, où les héroïnes doivent subir des interrogatoires poussés avant de pouvoir entrer en Amérique. C’est une totale immersion dans cette époque et ces lieux, qui vaut à elle seule le détour, tresse le décor et représente une bonne part de la dynamique du roman. Les destinées des deux sœurs sont elles aussi intéressantes et entraînantes, parsemées de bonheurs et de malheurs, même si on ne s’attache pas particulièrement à elles ou à leur famille. Le roman se dévore très rapidement, par son écriture claire et agréable à lire, ses nombreuses péripéties, et ce même si la deuxième partie correspondant aux États-Unis souffre de ses ellipses. De tels sauts dans le temps font en effet parfois ressentir les émotions et réflexions de Perle comme contradictoires d’une époque à l’autre, même si cela se justifie par la complexité des relations entre les deux sœurs et le ressenti forcément subjectif du personnage. La collision entre les mondes de l’Orient et de l’Occident est passionnante, tout comme l’évolution des personnages dans une société où ils sont partagés entre leurs traditions et un mode de vie plus moderne, pourtant discriminatoire. Le twist final peut être facilement deviné et annonce sans doute une suite, bien que le roman se suffise à lui-même selon moi, et sous cette forme, est d’ailleurs plus satisfaisant.

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Publié par le 2 septembre 2017 dans Anankè (Victor Hugo), Lectures

 

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Lectures de juillet 2017

   La splendeur du pingouin (Penguin : Pain and Prejudice) – Kudranski Szymon & Hurwitz Gregg, 2012

Le topo : Comment le Pingouin est-il devenu l’un des criminels les plus redoutés de Gotham ? Quel a été son passé pour le mener à devenir un être aussi cruel et impitoyable, et pourtant capable de plus d’humanité que certains antagonistes de Batman ? Ce comics présente une version de l’histoire du Pingouin, un des personnages les ambigus de l’univers de Batman.

Le résultat : Tout simplement un comics superbe sur le protagoniste du Pingouin, qui lui donne une autre histoire que celle de la série Gotham ou le film Batman le défi de Tim Burton. L’exercice aurait vite pu sombrer dans les clichés, mais c’est une genèse intelligente et sombre du Pingouin qui est proposée là, servie par des dessins tout en ombres et en lumières, qui jouent avec les contrastes et une atmosphère volontairement tournée vers le tragique. On découvre ainsi le Pingouin benjamin d’une famille qui n’aura de cesse de le mépriser, en-dehors de sa mère, rejeté par ses proches et par ses camarades d’école. Évidemment, c’est cette haine venant du monde extérieur qui le mène à devenir aussi impitoyable, calculateur et terrible, comme le prouvent les moments où il détruit littéralement la vie de chaque personne le sous-estimant ou le raillant. Outre cette ascension et cette puissance, on voit aussi sa romance avec une jeune femme aveugle, persuadée qu’il est un homme de bien. L’histoire ne peut que mal finir, mais ce comics vaut le détour pour ceux qui aiment l’univers de Batman ou le personnage d’Oswald Cobblepot.

Phonogram : Ex Britannia (tome 1, en version couleurs) – Kieron Gillen, Jamie McKelvie, Matt Wilson, 2006 (Abandonné)

Le topo : Dans un monde où la musique est magique, le phonomancien David Kohl enquête sur la mort de la déesse de la pop, Britannia.

Le résultat : De Phonogram, je ne pourrais pas dire grand-chose, étant donné que j’ai abandonné la lecture au premier quart. Si l’ouverture s’avérait assez intéressante, pour quiconque ne connaît pas bien les courants de musique pop ou même généraux, certaines références à la pop-culture, la lecture perd vite de l’intérêt en même temps que de la compréhension. Difficile de continuer dans une lecture où on n’a pas toutes les références pour comprendre ce dont les personnages parlent, ou peut-être même le contexte très londonien de l’histoire. L’intérêt de l’histoire n’a pas suffi pour outrepasser cette lacune.

Barracuda : Esclaves (tome 1) – Jean Dufaux & Jérémy, 2010

Le topo : Durant l’époque de la piraterie, la cour de Dona Emilia del Scuebo se fait attaquer par l’équipage du capitaine Barracuda. Les prisonniers faits se retrouvent vendus comme esclaves sur une île qui sert de repaire aux pirates. Parmi eux, la fille d’Emilia del Scuebo, et leur valet, qui se retrouve déguisé en fille pour s’assurer une chance de survie. Le destin des pirates et des esclaves se croise, cherchant le trésor des Scuebo pour les premiers, et à survivre, pour les autres.

Le résultat : Il m’est plus difficile de chroniquer les BD, mais j’ai apprécié celle-ci, tant par son histoire que ses dessins, qui représentent avec soin l’univers des pirates dans ses détails, et en même temps avec un trait rugueux, sombre, qui convient parfaitement à cette atmosphère. Il faut sans doute plus qu’un tome pour complètement accrocher à cette série, mais le parti pris de débuter une série sur les pirates depuis la terre ferme, est intéressant. Quant aux deux jeunes héros, on est curieux de les voir évoluer dans un univers dangereux, loin de leur monde habituel, et de savoir comment ils vont s’en sortir par la suite…

Pirates de tous les pays : l’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726) (Villains of All Nations: Atlantic Pirates in the Golden Age) – Marcus Rediker, 2004

Le topo : Retracer l’histoire de l’âge d’or de la piraterie (1716-1726) du point de vue économique, social et historique, et surtout la vie des pirates de l’époque au quotidien, les raisons de devenir pirate, leurs conditions de vie et de mort, leur organisation sur un navire, le tout en exposant la vie des plus célèbres d’entre eux.

Le résultat : Un livre passionnant à lire, bien qu’il se révèle un peu touffu au début en replaçant le contexte de l’époque du XVIIIe siècle. Sans jamais être élitiste, l’auteur parvient à raconter son sujet de façon passionnante et à présenter la vie des pirates en s’accompagnant des sources de l’époque. Ainsi, il évoque des chapitres très divers mais très complets : ce que représentait la piraterie pour l’époque (un ordre social indépendant et libre, plus juste et plus égalitaire, quoique empreint de violence et où on ne vivait jamais très longtemps), comment certains marins ou esclaves devenaient pirates, les tentatives d’oppression et de condamnation faites par les autorités envers eux, la façon de vivre des pirates, leurs règles, leur philosophie de vie qui tenait parfois presque de l’engagement contre la société, ou encore la façon dont ils déstabilisaient et renforçaient en même temps l’activité économique des mers… On croise aussi la description de la vie de célèbres pirates, tels Barbe-Noire, Anne Bonny, Mary Read ou Walter Kennedy. Bref, si l’on veut découvrir la vie des pirates tout en gardant le contexte de l’époque à l’esprit, et en s’éloignant des clichés engendrés par l’imaginaire collectif, c’est un excellent ouvrage.

Swastika Night (écrit sous le pseudo de Murray Constantine) – Katharine Burdekin, 1937

Le topo : L’auteur livre une dystopie sur un monde gouverné par le Saint Empire Germanique, des siècles après la victoire d’Hitler. Dans cette société, les nazis et les chevaliers sont à la tête du gouvernement, les étrangers servent de main d’œuvre, les femmes ne sont là que pour la reproduction. La société sur une mythologie divine établie autour d’Hitler et sur l’ignorance de ce qui existait avant lui, les Allemands étant un peuple sans passé au-delà de cela. Quand un Anglais en pèlerinage croise la route du chevalier Von Hess, il séduit suffisamment le chevalier pour que celui-ci se décide à lui confier un secret qui le remet en cause sur le monde tel qu’il est…

Le résultat : Ce bouquin a été difficile à lire, en partie par son sujet, qui expliquait pourquoi j’avais du mal à rentrer dans le rythme de la lecture. Ensuite, j’ai – toujours maintenant – du mal à réaliser que ce livre a été écrit avant l’avènement du nazisme et avant la Seconde Guerre Mondiale, alors qu’il retrace avec une extrême clarté ce qui est arrivé les années suivantes. Peut-être est-ce son aspect dystopique, d’une anticipation assez terrifiante pour l’époque, qui met à ce point le lecteur à distance. Pourtant, quand on voit le caractère prophétique du roman, c’est assez effrayant. J’ai toujours été fascinée par les dystopies « à l’ancienne » (non pas celles sorties ces dernières années, mais 1984, Le Meilleur des Mondes, etc.) et en apprenant l’existence de celle-ci, j’ai également voulu l’ajouter à mes lectures. Dans cette dystopie/uchronie, le Saint Empire Germanique domine la moitié du monde dans une sorte de système féodal, extrêmement codifié, articulé autour d’une mythologie hitlérienne, où le passé avant sa victoire n’existe tout simplement pas : personne n’en a souvenir. Les femmes y sont réduites à des êtres plus animaux qu’humains, sans véritable conscience, au potentiel génétique et intellectuel dégénéré par des siècles de mauvais traitements : elles sont là uniquement pour servir de mères reproductrices. Même les musiques et l’art sont germanisés, les familles n’existent pas, la virilité est privilégiée à tout prix. Comme on s’en doute, le but du roman est ensuite de faire découvrir aux protagonistes la véritable histoire derrière ce monde autoritaire, ce qui ne se fait pas sans remise en questions pour les personnages. Cela permettra à l’auteur d’expliquer comment ce monde a pu finir par exister, par de nombreuses discussions philosophiques et théologiques, et par la même occasion, d’avertir – pour l’époque – du danger des régimes autoritaires et dictatoriaux.

 
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Publié par le 2 août 2017 dans Lectures

 

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