Lectures d’août 2019

       Comme un seul homme – Daniel Magariel

Ils sont trois à partir du Kansas pour aller au Nouveau-Mexique. Le père et ses deux fils, jeunes adolescents ; la mère est absente et lointaine. Tous trois, ils essayent de trouver un rythme après le divorce, de mener une vie normale, d’être une famille. C’est une toute nouvelle existence, après tout, mais que le père ne tardera pas à ruiner…

Dans ce court mais aride roman américain, aucun des personnages n’est désigné par son prénom. Pourtant, cela ne gêne en rien à la lecture : l’effet est même voulu, faisant parfois mélanger les personnalités des deux frères, l’un d’eux nous servant de narrateur. Mais au fond, chacun des deux passe par les mêmes étapes, les mêmes émotions, et leur relation n’en est que plus poignante, resserrée sur l’amour qu’ils se portent, le soutien inébranlable qu’ils ont l’un pour l’autre. Comme un seul homme est un titre qui semble prendre son sens pour les deux frères, pourtant adolescents. C’est que très vite, leur nouvelle existence devient un enfer, un enfer où, pour survivre, il faut bien devenir adultes. La vie au Nouveau-Mexique semble heureuse, au début, entre père et fils, dans un contexte où ils s’entraident, plaisantent, profitent du temps ensemble, de la complicité paternelle.

Mais bien vite, le père (re)tombe dans ses vieux démons, l’alcool et la drogue, sous le regard impuissant de ses fils. Le narrateur s’y plie, le soutient, respecte ses jours de « repos » après une plongée dans une quelconque drogue, il assure le quotidien avec son frère, trouve de l’argent. C’est leur père, après tout, ils doivent bien l’aider. Mais sans la nommer directement, de manière insidieuse, c’est la toxicité du père qui s’installe au fil des pages à l’écriture directe et parfois brutale. On passe du chaud au froid brutalement selon les humeurs du père, entre manipulation et apitoiement, entre culpabilisation et amour, entre promesses de rédemption et chutes successives. La seule ancre dans cet enfer-là, c’est bien le lien entre les deux frères, et leur seul moyen de survivre. Comme un seul homme est court, à peine 200 pages, mais il marque profondément au cours de la lecture, par son écriture acérée et qui laisse le lecteur faire son propre raisonnement sur l’histoire, le met mal à l’aise face aux relations toxiques entre le père et le fils, lui montre le lien inébranlable des deux frères. C’est un livre au sujet dur, où l’on se prend à ressentir la même confusion que le narrateur, le même désespoir, la même volonté d’essayer de sauver (le père, ou les deux frères) malgré tout. On ne finit par souhaiter qu’une chose à la fin, la réussite de la fuite des deux frères, tant le coup porté au cœur à la lecture est fort.

Les meurtres de Molly Southbourne – Tade Thompson

Depuis qu’elle est petite, Molly Southbourne doit respecter certaines règles. Ne pas saigner ; fuir si elle voit quelqu’un qui lui ressemble, ou se battre ; si elle saigne, cautériser la plaie, nettoyer le sang tombé à terre, brûler la compresse qui a pansé sa plaie. Car de chaque goutte de son sang, naît une autre molly, inoffensive d’abord, puis agressive et meurtrière…

Novella de science-fiction horrifique, Les meurtres de Molly Southbourne fait penser à Frankenstein, mais également à toutes les histoires de doubles maléfiques. Molly ignore d’où vient cette malédiction, même si elle expérimente, parfois par sadisme froid, bien des « naissances » de ses molly, cherchant à les comprendre, à savoir si elles sont intelligentes, si elles ont des souvenirs. Adulte, elle devient scientifique, notamment pour mieux essayer de se comprendre elle-même. Tour à tour froide, déterminée et rigoureuse, Molly ne paraît pas si sympathique au premier abord, mais la suivre tout au long de son existence, depuis son enfance, conduit inévitablement à avoir de l’empathie pour elle, et à comprendre la difficulté de sa vie.

L’histoire elle-même pourrait être distante et déjà-vue, si ce n’était le style de son auteur. Car le côté scientifique et froid du personnage principal est compensé par les scènes mettant le corps au centre de l’intrigue : les combats (parfois bien sanglants) avec les molly, mais aussi l’étude de celles-ci, la façon dont le corps est un moyen pour l’héroïne de se comprendre, de se connaître, en passant par une analyse d’elle-même ou de ses doubles. Sans compter que le rythme est diablement entraînant, à la fois imagé et sans pincettes. Le livre peut se lire en une heure à peine, tant l’on souhaite en savoir plus sur les mystères entourant l’héroïne et ses clones ; à noter qu’il est le premier « tome » d’une série de quatre livres consacrés à Molly Southbourne.

Nous sommes l’étincelle – Vincent Villeminot

A un moment, juste un peu plus loin que notre époque, des groupes d’adolescents, de jeunes adultes, choisissent de se détacher de la société et de partir vivre en forêt, en autarcie, rompant toute attache avec la technologie et la société de consommation. Quelques trente ans plus tard, de ces groupes il ne reste surtout que des enfants qui vivent au sein de la nature, survivant de la chasse, du respect de l’écosystème naturel. Et des braconniers, des cannibales, des anciens ; bien des destinées qui se croisent et se mêlent à travers les différentes générations.

Vincent Villeminot est un auteur jeunesse français réputé ; pourtant, ce n’est que le premier roman que je lis de lui. Peut-être n’aurait-il pas fallu commencer par celui-là, n’y ayant que moyennent accroché. Cependant, pour un roman jeunes adultes, il faut reconnaître qu’il a l’audace de montrer une société aux échos très contemporains. On y interdit la viande animale, on créé des cités-universités fermées pour éviter des révoltes, on trouve un traité écrit par un jeune homme, qui incite sa génération à « ne pas compter sur nous », qui invite à se couper de la société de consommation, de se détacher des problèmes de l’environnement, des guerres, des inégalités, créés par les générations antérieures, à ne pas être là pour payer les erreurs des autres. Et ce, pour aller vivre en-dehors de la civilisation, en forêt, en cultivant uniquement le nécessaire, à l’ancienne… C’est le premier axe de l’histoire.

Le deuxième, lui, montre ce qui arrive aux générations après ce soulèvement, comment elles ont appris à vivre en pleine nature, mais une nature évidemment plus sauvage, et dont certains ennemis se retrouvent être des cannibales. Nous sommes l’étincelle est un roman engagé, politisé même, qui invite à réfléchir et à regarder la société actuelle d’un autre œil, en laissant envisager une autre « fin du monde », qui n’est ni de la science-fiction ni du fantastique, et qui s’attarde aussi beaucoup sur l’amitié, les liens familiaux, l’amour et l’espoir entre les différents personnages. Cependant, j’ai eu tout de même du mal à rentrer dans l’histoire, les allers et retours entre deux périodes rendant parfois les (assez nombreux) protagonistes un peu troubles, même si leurs liens se dévoilent au fur et à mesure.

La fille dans l’écran – Lou Lubie & Manon Desveaux

En France, Coline est une jeune illustratrice introvertie qui vit à la campagne. Elle contacte alors Marley, installée à Montréal, lui demandant la permission de s’inspirer de ses photographies pour son album jeunesse. Toutes deux ont certains aspects de leur vie qui ne leur plaisent pas. Elles deviennent vite amies, chacune d’un côté de l’océan, et n’hésitent pas à se rencontrer lors du passage de Marley en France.

L’originalité de cette bande dessinée est d’avoir été créée par deux illustratrices – une Française et une Québécoise – donnant à chaque personnage un côté de la page de la BD, un style et un univers différents. Quand les deux personnages se rencontrent, les deux styles se mêlent, noir et blanc d’un côté, couleurs de l’autre. Autant dire que le côté visuel et graphique de la bande dessinée séduit par cette singularité, autant que pour l’histoire racontée. Celle-ci est sans doute fleur bleue, délicieusement romantique et tranquille, menant à voir la vie de ces deux personnages qu’au début, seul Internet relie. Mais c’est aussi le charme de cette bande dessinée, qui est tout en douceur, qui narre une histoire « simple » d’amitié et d’amour, avec ses péripéties et ses changements radicaux dans la vie des deux jeunes femmes, pour les mener à une existence qui les satisfera pleinement. C’est doux, tout simplement, et c’est une lecture qui met indéniablement du baume au cœur et qui fait sourire…

Ode funèbre – Eugène McCabe

Beth est la belle-fille de Billy Winter, vivant dans la propriété de son enfance que son beau-père exploite avec succès. Sur fond des conflits religieux et sociaux de l’Irlande, les deux personnages se détestent, sans pour autant pouvoir nier qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour faire fonctionner la propriété et entretenir les terres. A ce duo délétère se rajoute Liam, un jeune homme dont Beth tombe amoureuse. Celui-ci suggère alors à Beth de voler son beau-père et de s’enfuir avec lui, vers l’Amérique…

Malheureusement épuisé depuis longtemps dans sa traduction française, Ode funèbre est un roman irlandais classique, qui tire son nom d’une des poésies de John Keats (« Death and nightingales). Sans avoir une connaissance de l’histoire de l’Irlande, il est probable que les luttes sociales évoquées, religieuses, de classes, soient un peu troubles à la lecture du roman, tout en mettant en arrière-plan un paysage déjà torturé, empli de menaces et de sombres présages. Car les trois personnages principaux ne sont pas moins tourmentés que la société qui les entoure. Beth, première narratrice, passe d’une page à l’autre pour une jeune femme déterminée, profondément attachée à ses terres, vaillante et courageuse, avant qu’on ne la surprenne à penser au meurtre de son beau-père, au détour du même paragraphe… car Billy a un dangereux penchant pour sa belle-fille, un peu trop insistant, qu’il peine cependant à supporter. Quant à Liam, loin d’être l’homme qui sauvera Beth de cette relation toxique, il ne fera qu’y rajouter une dangereuse inconnue, le personnage étant aussi mutique et sombre que prompt aux faux-semblants. Un sacré trio dont, en vérité, il ne sortira rien de bon.

Et pourtant, on ne peut s’empêcher de suivre l’intrigue, naviguant entre les points de vue contradictoires des personnages, prêts à succomber à des fatalités de leurs caractères et à des actes malheureux, à la manière de certains protagonistes de Hugo, sans cesse tiraillés entre deux directions opposées. Voilà un roman qui hante l’esprit un moment par ses trois héros délétères, en dépit d’un contexte historique qui ne nous est pas forcément familier.

Le prince et la couturière – Jen Wang

Sébastien est un jeune prince que ses parents cherchent à marier. Francès est une jeune couturière sous-employée, débordant de créativité. Lorsque Sébastien entend parler d’une de ses créations, il invite la jeune fille à devenir sa couturière personnelle, dans l’ombre : car le jeune prince adore porter des robes, se faisant alors passer pour Lady Crystallia, une icône de la mode. Mais tout secret finit par peser ou par être révélé…

Le prince et la couturière est une bande dessinée assez imposante en taille, racontant son histoire comme un conte de fées modernes. Lieux imaginaires, royauté, histoire de mariages et de succession… on y rajoute seulement l’originalité du prince, avec une thématique queer. Celle-ci est sympathiquement traitée, car si l’attrait de Sébastien pour les robes lui pose problème du fait de son statut de prince, Francès ne trouvera jamais seulement particulièrement bizarre, et se montrera au contraire d’un grand soutien au prince. En parallèle, c’est aussi de la créativité de Francès que l’on traite, des ambitions artistiques, du désir d’être soi-même et de ne pas avoir à se cacher. Les résolutions peuvent être un peu faciles, à la fin de l’histoire, mais il ressort de la bande dessinée de la bienveillance, du positif tout simplement, même si cela est parfois un peu naïf – après tout, les protagonistes sont des adolescents, par parti pris. Le dessin se révèle lui aussi très agréable et coloré à observer, rendant l’histoire d’autant plus vivante et expressive.

L’homme qui mit fin à l’Histoire – Ken Liu

Un scientifique et sa femme (respectivement d’origine sino-américaine et nippo-américaine) mettent au point une machine à voyager dans le temps. Seul problème, une fois un voyage temporel effectué à une date précise, celle-ci devient inaccessible pour qui que ce soit d’autre. Le scientifique utilise alors ce procédé pour révéler la vérité sur l’un des crimes de guerres de son pays : l’existence de l’Unité 731 à Pingfang, un camp scientifique d’expérimentation et de torture. Cela ne sera pas du goût du gouvernement, ni même du peuple chinois qui continue à nier l’existence de cette Unité.

Parue dans la même collection que Les meurtres de Molly Southbourne, L’homme qui mit fin à l’Histoire nécessite d’avoir les nerfs assez bien accrochés pour le lire. En effet, l’Unité 731 a véritablement existé : un camp d’extermination, de « recherches scientifiques » où vivaient des condamnés à mort, des résistants, des soldats, des prisonniers de guerre, des gens suspectés de déloyauté, puis aussi des femmes (enceintes) et des enfants. Ceux-ci servaient de cobayes pour tenter de créer des armes biologiques, d’observer les effets de maladies diverses sur eux, quand il ne s’agissait pas d’expérimentations en les exposant au froid, à la déshydratation, à la faim, au manque de sommeil, à la décompression, à la vivisection ou d’autres horreurs. Le tout, à l’époque (entre 1936 et 1945) sous couvert du gouvernement parfaitement au courant, et l’existence de l’Unité 731 n’a été reconnue au Japon que vers les années 2000.

Cet épisode historique est donc utilisé dans le cadre d’une novella de science-fiction assez glaçante et qui donne pourtant beaucoup à réfléchir. Écrit sous forme d’un documentaire (avec des interviews, des extraits de journaux, des entretiens avec des personnes au hasard), L’homme qui mit fin à l’Histoire montre que sa machine temporelle pose problème et est discréditée car elle « détruit » les dates visitées dans le temps, alors que cette histoire est commune à toute une nation. D’ailleurs, la novella soulève aussi l’interrogation de savoir quel pays doit être tenu responsable de crimes historiques, quand les frontières et les gouvernements changent au gré des mouvements de l’Histoire ?

Mais ce sont surtout les thèmes de négationnisme, de révisionnisme, de devoir de mémoire, qui en ressortent. Les interviews données par des gens « au hasard » sont d’ailleurs de véritables paroles relevées par l’auteur sur Internet ou par des discussions, comme il l’est précisé à la fin du roman dans un entretien avec Ken Liu. Et ces mêmes personnes persistent à dire que « c’était la guerre, il se passe des choses horribles pendant la guerre, on cherche à discréditer notre pays, je n’en ai jamais entendu parler, c’est un mensonge ». Doit-on accorder plus de foi au gouvernement qui nie pendant longtemps tel fait de guerre, ou croire un voyageur dans le temps, seul témoin de la réalité de l’époque, sur son seul témoignage, un voyageur dont un ancêtre a vécu cette période, et non un historien ? Je suis loin d’effleurer toute la richesse des interrogations soulevées par cette novella (très dure à bien des égards), mais elle donne à réfléchir et à penser, de façon intelligente, en mettant la science-fiction au service de l’Histoire sans y perdre son récit fictif. Et c’est bien ce genre d’avertissement, de réflexion, que de la bonne science-fiction doit entraîner.

Écriture : mémoires d’un métier – Stephen King

Dans cet essai, Stephen King raconte en partie sa propre vie, avant de partager ses réflexions sur l’écriture et les histoires.

C’est la deuxième fois que je lis cet ouvrage de Stephen King, et il se trouve toujours aussi intéressant à parcourir. Tout d’abord, parce qu’on apprécie toujours de découvrir un peu la vie, le parcours, d’un écrivain, qu’on apprécie ; ensuite parce ses « conseils » sur l’écriture se révèlent, à mon sens, sans prétention ni snobisme, et parce qu’il y semble authentique. Une authenticité qu’il prône comme valeur essentielle pour écrire : il faut être vrai dans ce qu’on écrit, et aussi dans la façon dont on écrit les personnages, sans les déguiser. Entre autres remarques, il admet que ses romans se concentrent avant tout sur des situations pour point de départ, sur ce qui arrive à tel personnage, et ensuite quelle histoire se forme autour de lui ; que tout a déjà été écrit et que c’est la manière de raconter qui change, que tout texte fini une première fois mérite qu’on en retire 10 %, ces 10 % qui ne concernent pas l’histoire en elle-même.

Il y explique aussi sa manière d’écrire, tous les jours sans exception, avec premièrement la porte fermée, où il écrit pour lui seul, et ensuite porte ouverte, avec quelques lecteurs proches de lui. Stephen King parle aussi, finalement, de l’importance de sa famille, montre comment ses histoires s’inspirent un peu de son enfance, de son adolescence, ou comment l’écriture a été thérapeutique pour lui à certains moments de sa vie. Le tout avec une façon d’écrire qui est presque parlée à certains moments, et directe, sans prendre de gants. Je ne suis d’ordinaire pas fan des « manuels pour apprendre à écrire » mais Écriture est plus une réflexion sur ce thème, qu’un véritable guide, et me semble donc bien plus pertinent.

Protocole gouvernante – Guillaume Lavenant

Une jeune femme entre dans une maison pour se proposer d’être la gouvernante de la petite dernière d’une famille. Insidieusement, elle s’introduit au sein du noyau domestique, chaque membre s’attachant à elle d’une façon ou d’une autre. Et puis, chaque jour, il y a des petits gestes qui montrent qu’elle est là pour autre chose. Pour séduire le mari, pour infiltrer des gouttes d’eau le long de la porte d’entrée, pour gagner la confiance de l’enfant, de la femme. Reste à savoir dans quel but…

Attention, on entre dans la période rentrée littéraire… Premier roman de l’auteur, Protocole gouvernante se démarque par sa narration. Le livre est en effet écrit à la deuxième personne du pluriel, s’adressant à cette fameuse gouvernante sous la forme d’un protocole. Vous ferez ceci, vous ferez cela, vous observerez. Vous vous tiendrez silencieusement. Il fera cela, ou bien cela, cela n’a pas d’importance pour l’instant. Tout ce qu’il faut, c’est que vous soyez là. Comme si le mystérieux Lewis écrivant ce protocole savait tout, devinait tout à l’avance, la moindre éventualité et la moindre réaction dans cette famille. Dans quel but ? Ce serait dommage de dévoiler la fin.

Il n’empêche que cela contribue à faire de la « narratrice » un personnage froid et énigmatique, qui se plie autant aux désirs et à la manipulation du protocole, qu’elle ne manipule les membres de la famille dans laquelle elle s’est installée. Paraissant sans guère d’âme – ou si peu, et dans ce cas, le protocole l’a prévu – on se demande vite quel est le véritable but de tout cela. Le roman a un fil glacial de tension, et devient un thriller inquiétant, où on surveille chaque geste en essayant d’en comprendre le véritable objectif, et sans que les autres personnages ne se doutent de rien. D’ailleurs, on ne peut pas les prévenir… Protocole gouvernante se lit assez vite, car on souhaite savoir le fin mot de l’histoire – qui peut paraître un peu mitigé, du style « tout cela pour ça ? » – mais il intrigue tout du long, se démarque grâce à son style particulier, et montre qu’il n’y a besoin que de gouttes d’eau pour s’infiltrer dans des chemins bien tracés, et les dérégler avec effroi.


4 réflexions sur “Lectures d’août 2019

  1. J’avais oublié de lire ton bilan qui était resté caché dans mes favoris ! Je corrige ça tout de suite et je dois dire qu’il est impressionnant !
    Ta critique de Comme un seul homme est vraiment excellente ! Tu as capté toute l’essence de ce livre et tout ce qui fait sa force. Vraiment géniale.
    Je n’ai jamais lu de livres des éditions du Bélial’, mais ils m’attirent souvent l’oeil (juste à cause des couvertures ? noooon, pas du tout) et je suis contente de lire tes avis. J’avoue que L’homme qui mit fin à l’histoire m’intrigue d’après ce que tu en dis !
    La fille dans l’écran est une BD que j’ai très envie de lire ! J’avais beaucoup aimé Goupil ou Face de Lou Lubie et je suis sûre que celle-ci saura me toucher !

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    1. Pas de problème ! Je lis autant que je peux, je suis bien aidée par le fait de bosser en bib. ^^’
      Comme un seul homme reste encore en tête, il est vraiment marquant ! Merci encore pour cette découverte !
      Pour les éditions du Bélial, c’est pareil, je n’en avais jamais vraiment lu, j’ai franchi le pas avec cette collection qui est très bien, et j’ai entendu dire que c’était une maison d’édition qui osait prendre des risques, ce qui change. et leurs couvertures sont classes, c’est vrai ! (très classes…) L’Homme qui mit fin à l’histoire se lit très vite si tu le tentes ! L’avantage de la collection Une heure-lumière, c’est que ça se lit en une heure effectivement !
      Quant à la Fille dans l’écran, n’hésite pas, c’est très doux et adorable, ça fait du bien à la lecture ! Je ne connaissais pas du tout les deux dessinatrices.

      Aimé par 1 personne

      1. Avec plaisir ! Je suis enchantée d’être à l’origine d’une lecture si marquante !
        Tu me donnes encore plus envie de découvrir le Bélial’ (et plus seulement pour une question de jolies couvertures). J’espère que j’en trouverai l’occasion d’ici peu !

        Aimé par 1 personne

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