NOS4A2 Saison 2 | Des traumatismes aux illusions désenchantées


Après une première saison découverte l’an dernier, NOS4A2 revient pour une deuxième et dernière saison clôturant l’histoire de l’affrontement entre Vic McQueen et Charlie Manx. A certains égards, la saison 2 se révèle plus rythmée et mieux construite que la première, tout en pâtissant de quelques défauts. Mais pour ma part, j’ai retrouvé l’univers de Nosfera2 et de Christmasland avec un grand plaisir, la série n’hésitant à prendre quelques libertés avec le livre pour mieux surprendre.

La saison 2 se situe huit ans plus tard. Vic McQueen vit désormais dans le Colorado, en compagnie de Lou, son compagnon, et son fils Bruce Wayne « Bats ». Maggie vit avec Tabitha, la policière les ayant aidés durant la saison 1. Et il semblerait que Charlie Manx, après des années de coma, soit finalement mort, mettant l’existence de Christmasland en péril. Mais cela n’empêche pas Vic d’être traumatisée par des appels de Christmasland, de se sentir en devoir de vérifier la mort de Manx ou de se juger incapable de tenir son rôle de mère…

Bad Mother : Du syndrome post-traumatique aux traumatismes générationnels

Au cas où on aurait encore eu des doutes sur la thématique majeure de la série (outre l’abandon), la saison 2 de NOS4A2 se charge de nous exposer frontalement son propos : les traumatismes, quels que soient leurs causes. Huit ans après une victoire sur Charlie Manx, Vic est loin d’être en paix. Hantée par ses rencontres avec l’homme, elle a coupé tout lien avec ses parents (eux-mêmes profondément toxiques) et essaye de se reconstruire avec sa propre famille composée de Lou et Bats. Chaque année, elle reçoit des appels des enfants perdus à Christmasland à la période de Noël, qu’elle ne fête donc plus. Surtout, elle finit par suivre le même schéma si redouté de ses propres parents, plongeant dans l’alcoolisme pour oublier, ne traitant pas aussi bien Lou et Bats qu’elle le devrait, préférant tout simplement la fuite à la réalité, abandonner plutôt que rester. D’où le titre si significatif du premier épisode « Bad Mother » auquel s’opposera le « Good Father » du deuxième épisode, dédié à Charlie Manx.

« I think there’s something wrong with me. On the inside. »
« It’s okay to feel that way. You know, I feel that way about myself all the time. »

En ce sens, on retrouve pleinement la Vic du livre, si traumatisée, si obsédée par un ennemi qu’elle n’a pas tué elle-même, complètement fracassée, abîmée par la vie et se détestant elle-même. Victoria souffre d’un syndrome post-traumatique qui la mène à des actes inconsidérés et fous, la faisant souffrir non seulement elle mais aussi les autres. A cet égard, il est compréhensible de peiner à s’attacher à elle, en la voyant commettre autant d’erreurs, en la voyant aussi pathétique et erratique dans ses actions. Ashley Cummings joue ces aléas du personnage avec un réalisme poignant, parfois presque gênant tant cela impacte lourdement ses réactions. Lou, véritable roc dans sa vie, paraît bien plus solide et fiable, alors qu’il pâtit du comportement de sa compagne. Bats, lui, est effrayé par le comportement de sa propre mère et en vient à se méfier d’elle – et devient alors une cible facile pour les sirènes de Christmasland.

Pour d’autres protagonistes, ce traumatisme apparaît sous des formes différentes. La relation amoureuse de Maggie avec Tabitha se voit ainsi agrémentée d’une double lecture, appartenant déjà à une minorité queer. Le don de Maggie, avoir la réponse à ses questions par ses lettres de Scrabble, a été mis au placard par Tabitha, qui accepte mal de la voir utiliser ce pouvoir. Une dissonance dans leur couple qui traverse plusieurs épisodes, mettant l’accent sur la différence des gens aux pouvoirs « hyper-créatifs » et leur acceptation aux yeux des autres. Le père de Vic, Chris McQueen, se voit lui aussi mis en avant lors d’un épisode pour illustrer davantage encore ce traumatisme générationnel, cette habitude de répéter les erreurs de parent en enfant, tout en espérant arriver à se faire pardonner un jour par sa fille.

En quête de rédemption


Indéniablement, la majorité des protagonistes de NOS4A2 sont brisés par la vie ou des événements passés : ils sont abîmés d’une manière qui semble parfois irréparable. Vic, tout d’abord incapable de choisir entre fuir et rester pour sa famille, finit par assumer son rôle en partant en croisade contre Charlie Manx qui menace son fils. C’est cette forme de rédemption qu’elle choisit pour essayer de se pardonner et d’aller enfin de l’avant, luttant jusqu’à la toute fin, même si elle commet bien des erreurs et des échecs en chemin. Un chemin en écho avec celui de Chris McQueen, témoignant d’un véritable parallèle entre le père et la fille et de leur complicité d’antan.

Mais la rédemption n’est pas « que » pour les gentils de l’histoire. Rappelons-nous que dans le camp opposé, il y avait Bing Partridge, un homme simple d’esprit et naïf, néanmoins dérangé et traumatisé lui aussi par des horreurs subies durant l’enfance, devenu allié de Charlie Manx. Patientant dans l’ombre pendant huit en attendant le retour de son maître, Bing demeure toujours aussi monstrueux et inexcusable. Cela ne l’empêche pas de continuer à croire en la rédemption pour ses propres fautes en sauvant des enfants et en les amenant à Christmasland, et de chercher ce salut d’une autre manière vers la fin de la série. Une manière de montrer que même un personnage sombre peut chercher à se racheter et à espérer le pardon de ses victimes, ce qui se verra à deux moments assez poignants dans la saison 2.

Good Father : Redécouvrir le personnage de Charlie Manx

Si la saison 1 nous avait déjà permis de découvrir les motivations et certains éléments du passé de Charlie Manx, de nombreux flash-back durant la saison 2 mettent à l’honneur le passé de l’antagoniste de la série, s’inspirant du comics Sans Issue de Joe Hill. La série s’arrête ainsi sur son enfance au XIXe siècle, puis une partie de son âge adulte vers les années 1920, passant par l’acquisition de sa fameuse Rolls et la création de Christmasland. Au passage, le personnage de sa fille Millie prend plus d’ampleur et se voit également approfondi. Au contraire de Vic, Charlie Manx est un père aimant, un père qui veut tout pour sa fille, la considérant comme son monde, prêt à tout pour la conserver auprès de lui.

Pendant plusieurs épisodes, on peut ainsi éprouver le passé et les propres traumatismes de Charlie, nous amenant à comprendre comment il est devenu ce kidnappeur d’enfants glacial et ironique, à saisir ses liens si particuliers avec cette Rolls maléfique. Il est plus aisé de le comprendre, de le voir comme un homme traumatisé qui a mal tourné, qui s’est enferré dans une obsession et dans des idéaux au point d’en devenir un antagoniste croyant faire le bien à sa manière. Mais comprendre ne signifie pas accepter, et d’autres éléments amènent à voir le personnage aussi malveillant et terrible qu’il l’est véritablement. Comme pour Vic, Manx est un personnage qui a sombré, mû par des pensées précises et obsessionnelles, devenu aveugle sur ses propres agissements jusqu’à ce qu’on les lui renvoie en face. De compréhensible, il devient narcissique et égoïste, tantôt monstrueux, tantôt pathétique, un homme coincé dans la vision d’une époque, perdu dans sa propre folie et ses rêves d’un lieu paradisiaque pour les enfants, piégé par le lien surnaturel avec son don « hyper-créatif » et le prix qu’il doit payer pour l’utiliser. Dans cette saison, Charlie est clairement plus fou et plus dangereux encore que dans la première, sans jamais lâcher son masque d’ironie froide et de Père Noël bienfaiteur et manipulateur.

Après tout, Christmasland, le Pays Imaginaire qu’il a créé de toutes pièces, n’est qu’une vision macabre d’un pays d’enfants éternellement joyeux mais sans âmes. Un Noël maléfique et permanent qui empêche toute fuite du temps, qui condamne les enfants à rester éternellement jeunes. On en voit cette fois bien plus les conséquences avec Millie Manx, qui cherche à s’émanciper de ce lieu, lassée d’un père qui ne reste jamais et qui s’en va toujours, lassée simplement d’un lieu clos où tout n’est que jeu avec toujours plus d’amis, sans aucune possibilité de grandir. Car s’il existe un point commun entre quasiment tous les personnages de la série, c’est l’enfance volée par d’autres, c’est l’innocence perdue. Charlie arrache aux enfants leur âme et leur possibilité de grandir, tout souvenir du passé, les enfermant dans une image éternelle de jeux cruels. Vic, Bats, Lou, Tabitha, Bing, Charlie ont vu leur vie marquée et traumatisée par leurs parents ou des événements extérieurs. Ce que montre la série, c’est la direction de ces différents personnages après une rupture profonde, leur résilience ou leur non-résilience, leur recherche de la rédemption ou du pardon, parfois en vain.

Une fin ouverte, mais mitigée

Cette section contient des spoilers sur certains passages et la fin de la série. Passez directement à la conclusion si vous n’avez pas vu la saison 2.

La saison 2 a clairement été écrite en espérant une saison 3, ce qui était à mon avis une erreur, même si je peux comprendre la volonté d’explorer l’univers de NOS4A2. Une volonté entraînée par les changements par rapport au livre : une Maggie qui décide d’aller explorer d’autres mondes créés par des « hyper-créatifs » après sa rencontre avec l’homme au sablier (hélas trop peu exploité), un Bats terriblement traumatisé par son séjour à Christmasland, au point de mentir à ses parents, et une Millie toujours « vampire » dans le monde réel, déterminée à reconstruire son paradis perdu. Et si cela aurait été passionnant à explorer, c’est une fin qui annihile et change le roman d’origine et ses arcs narratifs.

La mort du père de Vic (inexistante dans le livre) est superbement trouvée tant elle illustre le besoin de se pardonner soi avant qu’il ne soit trop tard et sert à la rédemption de Vic. Mais en revanche, Vic survit dans la série après avoir vaincu Manx. Dans le livre, elle mourrait après cet affrontement, à la fois d’épuisement et de ses blessures, mais aussi parce que sa Triumph était enfin « à court d’essence », sa moto étant la métaphore de sa vie au même sens que la Rolls est celle de Charlie. Avec cette mort en apothéose, Vic était enfin en paix avec elle-même, ayant sauvé son fils et s’étant sauvée elle-même, après un duel dantesque avec Manx (qui d’ailleurs mourrait avec ses filles dans le Raccourci de Vic). Ne pas avoir cette fin est donc difficile pour conclure pleinement l’arc narratif de l’héroïne, qui en avait bien bavé.

Mais la série a pris malgré tout des libertés que je trouve enrichissantes ou poignantes. Dans les rajouts marquants, impossible de ne pas évoquer la scène de « confession » entre Charlie Manx et Bing Partridge, où Manx se voit contraint de parler sans masque et de révéler ses intentions à un personnage qu’il manipulait depuis le début. Bing devient trahi, terrible dans ses mots et ses actions, et pourtant avec une volonté de tout arranger à la fin. Ce même passage illustre aussi pleinement la philosophie de Manx, le pourquoi il ne peut pas rester à Christmasland avec sa fille : comme Bing, il est un homme abîmé, blessé, avec une innocence volée qui le rend indigne d’un bonheur qu’il veut offrir à d’autres. Qu’il y croit semble véritable, même s’il s’en sert au final pour manipuler et assouvir ses sombres desseins.

Dans d’autres passages de la saison 2, Millie pénètre dans une maison en-dehors de Christmasland, métaphore de tout ce que l’esprit de Charlie Manx a oublié. Elle y trouve à la fois le souvenir d’elle-même enfant humaine, de sa mère défigurée et décédée, et aussi, enfermé un placard, l’homme ayant abusé Charlie enfant. Dans ce sorte de trou noir de la mémoire, Millie se souvient alors de plusieurs fragments de son passé, réalise que grandir est la seule chose dont elle a besoin, et que son père est loin d’être aussi idéal qu’elle le croit. Il s’agit d’ailleurs du seul moment de la série où Charlie finit véritablement effrayé par ce qu’il voit, retrouvant les traumatismes oubliés, confronté à sa véritable image, sans les récits qu’il peut (se) raconter pour se dissimuler la vérité. Manx est alors à la fois humain dans les illusions dont il se berce, antipathique dans son égoïsme et ses valeurs archaïques, vulnérable face au passé, faisant de lui un antagoniste véritablement construit, victime comme les autres personnages de traumatismes, entre abandon, abus sexuel et négligence parentale. La fin de la série le réduit à ce qu’il est véritablement au cours des décennies passées, un vieil homme aussi misérable qu’horrible, prisonnier d’une Rolls maléfique.

Conclusion

NOS4A2 ne plaît pas à tout le monde. En dépit de ses qualités, de ses thèmes et de personnages bien construits, certains d’entre eux peuvent demeurer assez antipathiques justement parce qu’ils reflètent des aspects réalistes et peu reluisants de la réalité, de Victoria à Bing. De même, la série souffre parfois d’un manque de rythme et d’équilibre entre les épisodes, et des subtilités peuvent échapper au premier visionnage, tout comme certaines musiques ou plans accentuent un côté presque kitch, dû à cette atmosphère de Noël qui nous est familière. Mais c’est aussi ce qui marque l’originalité et le macabre de la série, c’est ce qui la fait se démarquer par ses thématiques et son ambiance. La saison 2 est un cran au-dessus de la première au niveau de ses atmosphères, de l’évolution de ses personnages ou de sa noirceur. L’un des grands charmes de la série revient à Charlie Manx, antagoniste superbement construit et incarné par Zachary Quinto, mais aussi à la façon dont l’intrigue traite admirablement de thématiques difficiles par ses autres personnages.


7 réflexions sur “NOS4A2 Saison 2 | Des traumatismes aux illusions désenchantées

  1. Je refais la saison 1 avant d’entamer la 2 mais j’ai néanmoins lu ton article. Nos4a2 est une série séduisante car elle revisite de façon glauque toutes les croyances des enfants, d’un Noël morbide plus halloweenesque qu’autre chose, à la la petite souris, car lorsque les enfants perdent leurs dents, ce n’est pas bon signe. Je n’arrive toujours pas à m’attacher à Vic, tant à cause du personnage que de l’actrice, même si elle ne me dérange pas non plus. L’histoire doit beaucoup à ses « méchants », cruellement humains, comme on peut le constater dans des œuvres de Stephen King. La série doit surtout beaucoup au personnage de Charlie et au charisme de son acteur. Bref, hâte de découvrir cette saison 2 qui va explorer le passé et la psychologie de Manx. C’est très pertinent de faire de l’héroïne une bad mother.

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    1. Je me dis que cette série doit être l’horreur pour des parents qui la regardent. Ça parle tellement de l’enfance, de ce qu’on redoute pour ses enfants, des croyances détournées de façon glauque comme tu dis… ce côté macabre détonne quand même. Vic peut être énervante ; honnêtement je l’aime beaucoup plus en saison 2 que 1, où elle est encore en « adolescence ». Mais ce sont les méchants qui ravissent la palme, en effet. Et on sait que ce n’est pas si facile de créer des méchants fascinants et humains. J’ai hâte de voir ce que tu penseras de la saison 2. 🙂

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  2. Comme promis, j’ai lu enfin ton article sur la saison 2 de Nos4a2 ! J’ai visionné toute la saison en deux jours : comme pour la première, une fois commencée, impossible de m’arrêter !
    Comme toujours, ton article est très pertinent et analyse magnifiquement bien les ressorts et les thématiques de cette série vraiment pas comme les autres ! Comme toi, j’ai trouvé cette saison 2 meilleure que la première, et tout aussi dérangeante cela va sans dire. Les blessures de Vic, ses faiblesses, ses impasses dans son rôle de mère, sont très bien interprétées par Ashleigh Cummings, que je trouve depuis la saison 1 vraiment bluffante dans la peau de ce personnage compliqué, un peu brut de décoffrage. Ses hésitations et ses actes tapent parfois un peu sur les nerfs (laisser sa famille en plan alors que Manx rôde, mais quelle brillante idée… :/), mais il est passionnant de voir comment son antagoniste s’insinue dans cette faille… L’avantage de cette saison est sans conteste l’exploration du don de Charlie Manx, et de ses traumatismes d’enfance. Les scénaristes (et l’acteur aussi sans doute), sont parvenus à faire voir des fêlures dans cet être qu’on croyait absolument dépourvu de conscience… Et pourtant, le fait de le découvrir si humain, enfant traumatisé, mari pathétique, père aimant, fait réviser profondément le jugement… Ce personnage était déjà fascinant dans sa noirceur, énigmatique dans ses motivations durant la première saison, mais je trouve qu’il a encore gagné en complexité ici. Il est beaucoup moins manichéen, et de ce fait beaucoup plus effrayant car moins caricatural finalement… Franchement, Zachary Quinto m’a énormément impressionnée dans chaque épisode, mais surtout dans cette scène d’opposition terrible avec Bing, ou encore dans celle de la maison abandonnée, face à sa femme décédée…
    La fin par contre, m’a laissée un peu de marbre… J’attendais, comme tu le mentionnes une fin « en apothéose », qui n’aura finalement pas eu lieu… Je ne connaissais pas la fin du roman, mais je la trouverais beaucoup plus logique… L’idée que Manx meurt dans « l’inscape » de Vic, en même temps qu’elle, épuisée par son combat contre ce personnage maléfique, me plaît infiniment plus que cette scène trop vite réglée… De plus, le fait que Millie, qui souhaitait tant grandir et s’échapper de Christmasland, veut finalement le recréer, me paraît trop contradictoire… A mon sens, cela ne fonctionne pas.. Comme tu le dis, cette fin ouverte pourrait laisser la place à une 3e saison, mais je ne crois pas non plus que ce soit une bonne idée… Tout semble avoir été dit…
    Cela dit, c’était un super visionnage, très addictif, avec un petit bémol pour cette fin vraiment peu à la hauteur des deux protagonistes… Et puis, quels acteurs… !

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    1. Ahah, Nos4a2 a un petit côté addictif, surtout que la saison 2 est bien mieux rythmée que la première. Je pense que Ashley Cummings a vraiment fait du bon boulot : on l’aime ou non, mais ce n’est évident de dresser le portrait d’un tel personnage, qui est erratique, contradictoire, ne sait jamais où est sa place. Il y a des réactions insensées de sa part, mais c’est aussi dû à ses traumas. Et ça, je trouve que c’est vraiment complexe à mettre en scène et à jouer de façon à ce que le spectateur le comprenne. à mon sens elle y arrive. Tu as dû être ravie de découvrir tout le background de Manx ! Je pense que l’acteur aime beaucoup son personnage et je suis heureuse qu’il y ait introduit toutes ces subtilités. Il est humain avant tout, il a eu des failles (plus que d’autres, certes) pour finir par devenir un homme très égoïste, qui ne s’aime que lui-même au fond, mais qui est terriblement ancré par ses traumas d’enfance. On ne naît pas méchant, on le devient. Les scènes dont tu parles avec Bing ou dans la maison sont en effet dans mes favorites, c’est les seules où il laisse tomber le masque et est vulnérable. Il est vraiment bien construit.
      Oui, j’ai moi aussi été mitigée par cette fin… d’autant qu’il a été officiellement annoncé que la série n’est pas renouvelée pour une saison 3. Je pense qu’ils auraient dû se concentrer sur 2 saisons sans penser à une troisième, pour bien terminer les arcs narratifs. Sans Manx, et sans Vic dans le roman, l’histoire se terminait pleinement. Et c’est vrai que Millie voulant recréer Christmasland est contradictoire, je n’y avais même pas pensé.
      En re-parcourant les dernières pages du roman, les différences sont notables : Maggie est en fait morte sous les coups de Manx, la mère de Vic mourrait (peut-être à cause de Bing, je ne sais plus) et non le père, et Vic se rend seule à Christmasland à moto. Et je me souviens très bien de cette dernière séquence qui fonctionne comme une très longue course-poursuite dans cet endroit si macabre, si bien que la panne d’essence, après la victoire de Vic sur Manx, apparaît comme un réel apaisement après cette virée infernale, pour le personnage comme pour le lecteur…
      Je suis en tout cas très heureuse que cette 2e saison t’ait plu, car ses acteurs y ont vraiment donné beaucoup de coeur pour certains. Et puis, Zachary Quinto est excellent !

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  3. C’est vrai, Ashleigh Cummings s’en sort vraiment magnifiquement bien dans ce registre très compliqué. Le personnage est très dur à faire passer, et même si ses choix sont contestables, elle donne à voir un très beau personnage, avec sa complexité et ses zones d’ombre… Quant à Manx, ma foi… Les fondements de sa personnalité, et même de son don d’hyper-créatif donnent à réfléchir… Non, il n’a pas toujours été un monstre… A vrai dire, étant donné le discours du personnage dans la première saison, on pouvait se douter, de par cette obsession à « sauver » certains enfants de leurs parents, qu’il y avait comme une sacrée fêlure dans sa propre jeunesse. Cela fait tout à fait sens avec sa manière d’agir, ou même dans le fait qu’il se pose en sauveur… Comme tu le précises, Zachary Quinto est vraiment extraordinaire dans ce rôle également très compliqué, et pourtant si bien nuancé… !

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  4. Excellente analyse, je te rejoins sur tous les points.

    Une bonne adaptation qui a pris des libertés intéressantes, des acteurs excellents (autant principaux, que secondaires). Pour moi l’ambiance étrange et macabre du livre est très bien retranscrite, juste la fin qui me déçoit un peu.

    Je suis en grande admiration pour Ashleigh Cummings qui n’a pas eu un rôle facile.

    Zachary Quinto a un charisme extraordinaire. Il a parfaitement compris le personnage de Charlie Manx et transmet les émotions avec une incroyable facilité.

    Il interprète toujours à la perfection des personnages ambigu depuis la série Heroes et les films Star Trek.

    Je suis toujours impressionnée par le maquillage de Zachary Quinto en vieux/mort-vivant Charlie Manx, ainsi que les enfants vampires (ils sont vraiment monstrueux comme dans le roman graphique)

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    1. Je trouve vraiment l’adaptation bonne. Ce n’était pas évident de retranscrire tout le côté macabre du roman, mais je trouve que la série s’en sort vraiment bien, tout en prenant ses libertés et s’engageant pour des thèmes précis, ou parfois différents. Par contre la fin je te rejoins, elle est décevante. J’aurais vraiment aimé qu’ils gardent celle du livre. Je crois que peu sont les gens qui aiment vraiment le personnage de Vic, mais Ashleigh Cummings a vraiment fait un boulot énorme. C’est dur d’avoir des protagonistes comme ceux-là, et elle est géniale dans le rôle. Autant que Zachary Quinto qui a toujours excellé dans les personnages antagonistes, mais là, il rend le personnage aussi humain que pathétique, tragique comme cruel… Franchement, lui aussi est parfait. Et tu as tout à fait raison, l’équipe créative derrière les maquillages, mais aussi les décors de Christmasland, est à féliciter. Une bonne partie du glauque de la série vient d’eux, et c’est parfaitement retranscrit, cette féerie macabre… Cela restera une très bonne série, et une de mes favorites pour moi. Elle a eu le mérite de proposer quelque chose qui détonne par rapport aux séries actuelles.
      Un grand merci pour ton commentaire ! Je rêve d’autres histoires dans le monde de Christmasland, mais tout univers a une fin…

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